Nouvelle Vague
mariaa siga

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Le 07/12/19 à l’ITAC – Le Tignet (06)

Mariaa Siga est une chanteuse qui vient du sud Sénégal, mais qui réside à Cannes depuis peu et dont nous entendons donc logiquement de plus en plus parler. Ce samedi soir, c’est l’ITAC qui investit le Pôle Culturel du petit village du Tignet pour son premier concert. Si la salle prend la forme d’une chapelle en pierre, elle n’en possède pas l’acoustique et encore moins la chaleur, avec des chaises alignées comme pour un récital de musique de chambre, on a, au départ, un peu de mal à s’imaginer partir pour la Casamance. Pourtant Mariaa va nous emporter au fur et à mesure d’un répertoire qui va du folk sénégalais à des chansons plus fusionnelles de divers styles de musiques africaines, et même un peu de reggae. Accompagné pour l’occasion d’un guitariste rythmique qui joue sur une guitare avec des cordes métalliques et d’un percussionniste aux congas, Mariaa Siga amène avec le chant en Dioula et les titres reggae une certaine originalité à sa pâte musicale typiquement « Sénégal ». Un son un peu sec à la guitare et des congas trop ronds, rends la couleur musicale globale un peu décousue mais la présence sur scène de Mariaa va rattraper le coup. En effet, elle sait tout à fait gérer un public même quand ce dernier est assis devant elle, faisant tour à tour chanter puis danser le public, elle assume bien son côté ambianceuse. Un final très émouvant et vibrant qui a emporté le public d’émotion, a conclu de me ravir de la soirée passée. Il est vraiment particulièrement savoureux de retrouver un peu de Sénégal au sein d’un petit village près de chez soi, y retrouver des amis, enfin quelques amis … avec un prix d’entrée à 12 euros trop élevé, le public habituel de ce type de concert ne s’est pas déplacé en masse et on sent là que les organisateurs en sont à leurs débuts. Le bar sur une table en plastique blanc parsemé de cannettes industrielles tout comme l’absence de toute décoration de la salle rend l’ambiance un peu trop austère et constituent aussi des points à améliorer à l’avenir, on aurait pu aussi déguster un bon plat de Thiep Sénégalais car ce ne sont pas les cordons bleus africains qui manquent dans le coin. Mais je remercie sincèrement l’ITAC et Mariaa Siga pour cet intermède empli de chaleur africaine au cœur de l’hiver, un des petits bonheurs de ma vie.

Emmanuel Truchet

 

 

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