Nouvelle Vague

NICE JAZZ SUMMER SESSIONS: LIZ McCOMB

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Le 16/07/20 au théâtre de Verdure- Nice (06)

Pour cette session spéciale d’été du Nice Jazz Festival, la scène du Théâtre de Verdure a été rallongée pour accueillir l’orchestre philharmonique de Nice qui accompagne ce soir, la chanteuse américaine Liz McComb. La partie du public a, elle aussi, été aménagé pour respecter les règles sanitaires en vigueur. Très bel espace arrangé façon jazz club, fauteuils blancs, confortables, petites tables et poufs. On est moins nombreux certes, mais fort bien installé et à distance réglementaire.
Les musiciens sont accordés, Frederica Randrianome rentre sur scène pour présenter ces Nice Jazz Summer Sessions et cette soirée d’ouverture majestueuse. Liz McComb arrive au bras de Frédéric Deloche, le chef d’orchestre. Mais c’est par un air a cappella qu’elle entame ce concert, « I Wish I’d Never Been Born » puis l’orchestre peut enfin vrombir aux notes de « Old Man river ». On est dans l’ambiance, in the mood… On explore avec la chanteuse et le philharmonique le « Porgy & Bess » des frères Gershwin avec pour commencer, l’incontournable « Summertime », somme toute de circonstances en juillet, suivi de cinq autres chansons. Les cuivres, les bois, les percussions, s’en donnent à cœur joie, les cordes enrobent le tout dans un joli cocon. Un petit Ellington pour changer, avant la très prenante composition de Liz McComb « Silver & Gold », magnifiquement introduite par un duo violoncelle-piano. « Let There Be light », toujours signé de la chanteuse nous offre un arrangement très dynamique des bois tout au fond de la scène. Plus tard, grand moment d’émotion, Liz McComb se dirige vers le pianiste pour interpréter avec beaucoup de sobriété, « Strange Fruit. Elle retournera après un traditionnel: « I Told Jesus », vers le pianiste, partageant le banc pour un duo sur le clavier, « In The Upper Room » avant de rejoindre le devant de la scène et le reste de l’orchestre. Du pur swing d’antan. Moment d’apothéose de la soirée, « Joshua Fit The Ballte of Jericho ». Mega tube gospel que l’orchestre, devant l’enthousiasme du public, va jouer deux fois. Ils bissent le morceau dans un arrangement légèrement diffèrent, pour la plus grande joie du timbalier qui, là-bas au loin, de retient pas ses baguettes. On reste dans l’énergie pure avec « Rock My Soul ». Puis le final, quelques gouttes de pluie tombent mais ne gâche pas le très Armstrongien « What a Wonderful World ». Pour le monde on en peut se prononcer mais pour la soirée, la réponse est oui. Quelle soirée enchanteresse. Il fallait l’oser, ils l’ont fait, on s’est régalé.

Jacques Lerognon

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