Nouvelle Vague

PLEYMO

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Pleymo, c’est l’histoire de six amis originaires de Fontainebleau qui rêvaient de faire de la musique ensemble. La troupe se forme en 1997 et devient en quelques temps le groupe emblématique du néo-métal français. Ils décident pourtant de se séparer en plein essor, dix ans plus tard. C’est donc tout naturellement, qu’ils se retrouvent, après tout ce temps, pour fêter leurs vingt ans.

Pour ceux qui ne vous ont pas connu, pouvez-vous vous décrire en quelques mots ?

Benoit : Nous sommes nés à la fin des années 90. On a créé ce groupe après la vague Rage Against the Machine, des fusions entre les différents genres musicaux, etc. Notre musique est une sorte d’alliage entre du métal et du hip-hop, mais aussi d’autres influences comme la musique électronique qu’on écoutait à l’époque. C’est un mélange de plusieurs styles que l’on poussait à l’extrême. Dans Pleymo, on avait à cœur de faire des chansons énervées et en même temps, ne pas se prendre trop au sérieux et faire ça de manière assez légère. On brouillait les codes en n’ayant pas l’attitude ni tout l’attirail visuel du métal pur. On voulait s’affranchir des genres musicaux.

Quel est votre avis sur la disparition du néo métal au fil des années ?

Benoit : Comme tous les styles musicaux, il y en a qui inondent les médias dans lesquels les jeunes se retrouvent. Ces vagues passent au bout d’un moment car les sons évoluent, les envies de chaque groupe changent aussi, donc les goûts se transforment. La musique c’est un cycle. Après le néo métal, il y a eu une vague de retour du rock des années soixante qui a débarqué. C’est un éternel recommencement, on n’est pas à l’abri d’un retour.

Davy : Après Il ne faut pas donner trop d’importance à ça. Quand j’écoute un groupe, je ne cherche pas à savoir quel style de musique il représente. L’étiquette, on nous l’a collé, on l’a accepté mais on ne s’est jamais dit qu’on voulait être le meilleur groupe de néo-métal de France.

Que pensez-vous de la scène française actuelle ?

Davy : Je trouve qu’aujourd’hui il y a un véritable paradoxe, soit c’est très nul, soit c’est très original. Il n’y a pas de juste milieu. Une chose à laquelle on n’accordait pas d’importance à l’époque, ce sont les textes. J’aime que les textes et l’énergie soient mélangés. Il y a deux artistes hip-hop que j’apprécie, c’est Nekfeu et Orelsan.

Benoit : J’aime bien la scène électro française, les artistes comme Rone, les Daft Punk, Justice. Dans le style un peu plus métal, dernièrement j’ai écouté le dernier album du groupe The Limiñanas et je l’ai trouvé très sympa.

Qu’est-ce que votre séparation vous a apporté ?

Benoit : On était à un stade ou tout allait bien pour nous, on vendait pas mal de disque, on enchaînait les concerts mais on avait envie d’explorer d’autres choses. Par exemple Mark avait envie de se lancer dans les clips, moi j’avais aussi un groupe à côté. Cette séparation nous a permis de nous tourner vers d’autres zones artistiques pour être au plus près de ce qui nous correspondait à ce moment.

Mise à part la célébration des vingt ans de Pleymo, qu’est-ce qui vous a donné l’envie de vous réunir après toutes ces années ?

Davy : On ne s’est jamais vraiment perdu de vue, on est toujours resté en contact. C’est pareil que lorsque l’on s’est séparé, on en avait simplement envie. C’est l’idée naturelle de remonter sur scène quand on fait de la musique, ce sont les souvenirs, l’envie de se retrouver, de s’amuser à nouveau.

Quel est votre état d’esprit pour cette tournée ?

Davy : On trépigne d’impatience ! On se revoit tous dans deux semaine pour commencer à s’entraîner sérieusement. Voir qu’on affichait complet en vingt-quatre heure sur la date prévu au Trianon nous a montré qu’on n’était pas les seuls à attendre ce retour. On reçoit énormément de messages de personnes qui nous disent qu’ils ont hâte.

Pouvons-nous espérer de nouveaux projets communs et un retour à long terme ?

Benoit : C’est l’avenir qui nous le dira ! On ne pense pas vraiment à ça. Il n’y a rien de prévu pour l’instant. Si après cette tournée, on ressent une frustration alors peut être qu’on fera à nouveau des projets ensemble.

Evora Gau

Le 09/03/18 à Paloma – Nîmes (30) et le 28/06/18 dans le cadre du Festival Nuits Carrées au Fort Carré – Antibes (06).

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