Nouvelle Vague

MANU-EX DOLLY

Manu photo presse 2 modifs bd

Elle en a fait du chemin Emmanuelle Monet, dit Manu pour les intimes, depuis Dolly… Toujours fidèle à elle-même, toujours cette voix mêlant fragilité et ténacité, jamais de mensonges, jamais de star system, tout cela Manu n’en veut pas. Elle est de ces artistes qu’on admire, qu’on aime plus que tout, authentique et sincère… Rencontre avec la plus envoûtante des chanteuses de pop song…

 

Tu viens de sortir un EP 4 titres « Tenki Ame » en japonais avec aussi des versions différentes, des remises, des lives, d’où-te vient cet attrait pour la culture nipponne ?
J’ai toujours aimé cette culture à travers les jeux vidéo comme Zelda ou Mario, je suis une geekette, je ne vais pas m’en cacher. Après, on m’a fait découvrir les dessins animés de Miyazaki comme « Princesse Mononoké », je suis tombée amoureuse de ses univers, les dessins, la musique, le contenu etc… J’ai eu un gros coup de cœur pour le manga « nana » et j’ai eu la chance de rencontrer Suzuka Asaoka et toute l’équipe qui a monté la chaîne NOLIFE. J’ai demandé à Suzuka, si elle pensait que j’étais capable de chanter en Japonais, car je ne parle pas le Japonais. Elle a donc écrit « Suteki Ni » sur mon premier album « Rendez-Vous », elle m’a ensuite fait une démo, et j’ai tout appris en phonétique. Bien sûr si nécessaire elle me corrige dans ma prononciation. J’ai eu envie alors de poursuivre l’aventure de chanter en Japonais, et au bout d’un moment je me suis retrouvé avec « Tenki Ame » et « Amaku Ochiru », plus la traduction de « J’attends L’heure » (sur mon précédent album « La Dernière Étoile ») qui est devenu « Mô Jikkai ». J’avais donc de quoi faire un joli EP avec en plus des versions différentes, et en même temps je me suis fait plaisir avant le prochain album.
Comment s’est passé la composition du coup ? Est-ce que tu écrivais d’abord une mélodie et Suzuka posait les mots ou l’inverse ?
Pour ce projet-là, avant même de composer la mélodie, nous nous sommes concentrées d’abord sur les textes. Ensuite, les instruments se sont posés naturellement. Il est difficile par contre de passer du Français au Japonais comme sur la traduction de « J’attends L’heure » sans changer le sens de la chanson, mais nous y sommes parvenus.
Ton label « Tekini Records » et ce n’est pas anodin, est également à consonance japonaise, que signifie ce nom ?
Au départ, on voulait l’appeler « Sutekini » mais le nom était déjà pris (c’était mon premier label), vu que c’est le titre de la chanson. En fait « Sutekini » signifie glorieux, invincible, pas dans le sens guerrier, plutôt dans l’idée de confiance en soi, être fort et se sentir bien. J’ai alors demandé à Suzuka, et du coup nous avons gardé Tekini. Ce nom est une sorte de porte bonheur. Mais j’ai une anecdote en ce qui concerne le Japon, comme quoi c’était déjà un signe… Avant Dolly, le groupe s’appelait Dolly & Co, au nord du Japon, la radio Saporo avait passé un titre de Dolly & Co « No Way, No Feeling », qui est l’ancêtre de « Je Ne Veux Pas Rester Sage ». Et cette chanson a été première dans le top pendant 4 semaines consécutives.
Sur l’EP, tu es représenté sous la forme de cette jeune fille mais on ne voit jamais tes yeux, c’est par pudeur ?
Je n’ai jamais aimé me mettre en avant… Sur les pochettes, que ce soit Dolly & Co ou Dolly, je n’y figure pas par choix. D’ailleurs dans le premier album de Dolly, la maison de disque nous avait fait faire une séance photo avec des prises de vue très conventionnelles. Pendant que je me faisais coiffer avec les tresses, le photographe a souhaité, faire une photo de ma coiffure mais de dos et en fait c’est devenu la pochette de l’album, ce qui est fou c’est que la maison de disque ne voulait pas de cette pochette au départ mais dans les bacs de disque c’est celle qui se remarque le plus !
Pour finir, comment ton public a accueilli « Tenki Ame » ?
Il y a eu un bel accueil, parce on a envoyé le disque comme ça sans trop de promo et nous avons reçu beaucoup de demandes au final de la part des médias, qui étaient intéressé pour en parler. Moralité quand tu n’attends pas grand-chose, tu peux être surpris parfois. Finalement l’EP a pas mal surpris les gens car aucun titre n’a la même couleur musicale.

Jean-Pascal Roblin

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