Nouvelle Vague

ODEZENNE

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Odezenne fait partie de ces artistes qui ont réussi à se faire un nom par le biais d’internet sans passer par un label. Depuis 2007, ils ont à leur effectif trois albums, un EP et une vingtaine de clips. Des textes travaillés d’une profondeur singulière plutôt parlés que chantés sur des mélodies teintées d’électronique. Odezenne c’est une amitié qui dure depuis l’adolescence, des rires et surtout une grande passion. Alix a accepté de répondre à nos questions.

« Au Baccara » est dans la lignée de Dolziger, le précédent album, les sonorités sont très électroniques, les textes toujours plus aboutis et poétiques. Vous comptez rester dans cet esprit et vous éloigner un peu plus du côté « rap » ?

Nos deux premiers albums étaient très influencés rap, mais le groupe se dirige vers d’autres sonorités. Avec le temps on est attiré par une autre façon de dire les choses. On a toujours aimé explorer des territoires où l’on peut mélanger les paroles, la poésie et la musique. Mais « Bonnie » sur le dernier album, est surement l’un des titres les plus rap qu’on ait fait.

Quelles sont vos inspirations pour l’écriture de vos textes ?

On s’inspire beaucoup de la musique, on essaye d’écrire quelque chose qui peut s’harmoniser avec celle-ci. Parfois l’inspiration vient tout de suite, par exemple « Au Baccara » est un morceau que j’ai écrit en quinze minutes alors que pour composer « Lost » cela m’a pris trois ans avant d’avoir la version finale. Aujourd’hui on écrit à quatre mains avec Jacques.

C’est un vrai travail d’équipe, Mattia travaille l’instrumental, toi et Jacques écrivez les textes. Comment faites-vous pour éviter les discordes et trouver des compromis ?

Il n’y a pas de compromis, soit cela plait aux deux, soit cela n’a pas de raison d’exister. II y a une sorte de compétition positive, un respect mutuel pour la façon d’écrire de l’autre. On essaye de surprendre l’autre, de pousser l’autre à dire des choses qu’il n’oserait pas dire. Comme on admire la façon dont Mattia compose.  

L’accueil de ce nouvel album a été exceptionnel. Vous vous attendiez à cet engouement ?

Non pas du tout, on était très heureux de ce disque. L’accueil du public et des critiques en Belgique et en Suisse était exceptionnel. En France on est passé un peu à la trappe, d’un point de vue de la grande presse musicale et des radios. Finalement, c’est toujours le public qui a raison !

Vous avez donc préparé cet album à Bordeaux pour ensuite le mixer au studio Konk à Londres. Quel souvenir gardez-vous de cette expérience ?

Cela reste un super souvenir, nous sommes restés un mois à Londres, c’est une chance pour un groupe de pouvoir enregistrer un album là-bas. On a pu utiliser les mêmes machines que les grands artistes qui ont enregistré dans ce studio. Mais il y a une certaine pression, avec le mix sur bande on a qu’une chance d’obtenir le résultat final, on ne peut pas le retravailler

Mattia est très polyvalent sur scène, il passe d’un instrument à l’autre. Comment vous organisez-vous ?

Il y a beaucoup d’heures de brainstorming avec son assistant de production et son ingénieur son. Il faut des personnes aux compétences techniques qui peuvent l’aider à installer son studio mobile. Il veut avoir le meilleur son possible en live pour reconstituer tout le travail de la composition et il a la patience de mettre tout cela en œuvre.  

Toutes les premières dates de la tournée ont été complètes dans toutes les grandes villes et capitales européennes. Était-ce attendu ?

Non, on ne peut pas jamais s’y attendre. On est toujours surpris de savoir comment les gens se sont retrouvés à nos concerts. Comment ils ont connu Odezenne. On a compris que c’était un travail de bouche à oreille et c’est incroyable de voir le public prendre corps pour remplir les salles.

Romanne Canavese

www.odezenne.com

ANNULATION : Le 14/03/19 au Théâtre Lino Ventura – Nice (06) et le 15/03/19 à L’Espace Culturel André Malraux – Six Fours les Plages (83).

=> Le 15/11/19 à l’Espace Culturel André Malraux – Six-Fours les Plages (83), le 16/11/19 au Théâtre Lino Ventura – Nice (06).

 

« Avec le temps on est attiré par une autre façon de dire les choses. On a toujours aimé explorer des territoires où l’on peut mélanger les paroles, la poésie et la musique. »

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