Nouvelle Vague

NICE TRIO/ PATRICIA BARBER

nicetrio

#NVmagLiveReport
Le 08/03/19 au forum Nice-Nord – Nice (06)

Deux « piano trios » au programme de la soirée. Tout d’abord, le Nice Trio, composé de musiciens… niçois. Frédéric d’Oelsnitz derrière le clavier du Yamaha noir, Alain Asplanato aux baguettes et balais et, leader du jour, le bassiste Jean-Marc Jafet. Ils enchaînent les reprises de standards et les compos personnelles. Horace Silver est à la fête avec deux de ses thèmes dont « Barbara » revisité avec un certain raffinement. La ville de Nice a aussi le droit à son morceau « Le Collier de la reine », allusion à l’image des éclairages de la Promenade des Anglais, vus de Rauba Capeu au crépuscule. Jafet alterne le jeu assis (sur le tabouret de bar) et debout, il nous gratifie de belles lignes de basse ainsi que des chorus dont il a le secret, qui font paraître le manche de son Ibanez plus grand qu’il ne l’est. Fred d’Oelsnitz est presque aussi lyrique que quand il joue ses propres compositions. Un jeu qui se combine parfaitement avec celui de ses deux complices… Après ce superbe moment de jazz, le public, sous le charme, est prêt à accueillir et écouter la pianiste américaine Patricia Barber. Le temps que les retardataires se faufilent vers les quelques strapontins encore inoccupés, le deuxième set va pouvoir commencer. La chanteuse-pianiste tout de noir vêtue s’installe, pieds nus, derrière le piano, saluant d’un grand sourire et d’un petit geste de la main, l’ovation que le public lui fait, avant même la première note. Patrick Mulcahy relève sa contrebasse, Jon Deitemyer resserre l’une des vis de sa caisse claire, c’est parti. Un petit instrumental pour se mettre dans le bain puis Surrender, un thème d’un précédent album suivront des titres de son futur CD, un très élégant blues un peu destructuré qui laisse la part belle à ses deux accompagnateurs. Plus tard, l’une de ses reprises favorites, « Ode To Billie Joe » de Bobbie Gentry. Une version très minimaliste, elle chante les deux mains posées sur les genoux, discrètement entourée par les notes du contrebassiste et la frappe tout en finesse du batteur. Elle dédie le standard « Caravan » à toutes les femmes dont c’est la journée internationale en ce 8 mars. Les chansons de son nouvel album sont toutes, nous dit-elle, au sujet de son rapport amoureux avec …la musique. Pour finir le set, un petit Cole Porter, « Get Out Of Town » qui figurait dans son premier album, il y a plus de vingt ans. Elle nous explique, tout sourire, en plaquant les premiers accords qu’elle le chante désormais, plus bas et moins vite.
Fausse sortie, puis deux rappels, le tube de Robbie Kreiger des Doors, « Light My Fire » qui fait lever de joie une grande majorité du public Mais Jim Morrison s’y reconnaîtrait-il? Le concert fini, les avis sont partagés dans la foule qui quitte la salle, certains applaudissent encore des deux mains, d’autres plus réservés trouvent le set des américains trop intimiste, trop éthéré pour être totalement enthousiasmant.

Jacques Lerognon

J.M. Jafet
jean-marc Jaffet

Alain Aspalanato
aspalanato

Frédéric d’Oelsnitz
Fred d'Oelsnitz

Patricia Barber
patricia barber

Jon Deitemyer
Jon Deitemyer

Patrick Mulcahy
Patrick Mulcahy

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