Nouvelle Vague
PinkNoColor_(c)Romain-Staros

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PinkNoColor est un groupe formé de 5 musiciens de talent. A l’origine, ils étaient 2 marseillais : Uli Wolters et Patrick Ferné. Venant d’univers différents, ils décident d’écrire des morceaux plus pop, épurés, dans un style simple et direct. Ils invitent par la suite des amis musiciens : Anna Startseva, Aurélie Agullo et Chris Issellée. En résulte la sortie de leur premier album « Sweet meteorite ». Rencontre avec Patrick et Anna pour découvrir un peu plus ce groupe.

D’où vient votre nom de groupe ? Est-ce en rapport avec le débat qui a lieu pour savoir si le rose est une vraie couleur ou non ?

Patrick : Oui c’est par rapport à ce débat. Nous avons fait un brainstorming sur les noms possibles et nous nous sommes retrouvés avec celui là ; le rose n’est pas une couleur.

Anna : C’est un concept. Chacun peut l’interpréter comme il le veut.

On dit que le rose n’est pas une vraie couleur car il est composé de plusieurs longueurs d’ondes différentes qui sont interprétées comme « rose » par le cerveau. Est-ce un parallèle avec le fait que vous venez tous d’univers différents ?

Patrick : Nous venons effectivement tous d’univers différents mais nous nous retrouvons quand même sur un même projet. Nous avons déjà joué ensemble. Nous nous connaissons depuis 15 ans. Nous avons déjà eu des projets communs, notamment un groupe avec lequel nous tournions, Anna, Uli et moi.

 

Quelle est votre démarche dans l’écriture des chansons ?

Patrick : Nous n’écrivons pas tous ensemble. Uli a des idées de morceaux, j’ai des idées de morceaux, et pour certains nous nous sommes retrouvés et nous avons confronté les idées. Il n’y a aucune règle à ce niveau là. J’avais des morceaux quasiment écrits, pareil pour Uli. Beaucoup se finissent en studio avec l’aide de notre réalisateur, Yul. Certains morceaux ce sont fait très vite et d’autres ont été en gestation plusieurs années.

Anna : Il y a beaucoup de morceaux qui ont été composés au studio. Par exemple Uli amène les mélodies et les accords, et après c’est un travail commun. Par la suite nous avons adapté les chansons pour le live.

Patrick : Mais il y a quand même des options bien déterminées quant à la couleur, à la direction qui va être prise. Nous étions assez clair dans ce que nous voulions faire. Nous avons décidés de suivre les rails mais les choses auraient aussi pu être faites différemment. En l’occurrence, la direction était assumée et nous y sommes allés volontiers. Nous avons adoré travailler d’une certaine manière. Cela ne se fait plus beaucoup de travailler en studio. Souvent, les gens arrivent avec des morceaux plus ou moins prêts. C’est un luxe que nous avons eu ; nous avons pu prendre le temps de faire émerger des choses.

Anna : Mais si les choses ne marchaient pas, on ne les mettait pas de côté, on ne perdait pas de temps : c’était directement mis à la poubelle.

 

Votre logo ressemble un peu au signe de l’infini avec une cassure au milieu. Cela a-t-il une signification particulière ?

Patrick : Cela rejoint un peu ce que nous avons dit sur le nom du groupe. L’infini a beaucoup d’interprétations différentes. La cassure est plus un signe d’ouverture qu’autre chose. Nous l’avons travaillé avec Bojan et Benoit Tardif, nos directeurs artistiques.

Anna : Nous leur avons donnés les idées que nous voulions transmettre et ils ont créé le logo.

 

Votre premier live en showcase à l’espace Julien s’est fait en septembre 2016. Avez-vous évolué au niveau de la performance scénique depuis ?

Anna : Nous évoluons tout le temps, d’un concert à l’autre. Nous avons quand même un cadre établi, avec les sons que nous allons jouer pour que tout reste dans l’esprit de l’album.

Patrick : Nous partons sur une set list bien établie, mais nous ne sommes pas fermés. S’il y a un détail qui fonctionne moins, on peut le changer. C’est pour cela que nous  sommes en évolution permanente. Nous n’avons pas fait énormément de live car nous attendions la sortie de l’album à la fin Octobre. C’est une manière aussi de voir comment aborder le live, nous sommes encore en recherche.

 

Vous avez joué cet été à Antibes dans le cadre des découvertes des Nuits Carrées. Comment avez-vous appréhendé cette date, avec un public qui ne vous connaissez pas forcément ?

Patrick : Nous adorons jouer ! Nous avons déjà été dans ce contexte avec les autres groupes avec lesquels nous tournions par le passé. Nous avons joué en Europe, aux Etats Unis, dans des lieux complètement différents, et à chaque fois dans des contextes très surprenants.

Anna : Nous avons par exemple joué au festival Bars en Trans sur une toute petite scène qui ne convenait pas vraiment pour notre groupe. Mais cela nous oblige à nous adapter. On veut jouer un maximum. L’album c’est chouette, mais le live c’est l’action.

 

Quels sont vos projets à courts termes ? Une tournée, des projets en parallèle ou pensez-vous déjà à votre prochain album ?

Patrick : Nous sommes déjà très contents d’avoir fini notre premier album. Maintenant nous allons nous concentrer sur la tournée. Nous avons déjà 3 dates prévues en décembre.

Anna : Nous sommes ouverts à tout. Nous travaillons avec une superbe équipe, avec la Meson.

Patrick : Nous sommes des musiciens principalement de Jazz et de musique classique donc nous évoluons forcément dans ces milieux là que nous aimons beaucoup aussi. Au niveau de l’investissement artistique, il est difficile de faire beaucoup de bons projets en parallèle donc nous nous concentrons sur PinkNoColor.

Anna : PNC est notre projet principal.

 

Sarah Foudrier

Le 09/12/17 au Cabaret Aléatoire – Marseille (13) et le 17/12/17 à l’Espace Julien – Marseille (13).

www.pinknocolor.com

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