Nouvelle Vague
MA PLYALIST- STéphane Galland-Radio Grenouille

Stéphane Galland, programmateur musical et journaliste pour Radio Grenouille

PRÉSENTATION :
La poésie du monde, son mouvement, sa vision critique, via la musique notamment, me nourrissent. Jusqu’ici je coordonne les actions musicales de Grenouille, où je suis aussi journaliste et animateur. À l’avenir je souhaite approfondir le travail de mon alter ego M.OaT (également DJ) via Le Coton Club (l’émission), autour de l’espace afro-atlantique, en associant toujours plaisir et réflexion.

MUSIQUE :
« Malibu » d’Anderson Paak, prodige américain qui associe sensualité soul, authenticité hip hop et mouvement funk avec en ligne de mire l’esprit du jazz, dans un esprit très actuel et accessible.
CINÉMA :
J’ai pris une claque avec « The Revenant » d’Iñárritu, les exploits cinématographiques qui le sous-tendent, sa vision sans concession de la nature (y compris humaine) et du choc des cultures.
LIVRE :
Je relis « Mumbo Jumbo » d’Ishmael Reed. C’est un peu ma « bible » : une lucidité fantasmagorique jouissive au service d’une vision du monde et de la musique salvatrice.
CONCERT :
Un DJ set plutôt, celui de ThristianBPM au Worldwide Festival sur la plage à Sète en 2015 : vibrations house et afros, clôture et baignade avec Sun Ra dans les oreilles… Magique !
EVENEMENT :
Rien ne m’a plus transformé intérieurement que le fait d’avoir des enfants, et ça continue tous les jours.

MA PLUS GRANDE ÉMOTION MUSICALE :
Si je dois choisir alors je reviendrais à ma première émotion vraiment bouleversante : la découverte de la musique de Charlie Parker avec « Bird ». Un film critiquable mais qui a été ma clé d’entrée dans une quête qui n’a pas cessé depuis, de poésie, de musique, d’authenticité, quelque soit le genre ou l’époque.

MON ESPOIR POUR LE FUTUR :
Je suis de nature assez pessimiste, et l’espoir me semble relever de plus en plus de l’utopie. Une utopie nécessaire donc ! La musique, art universel et abstrait par excellence, m’aide à la maintenir vivace. Si espoir il y a pour les générations qui viennent, il me semble qu’il ne passera que par plus de conscience de qui nous sommes et d’où nous venons, pour dessiner ensemble un avenir vivable.

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