Nouvelle Vague

NAAMAN

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Depuis 2012, Naâman ne cesse son ascension. Avec 3 albums et plusieurs Ep à son actif, il est l’artiste incontournable de la scène reggae française du moment. Actuellement en pleine tournée de son « Beyond Tour », l’artiste sillonne les routes de l’hexagone à la rencontre de son public pour jouer son dernier album. Avant de monter sur scène à Marseille, Naâman m’a accordé une entrevue…


« Beyond » est un véritable hymne à la joie, à l’amour, et à la liberté. Ce sont des thèmes qui te tiennent à coeur ?
Oui bien sûr, ce sont des thèmes qui font partie de moi. Je reste tout simplement moi-même et ces thèmes sont imbibés dans chacun de mes morceaux. J’essaye de transmettre et partager que du positif, c’est ce qu’il y a de plus important.

Fin 2016, tu as fais une tournée durant laquelle tu as parcouru l’Europe, et tu as traversé le monde jusqu’au Pacifique. Penses-tu que ces voyages t’ont inspiré « Beyond » ?
Je pense que chaque expérience inspire. Musicalement ce n’est pas forcément les voyages qui influencent mais toutes ces petites choses de la vie qui la rendent plus belle.

Pourquoi avoir choisi d’ouvrir ton album avec le titre « I’m Allright » ? Y avait-il un message à faire passer ?
Musicalement j’ai trouvé que c’était super d’ouvrir l’album comme ça, avec toutes ces sonorités et mon « cri de joie » au début du morceau. Ca veut aussi dire que ce n’est pas facile d’être heureux et qu’il faut donc le revendiquer. J’ai pensé que c’était un bon début.

Dans ce nouvel album, on retrouve des sonorités gospel et soul. Etait-ce ta volonté ?
Ma volonté était de faire une musique qui me ressemble, qui nous ressemble. On a pas vraiment réfléchi à rajouter des sonorités autre que reggae ou hip hop, c’est venu tout seul, et on a gardé tout ça.

Dans « Own Yourself », tu chantes en français pour un couplet, pourquoi ce choix ? Et y aura t-il d’autres morceaux en français ?
En réalité c’est parti d’un freestyle rap à la base, mais j’ai trouvé ça carrément cool du coup je l’ai rajouté au morceau. Ca s’est fait comme ça, sans réflexion, c’était très spontané. Et j’ai vraiment aimé chanter en français, je pense que ça se reproduira à l’avenir.

Dans quel état d’esprit as-tu composé ces chansons ?
C’est une question difficile… Déjà, je voulais chanter en anglais car je trouvais que musicalement c’était plus cohérent, plus abouti, avec un certain équilibre. Je voulais partager des sentiments positifs qui transmet ma réflexion actuelle. Je voulais me faire plaisir et faire plaisir, faire de la musique et apporter quelque chose de positif au monde.

Comment se passent la composition et l’écriture de tes morceaux ?
Ca dépend. Parfois on commence sur des « brouillons musicals » envoyés par Fatbabs, puis la musique évolue avec le texte. J’écris également certaines de mes chansons en composant à la guitare. On ne s’impose pas un « processus de composition », ça vient comme ça. C’est très spontané.

Te considères-tu comme un artiste engagé ?
J’ai une éthique, je ne vais pas faire n’importe quoi pour n’importe qui. J’essaye de répondre à certaines questions, c’est là où est mon engagement. J’ai des idées à défendre, qui me tiennent à coeur, et que je ne lâche pas.

Comment se passe ta tournée ? Quel est ton lien avec ton public ?
La tournée se passe super bien. On a rempli des salles qu’on ne remplissait pas avant, avec toujours les bonnes vibes qui vont avec. Je trouve mon public très gentil, même avec un changement de style le public l’a bien prit, ils sont très réceptif et ça fait plaisir. Et puis, aujourd’hui on touche beaucoup plus de monde, des gens de tout âge. Ce que je peux dire c’est que chaque concert est un véritable bonheur.

Comment vois-tu l’avenir du reggae en France ?
Le reggae est une musique qui survit. Ca va plutôt bien en France. Le reggae influence beaucoup de styles de musique et de groupes comme les Major Laser par exemple, et nous avons la chance de voir l’émergence de beaucoup de nouveaux artistes roots ou autre ce qui crée un réel renouveau de la scène reggae française. Je pense que le monde aime le reggae, et il le partage.

Pour finir, peux-tu nous parler de ton label Big Scoop Records (monté avec Fatbabs) ?
Nous avons monté notre label à 3 depuis le début. C’est notre moyen de production pour de nouveaux artistes ou même pour des potes. On voulait quelque chose de safe et de durable dans le temps. Les bénéfices nous servent pour les festivals et concerts. C’est que du bonheur.


Aurore Viberti

Le 14/04/18 à L’Espace de la Gare – Saint Paul Trois Châteaux (26), le 24/05/18 au Rockstore – Montpellier (34), le 21/06/18 au Port Hercule – Monaco (98), le 12/07/18 dans le cadre du Big Reggae Festival au Théâtre de la Mer – Vallauris (06), le 19/07/18 dans le cadre du Festival de Nîmes aux Arènes – Nîmes (30).

www.naaman-official.com

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