Nouvelle Vague
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Le 26/05/18 au MU Live – Nice (06)

Voilà près de huit ans que Giovanni Mirabassi n’avait pas foulé une scène azuréenne, la petite mais chaleureuse salle du MU Live dans le vieux Nice était vous pouvez l’imaginer comble. Le pianiste italien présentait sa jeune protégée, la chanteuse Sarah Lancman dont il a produit le nouvel album. Il était accompagné, et de quelle manière, par le contrebassiste Thomas Bramerie. On aura droit d’ailleurs en quasi exclusivité à un extrait de son tout récent CD. Le jeu de piano de Mirabassi est toujours aussi magique, bien qu’il joua sur un piano droit et point sur un long Steinway à queue qui, du reste, n’eut point tenu sur la petite scène du MU Live. Ils égrènent les compositions du disque « A contre temps » (Jazz Eleven) que Miss Lancman chante en anglais, en français et même en japonais « Aishiatta Koto o » ce qui nous vaut quelques savoureuses anecdotes de concerts, de voyages et d’enregistrements. Du songwriting pas forcément très jazz mais Sarah nous montre qu’elle peut swinguer, inventant une prosodie scat très convaincante pour remplacer les paroles de sa propre chanson qu’elle a momentanément oubliées. De-ci delà nous avons aussi pu se régaler de court duos piano-contrebasse dont l’un particulièrement vibrant où Mirabassi ne se servait que de sa main droite sous le sourire amusé et admiratif de Thomas Bramerie. C’est avec la magnifique, quoi qu’infiniment triste, chanson d’Aznavour « Qui » que se terminer le set. Nous pouvions remonter dans la rue du Pont-Vieux prendre un peu le frais. Une bien belle soirée qui avait commencé par un voyage au Sénégal avec le groupe de Badou Mandiang.
Souhaitons, pour conclure cette chronique qu’il ne faille pas encore huit longues années avant que Giovanni Mirabassi ne revienne à Nice, Cannes ou Juan. Avec son trio, le plaisir n’en serait que plus grand.

Jacques Lerognon

MU Live
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Badou Mandiang Band
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Giovanni Mirabassi
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Thomas Bramerie Sarah Lancman
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Thomas Bramerie
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