Nouvelle Vague

NUITS DU SUD, le 32/07 sur la Place du Grand Jardin – Vence (06)

Clap de fin sur l’édition 2016. Trois artistes à l’affiche et une fois n’est pas coutume, je vais commencer par celui qui a assuré le final. Faada Freddy, fidèle à lui-même, assura un show de très grande qualité. Ayant couvert plusieurs fois ses concerts, je ne vais pas m’étendre, sauf sur un point : ses concerts deviennent de plus en plus spectaculaires et poignants. Quel plaisir ! Il avait été précédé par une très grande dame, Omara Purtuondo. Le Buena Vista Social Club ayant tiré le rideau l’année dernière, elle est venue fêter ses 85 ans avec Diego el Cigala, chanteur de flamenco. Accompagnés par des musiciens d’exception (notamment le pianiste d’Omara Portuondo et les percussionnistes), il était difficile de ne pas danser sur la place de Vence. Son sourire, sa classe, sa voix… nous ont émus, même le ciel s’est joint au public pour verser quelques larmes lorsque les lumières se sont éteintes. Mais pourquoi finalement narrer la soirée à l’envers : pour vous parler d’un coup de cœur (le second de 2016 après la découverte de Yuma Sun au Midem) avec le Uriel Herman Quartet, un quartet de jazz aux Nuits du Sud, oui de jazz, mais quel jazz ! Nous connaissons Yaron Herman, il faut dorénavant retenir Uriel Herman. Formation classique, ami d’Omer Avital, Shaï Maestro, Avishaï Cohen…, il bascule pour le jazz en le mélangeant à des sons rock et de musique traditionnelle méditerranéenne. Ne cherchez pas leur disque, il arrive dans quelques mois. Des extraits de leur musique sont disponibles sur YouTube pour patienter. Dommage pour ceux qui snobent les premières parties, car vous avez raté quelque chose de très grand. Difficile de rêver d’une plus belle clôture et pour ceux qui regrettent l’esprit découverte d’il y a 10 ans, difficile de leur répondre d’une plus belle manière. Bravo pour la programmation de cette soirée, où l’une des étoiles montantes de la musique world côtoya un monument de la musique cubaine et mondiale, et un groupe de jazz israélien qui va faire parler de lui. A l’année prochaine et merci !

Jean-Luc Thibault

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