Nouvelle Vague

MATMATAH

ZOOM-Matmatah-WEB

#NVmagZoom

Tout le monde se souvient de Matmatah. Entre son fameux « Lambé andro » décomplexé au possible, qui a fait danser toute une génération d’adolescents et de jeunes adultes, ou encore « Emma » et « L’apologie ». C’est avec une certaine émotion et beaucoup de nostalgie que nous retrouvons le groupe après 8 ans d’une absence trop longue, pour la sortie de leur nouvel album « Plates coutures ». Rencontre avec Tristan son charismatique chanteur …

Qu’avez-vous fait chacun depuis 2008 ?

Nous avons repris le cours de nos vies normales et chacun a pris des chemins différents. Moi et Eric, le bassiste, nous avons continué la musique mais dans des projets plus personnels. Eric a repris son rôle de directeur d’une salle de concerts. Et nous avons donc repris une vie normale, moins nomade. Nous avons essayé de rattraper le temps perdu avec nos familles, même si nous avons vécu des choses exceptionnelles sur les tournées.

Qu’est-ce qui vous a motivé à revenir ?

C’est un concours de circonstances. Personnellement, j’avais tourné la page en 2008, pour moi c’était fini Matmatah. Nous nous sommes perdu de vue avec Eric, pendant 4 ans, bien que nous ne fussions pas fâchés. La question commençait à se poser, bien que je ne fusse toujours pas d’accord, nous voulions, quand même sortir un coffret, pour les 20 ans de la création du groupe. Pendant ce travail, nous avons été amené à terminer des inédits, inachevés datant de 2008. En studio, nous nous sommes laissé prendre à notre propre piège, car les automatismes étaient toujours là. Et du coup, nous nous sommes posé la question d’un possible retour. Nous voulions revenir avec un nouvel album et pas juste des anciens morceaux.

Que pensez-vous de l’évolution de l’industrie musicale durant ces 8 années ?

Je n’en pense pas forcément grand-chose mais j’observe beaucoup. C’est vrai que tout cela a énormément changé, les gens n’écoutent plus la musique de la même manière. Limite, on la regarde sur you tube. Nous, nous avons pris le parti de faire un album à l’ancienne.

Internet et les réseaux sociaux ont pris une emprise quasi quotidienne dans le monde de la musique, quel regard vous portez là-dessus ?

Alors, c’est vrai qu’il y a plein de nouveaux outils à disposition des artistes et c’est formidable. Nous nous en servons aussi, car ce sont des outils précieux, quelques fois dangereux aussi mais dans l’ensemble c’est une bonne chose. Par exemple, le soir même nous avons le retour direct du public sur le concert que nous venons de donner. Mais, ça ne vaudra jamais la proximité avec les gens après le concert.

On retrouve le son Matmatah bien sûr, mais aussi de la nouveauté avec une pointe d’électro comme sur « petite frappe », pourquoi ce choix ?

Nous ne voulions pas faire du classique rock, nous souhaitions avoir des sons différents, même si nos influences majeures restent le rock des années 60 et 70. Nous souhaitions donc amener dans l’album un son plus actuel, notamment dans le traitement des guitares.

« Marée haute » est-ce un titre écrit pour une personnalité en particulier ?

Non pas du tout, même si j’ai pensé à énormément de gens en l’écrivant. Le narrateur est un personnage composite. Il est un peu ce qu’on fait de pire dans le les affaires et l’addiction au pouvoir. Nous avions peur que le titre devienne rapidement obsolète, mais avec tout ce qu’il se passe en ce moment, nous rentrons bien malgré nous dans le fil de l’actualité.

Qui a réalisé la pochette de votre nouvel album et pourquoi ce tableau de 2 visages en fusion ?

C’est un artiste grec du nom d’Adam Martinakis, qui a réalisé cette œuvre. Nous sommes tombés dessus un peu par hasard, la pochette peut correspondre à beaucoup de chanson sur le disque. Nous trouvions que c’était intéressant, notamment par le mélange des textures, à la fois vintage avec un dessin très numérique.

La tournée va à être un franc succès car beaucoup de concerts sont déjà complets, vous vous attendiez à ça ?

Non, nous ne savions pas trop où nous mettions les pieds, mais force est de constater qu’il y avait une attente. Quand on a vu petit à petit les salles se remplir, les gens nous attendaient ce qui est quand même rarissime. Et puis, il y a un réel renouvellement des générations.

Promis vous restez maintenant, car les gens ont cruellement besoin de vous pour continuer de rêver ?

Oui promis ! Nous avons déjà l’idée et l’envie de refaire un prochain album.

 

Céline Dehédin

Le 15/06/17à Sunelia Aluna Vacances – Ruoms (07) dans le cadre de l’Aluna festival.

Le 17/11/17 à l’Usine – Istres (13).

 

www.matmatah.com

 

Laisser un commentaire