Nouvelle Vague

NICE JAZZ FESTIVAL 2018 : JOUR 4

avishai NV

#NVmagLiveReport

Le 20/07/18 au Théâtre de Verdure et Place Masséna –Nice (06)

Une belle soirée jazz en perspective: quatre sets sont prévus au Théâtre de Verdure.
Tout d’abord, le vainqueur du tremplin Nice Jazz 2017 (tremplin hélas supprimé cette année!) Jef Roques. Mais Jef n’est pas tout seul, il arrive sur scène avec quartet favori, Olivier Slama au piano, Sébastien Lamine à la contrebasse et Thierry Larosa à la batterie. Le swing est à l’honneur, si le jazz de Jef Roques s’inspire de celui de Wes Montgomery ou Kenny Burrel, il sait aussi y mettre sa propre sensibilité. La grande complicité avec son groupe est palpable, on peut le voir les écouter jouer, la main posée sur les cordes de sa Gibson. Quelques invités surprises viennent légèrement perturber le set, les avions dont les pilotes, fan de jazz, font une petite rotation non loin de la scène, en hauteur. Imperturbable, Jef continue sa balade sourire au lèvres. Trop courts instants mais le programme est copieux, un autre guitariste, lui aussi vainqueur d’un trophée, le LetterOne Rising Star Award piaffe d’impatience. Le jeune (il n’a pas 20 ans) Tom Ibarra se présente devant nous en quintet. Son répertoire est plus musclé, on penche vers le jazz-rock, le jazz fusion. Décontracté malgré la réputation du lieu, le guitariste va nous jouer ses propres compositions extraites de son récent album « Sparkling« . Et de fait cela pétille, un son puissant, groovy. Tom Ibarra est certes virtuose, mais il ne fait pas la star, il laisse jouer ses musiciens dont le bassiste au très joli phrasé, Antoine Vidal ou le saxophoniste Jeff Mercadié dont le ténor sait distiller aussi bien l’énergie que l’émotion. On change encore de style avec le Rhoda Scott Lady Quartet. L’organiste de 80 ans en toujours bons pieds (nus) bon œil derrière son Hammond. Les ladies qui jouent avec elle sont la crème du jazz hexagonal au féminin. Au sax alto, Lisa Cat-Berro, au ténor Sophie Alour et derrière ses fûts Julie Saury. Leur set est un vrai bonheur. Leur musique enjouée. Les quatre femmes semblent prendre vraiment plaisir à jouer devant nous. A telle point qu’elles terminent en rappel avec un twist qui fait lever presque tout le public encore assis. Ça y est la nuit est là, il est temps pour le Big Vicious d’Avishai Cohen de venir nous présenter leur nouveau et fort original projet. Un line-up surprenant, deux batteurs, un bassiste électrique et un guitariste. Leur musique l’est tout autant au jazz se mêle le rock, le planant, quelques touches de psychédélique, un peu d’expérimental. En dehors des batteurs, les musiciens utilisent abondement moult pédales d’effets, multipliant les sons de leurs instruments, leur donnant des tonalités orientales ou funk. Ils finissent un peu tôt mais descendent partager quelques moments conviviaux avec le public.
la magie du Nice Jazz opère, une fois encore.

Jacques Lerognon

Sur la scène Masséna et devant un public peu nombreux mais réceptif, le protégé de Kendrick Lamar, Bilal, se produit avec une formation rock. Sa voix soul et Rnb donne un touche particulière aux chansons qui s’enchaînent. Aléa de la direction du vent, les avions passent derrière la scène dans leur approche de l’aéroport, ce qui donne un petit plus à la performance. Le chanteur incite l’auditoire à danser avec une note d’humour : « Are you ready to dance ? Shake your ass ! We call ourselves the lower half ». La magie opère et les gens se massent de plus en plus avec l’arrivée des festivaliers retardataires. Pour la suite, une toute autre ambiance avec General Elektrics, tout de blanc vêtus. Ils exécutent des chansons tantôt en anglais, tantôt en français avec toujours la même énergie débordante et des déhanchés renversants. A noter, une reprise de « Tented Love » et une chanson intitulée « Show me your hands » sur le pouvoir et l’argent pendant laquelle le groupe nous demande de lever nos mains pour montrer qu’elles sont propres. Puis vient le tour de Parov Stelar pour 1h30 de show très festif et parfois swing. Les musiciens font danser la foule sur des rythmes électro et aux sons des instruments à vents. La chanteuse sexy se déhanche sur les morceaux et le public est en transe pour terminer cette avant dernière soirée.

Sarah Foudrier

Crédit Photos Jacques Lerognon.

Jef Roques Quartet
jef roques 4et

jef roques

jef

slam

Tom Ibarra
tom1

tom2

tom3

ibarra 5et

jeff

Rhoda Scott Lady Quartet
rhoda scott

sophie

julie

lisa

Avishai Cohen Big Vicious

tp nb

yonatha

uzi

drummers

avishai salut

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