Nouvelle Vague

MA PLAYLIST : ELODIE BARBELIVIEN

Responsable communication théâtre Le Carré (Sainte-Maxime – 83)

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#NVmagMaPlaylist

 

Ta personnalité, ton parcours?

Issue d’une famille évoluant dans le milieu du spectacle, j’ai été 10 ans journaliste avant de devenir Responsable de Communication du Carré à son ouverture il y a bientôt 11 ans. Des artistes du monde entier et de tout horizon passent par notre Théâtre, où j’ai appris à élargir mon horizon artistique et fait d’incroyables rencontres.

Ta playlist ?

Musique : Mes groupes préférés sont mes piliers depuis plus de 20 ans et ne me déçoivent jamais. Metallica avec Hard Wired to Self Destruct, et son titre éponyme. Un retour au « dur » pour ce groupe qui est pour moi l’incontestable plus gros rock band du monde. Et cet été au détour des ruelles de mon village, j’ai rencontré Lars Ulrich. Un immense moment d’émotion. Il y a aussi Depeche Mode, qui a su traverser les époques sans se renier. Sur scène, Dave Gaham reste le chanteur le plus envoûtant (et sexy) que je connaisse : son échange d’énergie avec le public est complètement incroyable. Sinon, j’ai récemment eu un véritable coup de coeur pour le dernier album du groupe Varois Factice « Somebody Else » : à découvrir absolument sur les plateformes !

Cinéma : “Arizona Dream” d’Emir Kusturica. Tout y est : le génie et la folie de Kusturica, le meilleur de Johnny Deep, un Jerry Lewis étonnant, Lily Tailor et Vincent Gallo, seconds rôles qui crèvent l’écran, la bande son extraordinaire de Goran Bregovic, la voix d’Iggy Pop …

Livre : Tous les livres de Philippe Djian, inconditionnellement. J’ai découvert cet auteur quelques jours après mon bac. Dans la torpeur de l’été parisien, j’ai dévoré nuit et jour tout ce qu’il avait écrit et me jette comme une junkie en manque sur tout ce qu’il publie depuis. Cet auteur me colle à la peau, quel que soit son sujet ou son personnage. Je me retrouve tellement dans son écriture et ses introspections [ « Bleu comme l’Enfer » est peut-être quand même mon préféré]. J’ai pu le rencontrer lors de sa venue au Carré en 2011 dans le cadre du spectacle de Lectures Musicales avec Stephan Eicher. J’ai été hyper impressionnée par la simplicité de cet homme, à la hauteur de son talent fou. Dans un autre registre, mais pas tant, « L’attrape-coeurs » de J.D Salinger continue à me bouleverser par son écriture « à bout de souffle » qui exprime si bien le bouillonnement rageur de la jeunesse. Je l’ai installé d’office dans la bibliothèque de ma fille de 16 ans.

Concert : Le dernier en date : Kiko Loureiro à Nice à l’Espace Magnan en février, accompagné de Felipe Andreoli et de Bruno Valverde d’Angra. J’ai été complètement captivée par le talent de ce guitariste, et dans des conditions incroyables puisque nous étions à quelques centimètres de lui. C’est en plus un garçon d’une grande gentillesse, je le suis désormais sur Instagram, en mode groupie ! Merci à mon (futur) mari, responsable d’Angra France et Kiko Loureiro France, pour cette magnifique découverte.

Événement : Le 1er Download Festival à Paris en 2016. Quand de ta place sans bouger, tu peux voir Gojira, Deftones et Iron Maiden, c’est le rêve. Contraintes professionnelles et familiales obligent, je n’ai toujours pas pu « faire » le Hellfest mais ce sera une de mes priorités en 2021.

Ta plus grande émotion musicale ?

Metallica à l’hippodrome de Vincennes en juin 1993 pour la tournée du Black Album. Collée à la rambarde devant Lars Ulrich (déjà lui), trempée, pleine de boue. La première partie était assurée par un Suicidal Tendencies au top de son talent, avec à la basse Robert Trujillo est désormais un des 4 horsemens. J’avais 14 ans. Je ne m’en suis toujours pas remise !

Ton espoir pour le futur ?

J’aimerais que l’industrie musicale et le milieu culturel en général opèrent un retour au source et soutiennent mieux les « jeunes » artistes. C’est évidemment génial de programmer des têtes d’affiche, mais c’est encore plus fort d’accompagner la création. Combien de génies se sont découragés faute de soutien ? Donner une chance, et surprendre le public en lui présentant du nouveau, du frais, de l’inédit, c’est ça aussi le coeur de nos métiers et de nos missions de service public !

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