Nouvelle Vague

MONTE-CARLO JAZZ FESTIVAL: Eli Degibri 4et & Herbie Hancock 4et

herbie salut

#NvmagLiveReport
Le 22/11/19 à l’Opéré Garnier- Monte-Carlo (MC)

20h30, la sonnette de l’Opéra Garnier retenti, les derniers spectateurs prennent place et Jean-René Palacio introduit le premier groupe de cette 3e soirée du Monte-Carlo Jazz Festival, le quartet du saxophoniste Eli Degibri.
Même formation que sur la scène de la pinède Gould cet été, Tom Oren au piano, Tamir Shmerling à la contrebasse et Eviatar Slivnik pour accompagner les saxophones de leur leader. Plutôt que de jouer le répertoire de leur dernier album dédié à Hank Mobley, ils plongent dans la discographie du groupe, quelques vieux titres et des plus récents. Dès le deuxième morceau, un thème inédit dédié à leur manager. Le troisième est introduit par un super riff à la contrebasse alors que dans le suivant « The unknown neighbor« , une balade, Degibri nous offre un magnifique chorus au soprano, pliant les genoux jusqu’à toucher terre sous l’œil réjoui mais goguenard du pianiste. Lequel nous fera une superbe démonstration de son jeu de piano dans « Like Someone In Love« , inspiré de J.S. Bach. En final, un époustouflant solo de batterie. A l’entracte, on croise au bar, Marcus Miller, venu en voisin. De retour sur la scène, Monsieur Palacio le salue en arborant son chapeau et en le félicitant pour sa distinction de chevaliers de l’Ordre du Mérite culturel. Puis, de nouveau, place à la musique. C’est presque en sautillant qu’Herbie Hancock entre sur scène, (il aura 80 ans aux fraises!) suivi de ses trois musiciens Lionel Loueke à la guitare, James Genus à la basse et le jeune Justin Tyson à la batterie. Herbie s’assoit derrière son synthé pour une ouverture hésitant entre planant et free, parfaitement soutenu par Loueke et sa guitare. Demi-tour, Mr Hancock passe au piano (pas longtemps) et entame un petit tour chez ses bons vieux Headhunters, (Actual Proof, Butterfly, ..). Sur la droite, basse-batterie assurent impeccablement une rythmique de haute volée qui n’oublie pas le swing dans le funk. Une petite ballade chantée par Lionel Loueke pour suivre. Dark Lightning, sonorités africaines, rythme syncopé puis tout le groupe le rejoint. Un petit passage avec son vocoder, Herbie ne peut plus s’en passer avant d’épauler son fameux Keytar, mi clavier-mi guitare, très soul funky. Un peu de calme, il reprend le piano pour esquisser quelques passages de Maiden Voyage. En final, le tube des tubes hancockiens,Cantaloube Island, qui pourrait nous amener loin dans la nuit. « D’habitude on joue deux heures et demi« , nous dit il un sourire aux lèvres. Fausse sortie, le rappel sur base de Chamelon (autre grand succès des années 70) mais on reconnaîtra la ligne mélodique de Rock It entre autres. Le batteur, totalement débridé dans les derniers moments, fait presque oublier Vinnie Colaiuta, le précédent drummer d’Hancock!
Quelle belle soirée dans cet auguste lieu.

texte et photos: Jacques Lerognon

Eli Degibri Quartet

degibri 4et

tom oren

degibri soprano

degibri tenor

Jean-René Palacio et le chapeau de Marcus
palacio

Herbie Hancock 4et

herbie 4et

herbie keybs

herbi 4et

lionel loueke

lionel james justin

loueke color

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