Nouvelle Vague

NICE JAZZ FESTIVAL: JOUR 5

omara purple

#NVmagLiveReport
Le 20/07/19 au Théâtre de Verdure –Nice (06)

La dernière journée du Nice Jazz Festival est sud-américaine, tropicale et caribéenne, de la musique caliente, muchachas y muchachos!
Lauréat des Nice Jazz Festival Sessions 2018, Frédéric Viale dont on connait l’amour de pour le Brésil, l’Argentine, ouvre cette soirée par un trop court set sur la scène du théâtre de Verdure. Accordéon en bandoulière, ses deux fidèles compagnons de trio, Zaza Desiderio à la batterie et Natallino Neto à la basse, à ses côtés, la musique avant tout. Le voyage peut commencer, quatre titres classiques de son répertoire nous amène au bout du monde. En plein centre de cette scène mythique, Zaza Desiderio semble jouir de chaque instant. Frédéric Viale prend le temps de rendre hommage à Lucien Galliano avant un dernier morceau. Mais on pourra le revoir à Carros et à La Colle très prochainement.
Rapide changement de plateau, le temps de se rafraîchir d’un grand verre d’eau, c’est l’heure du quintet d’Adrien Brandeis. Le latin jazz est encore à la fête.
S’il revendique Michel Camilo comme influence de sa musique, il sait s’en détacher pour se forger son propre style. Dès le deuxième morceau du set, (peut-être un peu trop de trac au tout début) on apprécie le toucher du pianiste motivé par ses quatre acolytes dont l’excellent bassiste Romann Dauneau qui instille au groupe un groove de tous les instants. Batteur et percussionniste forge un rythme irréprochable. Un titre d’inspiration indienne suit avant l’un des plus beaux moments du concert, Satao, cette histoire de l’éléphant d’Afrique abattu par des braconniers. Le sax de Joachim Poutaroud installe la mélodie puis imite le cri de douleur de l’animal. Les percussions (avec Jean-Luc Danna en invité spécial) recréent les tirs des chasseurs. Brandeis joue du piano debout (si, si!) avec des baguettes frappant les cordes. Émotion garantie!

On remonte au nord pour rejoindre les îles de l’arc des Caraïbes avec le nouveau projet du saxophoniste Samy Thiébault intitulé Caribbean Stories. Un percussionniste et un bassiste cubain, un batteur guadeloupéen, pour assurer une rythmique authentique. Ils vont, avec Ralph Avital à la guitare et Daniel Zimmermann au trombone explorer devant nous les entrelacs du jazz et du meringué. Et cela fonctionne plutôt bien. Tout le monde commence à chalouper sur les sièges de théâtre. Le thème Pajarillo Verde (qui évoque non pas un oiseau vert mais les menottes que l’on mettait aux esclaves) est le moment le plus intense du set avec les solos de sax et de guitare conjugués. Un (un peu trop long) solo de contrebasse plus tard, quelques parties vocales en chœur, il est temps de faire la place pour la sensation de la nuit, la venue d’Omara Portuondo ( 90 ans) avec le trio de Roberto Fonseca. Direction Cuba. Nice-La Havana en vol direct en trois mesures. Une setlist en forme de best of de la chanson cubaine. Elle commence par Drume Negrita plein de tendresse. La Ultima Noche viendra un peu plus tard, Roberto Fonseca est tout sourire, il regarde la vieille dame assise à ses cotées avec beaucoup de respect, il guette chacune de ses réactions. Le public (et le groupe) s’enflamme avec Dos Guardenias, un thème pourtant plein de désillusion.
Roberto raccompagne Omara en coulisse puis revient jouer Quizás, quizás, Quizás et autres avec son groupe qu’a rejoint une charmante choriste (la petite-fille d’Omara, chuchote t’on!). La señora Portuando revient pour Llorar qui ne donne envie de pleurer à personne surtout qu’ils enchaînent sur un fougueux Guantanamera. L’heure de la fin du concert est passée depuis longtemps mais Omara a encore plein de titres dans sa besace et, malgré les haussements de sourcils du pianiste, ils continuent. Bésame Mucho, inévitable, un petit clin d’œil au Che, of course. Soy Cubana dit-elle ad libitum. Frederica Randrianome a quitté le flow de Bigflo & Oli pour venir esquisser quelques pas de danse avec le public en liesse. Grandiose, époustouflant, magique… Les mots ne manquent pas pour qualifier ce final en apothéose du NJF 2019.
Merci à Frederica, Caroline, Elodie et à tous les bénévoles pour avoir permis et facilité tous ces moments de musique et de convivialité.
Hasta Siempre la musica!

Jacques Lerognon

Frédéric Viale trio
Natallino Neto

viale trio

zaza

fred

Adrien Brandreis quintet

Adrien Brandeis

Romann Dauneau

romann et joachim

Adrien Brandeis v2

Samy Thiébault Sextet

felipe et samy

Ralph Lavital

samy

Felipe Cabrera

Omara Portuondo & Roberto Fonseca

roberto omara color
roberto fonseca

roberto omara

andres coayo

choriste

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