Nouvelle Vague

MELLINO

ZOOM-Mellino Live

Mellino, qui peut bien se cacher derrière ce nom ? Mellino, c’est d’abord un nom de famille mais aussi deux prénoms : Iza au chant et percussions et Stéfane au chant et à la guitare, accompagnés de Adilson Monteiro à la batterie et Alain Bastard à la guitare. Mellino, c’est bien sûr l’héritage des Négresses Vertes, mais pas seulement ! Preuve en est qu’ils viennent de sortir un troisième album, live, celui-ci, sorte de carnet de voyage de leurs périples à travers la France et dans le monde. Une identité forte, le mélange des genres rock, blues et leurs influences méditerranéennes permettent à ce disque une communion totale avec le public. Rencontre avec le plus métissé et chaleureux des groupes de musique. Un pur moment de bonheur…

 

Vous venez de sortir « Mellino Live », s’agit-il d’un même concert et lequel, ou de morceaux enregistrés lors de votre dernière tournée rassemblés ici ?

Les 12 morceaux de « Mellino Live » ont été enregistrés sur 6 concerts différents de la tournée « No Dogs Aqui » en France et en Nouvelle Calédonie entre Août 2013 et Juillet 2014.

 

Beaucoup de chaleur se dégage de ce live, qu’aimeriez-vous dire à votre public ?

Qu’il est indispensable et que le concert est un moment de partage.

 

Vous êtes très complices sur scène, Iza et Stéphane, comment vous êtes-vous rencontrés musicalement ?

Notre parcours de vie et de musique est étroitement lié depuis notre premier groupe Les Ouvriers en 1984. Il passe par Les Négresses Vertes de 1988 à 2001 et continue avec Mellino de 2005 jusqu’à aujourd’hui.

 

Authentiques jusqu’au bout des ongles, vous expliquiez que sans tourneur ni boîte de production, il vous était parfois difficile d’avoir accès au grands festivals. Est-ce toujours le cas et que pensez-vous de la disparition d’un peu moins d’une centaine de festivals à travers la France depuis 1 an ?

Etant devenus indépendants, nous sommes hors du circuit officiel. Pour nous, pas de festivals institutionnalisés. Malgré notre background, Mellino a joué dans les bars pendant plusieurs années avant d’accéder à des festivals de petite et moyenne envergures avec l’aide de tourneurs, groupes, programmateurs, … Moins de festivals, moins de concerts auxquels nous pouvons prétendre et plus les 10 mois pour obtenir l’intermittence font que, même pour Mellino qui possède sa musique de la création à la diffusion et qui n’a pas les moyens de travailler à perte ou à crédit, il devient difficile de gagner sa vie en tant que musicien.

 

Quel regard portez-vous sur l’industrie musicale actuelle ?

La musique est partout, dématérialisée, gratuite… peut-on encore parler d’industrie ? Ou alors, c’est l’industrie du back catalogue, de la compilation, de la reprise. Sans création, sans développement d’artistes, il n’y a pas d’avenir.

 

Vous êtes plutôt dans la mouvance du « do-it-yourself », car, comme pas mal d’artistes, certains sont revenus des maisons de disques. Ne pensez-vous pas qu’aujourd’hui, d’autres formes de collaborations doivent voir le jour entre l’artisan-musicien et les producteurs ?

Do-it-yourself est « jeune et sympa », pour notre génération, c’est « marche ou crève », le temps de la mutation. Concernant la musique, nous avons les idées, nous savons les réaliser. Concernant l’image, nous faisons du troc avec des partenaires professionnels indépendants. La question est « comment générer de l’argent si la musique ne se vend plus et qu’il y a moins de concerts » ? Que pourrait nous amener une maison de disques « classique » si ce n’est ouvrir la porte aux subventions ou donner le pass d’entrée dans le circuit officiel des salles et festivals, et en échange de quoi ? De nos droits d’auteurs et de contrainte de création ? Mellino n’intéresse pas les maisons de disques qui se sont arrêtées aux Négresses Vertes grand public, figées dans le temps. Mellino vit le présent, la musique et les rencontres …

 

Vos projets pour 2015, 2016 ? (Nouvel album ? Tournée ? Des collaborations avec d’autres artistes ? Des clips ?)

Tourner le « Mellino Live » en 2015, écrire le nouvel album en 2016, voici l’essentiel de nos projets. Jouer à l’étranger fait également partie de nos envies.

 
Céline Dehédin

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