Nouvelle Vague

MANU

ZOOM- Manu

Artiste sensible et passionnée, Emmanuelle Monet dit Manu, revient sur le devant de la scène avec une tournée, et un album « La Vérité » à venir en cette fin d’année. Rencontre avec la plus touchante des guitaristes et une femme d’exception…

Bonjour Manu, comment vas-tu ?

Et bien je t’avouerais que je suis actuellement entre angoisse et excitation, car j’ai hâte de partager le disque. J’ai validé le mastering hier et donc ça partira en fabrication la semaine prochaine…

 

Tu vas sortir un nouvel album « La Vérité » en décembre prochain… Pouvons-nous, nous attendre à ce que tu reviennes aux origines, comme à ton époque Dolly ?

C’est un peu comme ça que le disque a été présenté, bon… un petit peu malgré moi. Après « La Dernière Etoile » qui est une jolie parenthèse, je voulais revenir à quelque chose de plus brut. Lors du premier travail en studio et sur scène, c’est ce que l’on m’a dit. Ce n’est pas que j’y reviens, mais lorsque j’ai enregistré «  La Vérité », j’ai beaucoup écouté mes premières influences : les Pixies, Sonic Youth… et du coup j’ai ressorti de toutes ces écoutes, les sons de guitare que j’aime.

 

Pourquoi ce titre pour ton album : « La Vérité » ?

Au départ, c’est le titre d’un morceau, qui fait parti de l’album. C’est d’ailleurs devenu, le premier single. Lorsque nous avons fait la pochette, l’idée m’est venue comme cela et j’ai vraiment travaillé en étant sincère au maximum.

 

Avec qui as-tu collaboré sur ce nouvel album ?

Avec toujours la même équipe bien sûr, Matt Murdoch, mon compagnon, qui a fait des solos de guitare. J’ai enregistré avec Fred Jakubiak, au Studio Planet Live. Il y aussi Laurent Duval, mon bassiste qui est venu poser son instrument. Je suis assez fidèle en général, pourquoi changer une équipe qui fonctionne ?

 

Qui a fait la pochette de l’album ?

J’ai travaillé avec Nicolas Hitori, le même graphiste que sur l’EP « Tenki Ame ». Comme j’adore ce qu’il fait, je lui ai proposé de faire une pochette en adéquation avec l’album mais, quelque chose en noir et blanc. Du coup je lui ai confié, tout l’artwork.

 

Quel recul as-tu aujourd’hui sur ta carrière, commencée en 1989 ?

Je n’écoute pas ce que j’ai fait avant, mais quand je tombe sur des vieilles productions, je me dis : « Oh mon Dieu ! ». Je m’autocritique beaucoup en fait. J’ai le recul de me dire, que la vie est faite de rencontre, et j’ai la chance d’en faire de très belles, et d’avoir un joli chemin ! C’est dur pour tout le monde, mais nous en sortons plus fort ! Grâce à ce nouvel album, j’ai appris que je pouvais faire les choses toute seule, et du coup cela m’a donné énormément confiance en moi ! Je me dis qu’à mon âge, j’ai encore plein de choses à faire et à dire. Au bout d’un moment, lorsque le succès a été là, puis un peu moins, puis de nouveau, je pourrais m’épuiser artistiquement mais ce n’est pas le cas.

 

Nous réserves- tu des surprises lors du concert du 04/12 au Gibus, avec des invités ?

Comme il s’agit de la sortie de l’album, dans un club, nous allons nous concentrer sur tous les morceaux que nous allons faire, pour que les musiciens s’approprient tout le nouveau répertoire. Je ne sais pas, s’il y aura des invités mais attendez-vous à des surprises, car nous revisitons les anciens morceaux, et nous allons refaire des morceaux de Dolly. En première partie, il y aura aussi, le groupe Supervision 3, avec Boris Jardel, Cathy Gerber et Stephen Fozard.

 

Penses-tu refaire des titres en japonais, comme sur ton magnifique EP « Tenki Ame » ?

Au départ, je m’étais dit que chaque album aurait son titre en japonais et puis finalement je ne l’ai pas fait sur « La Vérité ». Cet EP, continue sa vie à l’étranger, le digipack est parti au Japon pour être présenté. De toute façon j’adore cette langue et j’aimerais beaucoup retravailler avec Suzuka.

Céline Dehédin

Le 13/11 au Poste à Galène- Marseille (13) et le 14/11 au Rat’s – Puget-sur-Argens (83)

www.manu-friends.com

 

 

 

 

 

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