Nouvelle Vague

PATTI SMITH / NEIL YOUNG, le 17/07 aux Arènes – Nîmes (30)

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Après avoir réglé un léger problème de son (faire la balance sous la pluie n’est pas idéal), le Patti Smith Group nous a régalé d’un set de 75 minutes quasi parfait. Patti a toujours sa silhouette d’adolescente, sa veste informe, sa voix rauque et rock et bien sûr son fidèle et indispensable guitariste Lenny Kaye. Enchaînant les titres du dernier album aux tubes incontournables, « Because The Night » sur un tempo rapide précédera un « Summertime Blues » tonitruant. On regrettera sa chanson en hommage à Manolete, même dans un temple de la tauromachie. Mais « Horses », plus déclamé que chanté, rattrapera cette faute. C’est avec le formidable « Gloria » qu’elle laissera la place à Neil et son Crazy Horse. Neil Young tout de noir vêtu alignera les chansons deux heures durant, sans la moindre parole au public, mais la communion se fait à travers la musique. Si la part belle est faite aux extraits de « Psychadelic Pills » son récent cd (« Walk Like a Giant », suivi de vingt minutes de larsen et de distorsions, qu’aucun autre ne pourrait se permettre !), le Horse n’oublie pas de nous offrir quelques vieilleries qui n’ont pas pris une ride (« Powderfinger », « Sedan Delivery »). Pour calmer un peu l’énergie qui commençait à déborder des gradins humides de l’arène, court passage obligé en acoustique, harmonica, Martin D28, « Heart Of Gold » suivi de « Blowin’ In The Wind », 50 ans d’âge. Mais le déluge électrique du Cheval Fou reprenait vite ses droits. « Old Black », la Les Paul de Neil Young, allait encore cracher le feu pendant plus d’une heure jusqu’à « Rockin’ in a Free World », qu’il semblait ne jamais vouloir finir. Après quelques remerciements et la promesse de revenir, Neil nous laissait à la nuit avec « Roll Another Number » et « Everybody Knows This Is Nowhere », prouvant que Crazy Horse est bel et bien SON groupe.

Réunies pour une soirée, deux stars des seventies, presque septuagénaires, renvoient les gamins MTV dans leur bac à sable et nous prouvent que le « Rock’n’Roll will never die ! »

Jacques Lerognon

 

 

 

 

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