Nouvelle Vague

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Alors que leur 2ème album « Burn Out » est sorti en décembre 2018, la nouvelle année s’annonce très bien pour les deux copains, Louwis et Valentin, qui forment le duo Oulmerie. Il est 11h, Paris grisaille, rue Alésia. Nous pénétrons dans l’antre Oulmeresque, l’appartement le plus bruyant de Paris, où les deux compères nous attendent pour répondre à nos questions.

 

Pouvez-vous nous présenter Oulmerie et son histoire ?

Valentin : Tu racontes si bien l’histoire Louwis ! (rires)

Louwis : (rires) Oulmerie c’est l’histoire de deux adolescents qui se sont rencontrés allongés sur un carrelage en soirée, à fumer et à parler de nihilisme. On a chacun notre parcours, mais on a décidé de faire de la musique ensemble. On a beaucoup joué ensemble, juste pour jouer, et à un moment  donné, il est venu la nécessité de composer, et Oulmerie est ce qui est né de cette nécessité.

Valentin : Moi à la base, je voulais faire de la techno, j’écoutais relativement peu de hip hop, j’étais moins calé qu’aujourd’hui. J’avais mes bases, mes classiques mais j’avais pas approfondi et j’avais pas vraiment réussi à apprécier pleinement.

Louwis : On s’est réuni autour du hip hop mais c’est vrai qu’à la base ce n’était pas la prédilection.

Valentin : Les prods sont assez électroniques de nos jours, ce qui fait que la frontière est difficile aujourd’hui. Les boîtes à rythmes qui sont utilisées en techno sont foncièrement les mêmes qu’en hip hop à quelques différences près. C’est plus au niveau de la composition que ça se sent.

Louwis : L’idée c’était de faire de la musique avec nos différentes influences allant autant du rock, rap, métal, reggae… Si ça sonne bien c’est bon.

 

« Burn Out » est votre second album, sorti en décembre 2018, pouvez vous nous le présenter en quelques mots ?

Valentin : Après le premier album, on s’est tout de suite remis à la composition par soucis de renouvellement. On part du principe que l’on compose ce qui se passe dans nos têtes au quotidien, je pense que tout artiste crée sa transcription du quotidien, de son imagination. A ce moment là, on était dans une période de ressenti de burn out, tout ce qui a été production et texte ont été naturellement adapté la dessus. Et au bout de six mois on avait 10 titres et donc on s’est dit qu’il fallait en faire quelque chose, et on a sorti « Burn Out ».

Quel a été votre optique pour ce second album ? Et quelles ont été vos influences ?

Louwis : « Burn Out » est le résultat de tout ce qu’on a essayé de faire sur le premier album. Avec le premier on a mit tout ce qu’on avait à mettre et du coup on a recommencé à zéro, on avait plus de base de texte il fallait écrire, on avait plus de prod il fallait en composer des nouvelles. Le but c’était d’être plus efficace, que les textes soient plus clairs, les prods aussi. Rester toujours aussi expérimentaux mais dans un format plus court pour que ce soit plus accessible aussi.

Valentin : Et puis nos influences sont diverses et multiples, c’est en fonction de ce qu’on écoute sur le moment. On peut dire que « Burn Out » marque la fin de notre début en fait, cet album nous a sorti du burn out comme une page qui se tourne, comme un accomplissement.

Louwis : C’était la sortie de la galère, de la dépression. C’est la purgation du mal-être.

Valentin : Comme un dépressif qui parlerait pour se soulager ou se libérer, notre album faut le voir comme ça, c’est comme si on avait parlé avec pleins de gens pour aller mieux.

Louwis : On parle beaucoup du Sud, encore une fois de Paris et de comment on se sent dans ce moule.

 

Quels messages voulez-vous transmettre à travers votre musique ?

Louwis : Il n’y a pas de message concret, on n’est pas là pour faire passer un message, on est juste là pour s’exprimer, se faire plaisir et puis offrir aux autres. Le but c’est de donner, et du coup on offre notre transcription de la réalité, les gens interprètent comme ils veulent et si ça propage de bonnes énergies c’est mieux. C’est pas parce que l’idée est le burn out que le message global ne reste pas positif, il faut prendre le temps d’écouter la mer et de s’aimer.

Valentin : On est un peu les prophètes du Burn Out (rires).

 

Comment se déroule vos différentes étapes de composition ? Et vos séances en studio ?

Valentin : L’avantage c’est que c’est tout au même endroit, c’est à dire chez nous. Dans la « chambre du son ». En général je propose quelque chose, après on en parle, on change ce qui va pas on modifie …

Louwis : Après à partir de ce qu’on a trouvé, Val se met au travail sur la prod et on retravaille dessus, moi pendant ce temps là j’écris et je lui propose mon texte et on retravaille le tout ensemble. Et puis après on essaye, on a l’avantage de pouvoir composer là où on enregistre du coup on peut essayer autant de fois qu’on veut. Il y a des morceaux qui ont variés pleins de fois avant leur version finale, et y en a d’autres qui se sont fait spontanément. Après on essaye toujours de rester dans la spontanéité. On discute beaucoup mais après quand on fait, on fait. Peu importe le temps que ça prend. Après Val mixe et masterise, il fait sa magie. La pièce maîtresse ça reste Valentin quand même, s’il n’était pas là, il n’y aurait que mes mots dans l’air.

Vous avez fait deux concerts à Paris (le 19/01 à l’Alimentari et le 04/02 au Réservoir) comment les avez-vous vécu ? Le public a-t-il été réceptif ?

Valentin : Très bien, les gens étaient agréablement surpris, et nous aussi du coup (rires).

Louwis : C’est satisfaisant. Ca fait un peu moins d’un an qu’on a lancé le projet, on a sorti nos deux albums et on peut enfin le montrer sur une scène devant un public. Vu que c’est le début, il y a beaucoup de gens qui nous aime et qu’on aime, c’est une satisfaction de voir qu’ils sont contents de passer la soirée avec nous. On a eu de très bon retour, pendant les concerts les gens étaient beaucoup plus motivés que ce qu’on pensait, ça donne envie d’en faire d’autres !

Quels sont vos prochains projets ?

Valentin : Le clip de « Roseaux » arrive, on l’a tourné dans un shop de Paris qui s’appelle AgogoGang, ça a être trop bien, sous aucun prétexte il faut le rater  ! (rires)

Louwis : Oui, c’est un clip dont on est très fier et puis y en a d’autres qui sont en préparation.

Valentin : On prépare aussi des freestyles, notre premier est sorti cette semaine et on en sortira un chaque semaine jusqu’à la sortie de « Roseaux ».

 

Un dernier mot ?

Valentin : Surprise Mother Fucker !! Non plus sérieusement, on est très content que de plus en plus de personne nous écoute et on espère que ça va continuer !

Louwis : Amour, streaming et paix !

 

 

Aurore Viberti

www.facebook.com/OULMERIE/

 

“Le but c’est de donner, et du coup on offre notre transcription de la réalité, les gens interprètent comme ils veulent et si ça propage des bonnes énergies c’est mieux”

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