Nouvelle Vague

LOW

20 décembre 2017 ZOOM Aucun commentaire sur LOW

 

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Alan Sparhawk et Mimi Parker commencent leur carrière en 1994 avec l’album « I Could Live In Hope ». Avec un son au carrefour de Galaxie 500, The Mamas & The Papas et Cocteau Twins, ils passent en 1998 sur le label ambient-rock référence Kranky (Godspeed You Black Emperor!, Labradford, Windy & Carl, Pan American, etc.) et sont maintenant chez les illustres Sub Pop (Nirvana, Soundgarden, Afghan Whigs, Beach House, etc.). À la tête du label Chairkickers, ils sortent divers side projects ainsi que les disques de leurs amis. En 2003, Radiohead les choisit pour faire leur première partie mondiale, les exposant à un public encore plus vaste. Les bassistes qui les accompagnent se succèdent et le groupe est toujours présenté sous forme de trio. Mariés et amis depuis l’enfance, chacun complétant les phrases de l’autre, marque de l’harmonie rare qui les caractérise au-delà du mariage parfait de leurs timbres de voix, Low nous parle renouvellement créatif, émotions et sentiments inexprimables difficilement traduisibles. Entretien à la Union Chapel de Londres à l’occasion d’un passage-éclair en Europe pour 2 concerts exclusifs arrangés pour orgue d’église et boîte à rythmes.

Étiez-vous déjà musiciens avant de vous rencontrer tous les deux ou est-ce quelque chose que vous avez commencé ensemble ?

Alan : Nous avions 9 ans quand nous nous sommes rencontrés. Depuis l’école primaire, on a grandi ensemble et je pense que vers 12 ou 13 ans, tu étais dans le groupe de l’école à jouer des percussions…

Mimi : Et à chanter avec ma famille.

A : C’est vrai, en fait, tu chantais probablement…

M : Je chantais un peu.

A : Nous chantions tous avant.

Est-ce seulement une fois que vous avez été ensemble que vous avez réalisé que vos voix se mariaient bien ?

A : Oui. Tu sais, nous aimions à peu près le même type de musique quand nous étions jeunes, donc ça nous rapprochait, et pour moi, écouter et aimer la musique me semblait naturel, chanter et jouer de la guitare.

Avez-vous commencé Low de suite ou essayé d’autres choses avant ?

A : J’étais dans quelques groupes quand j’avais 18, 19, 20 ans, et je suis arrivé à un moment où j’ai réalisé que je préférerais essayer quelque chose de différent avec Mimi.

Est-ce que le nom du groupe a quelque chose à voir avec l’ambiance de vos premiers albums ? [« Low » peut signifier « abattu, déprimé »]

A : Bien sûr. Oui, le nom est venu très tôt alors que nous étions en train d’essayer de comprendre ce que nous voulions faire, ce qui nous intéressait et ce que nous voulions expérimenter. Il nous semblait évident… il est minimal et évocateur d’un certain feeling…

Aux débuts du groupe, vous ne pouviez pas prévoir ce que Low allait devenir, mais étiez-vous tout de même décidés à faire carrière ?

M : Oui. Nous ne pouvions certainement pas le prévoir mais je suppose que nous étions prudemment optimistes.

A : Oui. Nous avions écrit des chansons entières et fait un concert qui s’est avéré vraiment engageant et intéressant qui nous a donné envie de renouveler l’expérience, alors bien sûr, on s’autorise à rêver un peu, mais tout a toujours été une surprise. Nous avons été vraiment surpris quand nous avons été invités à New York pour enregistrer avec Kramer qui a fait notre premier album, et il y a eu un effet boule de neige à partir de là: il a passé les enregistrements à quelqu’un qui avait un label et qui s’est intéressé à nous. Tout ce qui s’est passé, vraiment, nous a échappé des mains assez tôt, et ça a commencé à décoller.

Au fil du temps, de plus en plus de chansons joyeuses sont apparues dans votre discographie. Était-ce quelque chose que vous auriez toujours pu faire ou êtes-vous vraiment devenus plus joyeux avec le temps ?

M : (rires) Je pense que nous avons peut-être diminué nos… je ne veux pas dire « contraintes », mais quand nous avons commencé, nous avions une idée forte. Tu sais, nous voulions garder ça très minimal et je suppose que l’ambiance n’était pas forcément…

A : L’ambiance des débuts nous indiquait un minimalisme et des chansons simples. Je pense qu’au fil du temps, on ne s’est jamais dit «on va faire des chansons pop». Je pense que la minute où tu commences à essayer d’écrire une chanson, tu réalises quelles sont les possibilités. Parfois, ça sort de toi naturellement. Je veux dire, je ne m’assois pas en me disant «OK, on va écrire des chansons vraiment pesantes et parler d’à quel point tout est merdique», tu sais. Ça sort simplement…

M : (rires) Et ça fonctionne dans l’autre sens aussi !

A : Ça fonctionne dans l’autre sens. Parfois, tu seras surpris que quelque chose de très positif, heureux ou optimiste puisse sortir à une période où tu ne l’es pas du tout … (rires). Je ne sais pas, c’est juste par respect pour ce qui se produisait. Tu sais, d’habitude, tout ce que nous écrivons, nous le considérons et le regardons de près du genre « Comment on fait pour celui-là ? Est-ce qu’il nous pousse au-delà de nos limites positivement ou est-ce quelque chose que nous devons essayer de mettre en perspective ? » Non, je ne sais pas si nous sommes plus heureux. Je pense que nous sommes juste… c’est pareil. C’est la même entreprise. C’est le même mélange d’espoir et de frustration, tu sais.

Les morceaux sonnent tout de même plus vifs.

A : Bien sûr. Tu vis un peu plus longtemps, et nous étions plus jeunes. Nous ne sommes pas cyniques. On partait d’un endroit et on explorait lentement ce qui était possible, et même, je pense que nos chansons les plus joyeuses ont un peu d’obscurité en elles, et pour moi, c’est plus intéressant.

M : Oui, je pense qu’en vieillissant, on se rend simplement compte: «Nous pouvons faire ce que nous voulons, et si ceci arrive, faisons-le, si cela arrive, faisons-le ». Donc, je pense que oui: plus on vieillit, plus on devient mature et l’on réalise que l’on n’a pas à se mettre dans une boîte. On n’a pas à se voir d’une seule manière…

A : Après un certain temps, tu fais confiance dans le fait que tout ce que tu crées va dans la bonne direction.

M : Oui.

A : C’est naturel, soit parce que tu le fais depuis si longtemps ou simplement parce que finalement tu réalises que «Voilà, c’est ça qu’on fait !»

Entre l’album de remixes «owL» [en 1998] ou le side project Hospital People [Alan Sparhawk et Zak Sally en 2001], il semble que vous ayez toujours eu un intérêt pour la musique électronique, mais vous semblez avoir pris pas mal de temps pour l’implémenter dans vos albums [graduellement à partir de 2004]. Pourquoi donc ?

A : Eh bien, je ne suis pas sûr ! Nous avons toujours barboté dedans et à la maison. Dès le début, je me souviens que nous avions des synthétiseurs et des boîtes à rythmes et nous expérimentions toujours avec ça pour voir ce qui se passait… Pendant de nombreuses années, nous étions peut-être plus concentrés sur notre façon de jouer en concert. On jouait beaucoup et beaucoup de choses étaient basées sur ce format, et à différents moments on essayait des trucs. Hospital People était une sorte de side-project que je faisais sur 4 pistes et puis à un moment on a fait un single pour un ami… Quant à l’expérimentation… Chaque fois que tu entends parler qu’on a un disque qui sort, d’habitude il y a probablement beaucoup de contenu derrière ça où nous avons expérimenté et essayé, et que nous avons peut-être poussé à l’extrême. Tu apprends quelque chose de là et ensuite tu le ramènes au principal… Pour ce dernier disque, nous avons travaillé avec un producteur qui est à fond dans le hip hop et la musique électronique et j’aimais son esthétique et la façon dont il approchait ça, donc ça semblait être la façon la plus honnête et la plus adéquate de rentrer dans cet élément. Les choses sur lesquelles nous travaillons maintenant pour le prochain album, vont encore plus loin dans cette direction, mais je ne pense pas que nous voyons le groupe passer de « acoustique/électrique » à « électronique ». En fait, nous sommes très prudents à ce sujet. Je ne sais pas si c’est parce que nous sommes des Américains du Midwest ou quoi mais on est toujours un peu coincés genre « de la musique électronique ! », tu vois ce que je veux dire, mais il y a aussi un peu de « Cette musique électronique est la direction que prend la tendance ». Mais peut-être que si tu t’assois, que tu observes et que tu essaies différents éléments en te disant « OK, est-ce moi ? Cet élément est-il moi ? Non, d’accord, on va essayer … Oh, d’accord, je vois quelque chose que je peux faire avec ça, ou … », tu sais. Je pense que nous aimons digérer.

M : Lentement.

A : À un rythme où nous puissions vraiment intégrer ça honnêtement, tu vois. Je préfère passer du temps en moi et en ressortir plus tard que de bondir, genre « C’est quoi ça ? Ok, faisons ça ! »

À ce jour, vous avez sorti 3 disques spécifiques à Noël. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

A : Eh bien, en 24, 25 ans [de carrière], au final, il faut bien (rires) empiler quelques chansons de Noël… Le disque de Noël que nous avons fait à l’origine [« Christmas » en 1999] était très désinvolte quand nous l’avons sorti. Nous pensions que ce serait une bonne chose de le vendre aux fans lors des concerts et que c’était juste une petite chose, mais pour une raison que j’ignore, ici [en Angleterre], ils l’ont joué à la radio et il a eu beaucoup plus de potentiel que nous pensions. Alors tu vois, c’était sympa, et John Peel a été très gentil avec a vraiment défendu « Christmas ». Donc oui, à bien des égards, c’était une surprise pour nous, c’est quelque chose qui a fini par devenir beaucoup plus gros, et du coup, nous avons donné beaucoup plus de concerts de Noël.

Et vous avez récidivé avec un 45 tours [« Santa’s Coming Over » mais aussi « Some Hearts (At Christmas Time) »] …

M : Oui, nous en avons fait quelques autres. Mais si tu y penses, ça a pris du temps. Le premier est sorti en 1999, alors il nous a fallu 17 ans pour faire quoi ? 14 chansons ?

Mais par exemple, vous n’allez pas en faire un pour Pâques ?

M : Ah non, on ne va pas en faire.

A : Ça fait beaucoup de métaphores imagées.

M : Nous n’avons pas cette joie de Pâques, je suppose.

A : Quelle partie on vendrait ? La mort ou la résurrection ?

Le fait que vous êtes de croyance mormone a toujours fait partie de la façon dont les médias vous ont dépeint. Est-ce que vous-même, personnellement, vous établissez un lien entre votre religion et votre musique ?

A : Je pense qu’en général, en quelque sorte… oui. Je veux dire, si ta religion fait partie de ta perception du monde, de qui tu es et vers où nous allons. Ça…

M : Ça s’infiltre.

A : Ça s’infiltre dans tout ce que tu crées.

M : Nous n’avons jamais entrepris d’écrire des hymnes ou de prêcher.

A : Oui, on ne s’est jamais vraiment mis en quête de ça.

M : Mais je pense que c’est juste que ça…

A : Ça ressort.

M : Oui.

A : Ça ressort à cause de qui nous sommes.

Êtes-vous ennuyés que cela ressorte dans les médias?

M : Eh bien, tu sais, c’est vraiment ressorti ici, en Angleterre, bizarrement.

A : Oui, en Amérique, ils avaient trop peur d’en parler.

M : Ouais, l’Amérique n’a pas trop insisté là-dessus.

A : Mais clairement, c’était assez nouveau pour les Britanniques. Et ensuite le reste de l’Europe, elle s’y est mise aussi…

M : Ouais, je ne vois pas vraiment pourquoi, tu sais… si c’est vraiment important. Je pense que la presse a juste repris ça parce que c’est nouveau. Tu sais, on n’est pas nombreux… Il y a bien eu The Osmonds à l’époque…

A : Oui. Une poignée de gens ici et là mais je veux dire, ça ne me dérange pas. Une fois de temps en temps, quelqu’un nous interviewe et vient nous dire: « Qu’en est-il de ce problème et de ce qui se passe dans le monde aujourd’hui ? ». Je suis toujours un peu prudent parce que je dis « Eh bien … je ne suis pas un expert. Et je ne suis en aucun cas un porte-parole de l’église, tu vois. Il est donc un peu maladroit parfois de répondre à des questions qu’on devrait en fait demander à quelqu’un d’un peu plus officiel dans l’église, mais … oui, ça ne me dérange pas. Je pense que les gens se rendent compte que c’est en fait une religion très ouverte et accueillante, pleine d’espoir. Pour le meilleur ou pour le pire, cela aide à naviguer dans le monde de nos jours de certaines façons. Aussi, elle est vraiment axée sur la famille, ce dont je ne pense pas que quiconque puisse être terriblement en désaccord. Je pense que c’est probablement la clé d’un avenir prometteur que les familles se renforcent et se soutiennent les unes les autres. Bon, je commence à radoter, mais … Ouais, pourquoi ? Pourquoi veux-tu savoir ? (rires)

Chairkickers a commencé comme label de disque et de publishing pour d’autres artistes, mais les activités semblent avoir ralenti. Qu’est-il arrivé ?

A : Eh bien … C’était amusant. Ça m’a donné l’occasion de sortir un tas de disques pour quelques amis et certains de ces disques étaient vraiment sympas, ça leur a donné un petit coup de pouce pour démarrer leur carrière. Ils ont pu avancer et faire plus de choses, mais euh… on a commencé un label au pire moment possible pour lancer un label. Je ne savais vraiment pas comment le faire. La clé était d’être bon à promouvoir sur Internet mais j’étais assez perdu… et le label était trop petit pour vraiment tenter de faire de la compétition, donc après avoir perdu une certaine quantité d’argent, on s’est dit «OK, eh bien on va le laisser reposer un moment ». Mais on a tout de même sorti de bons disques…

Avez-vous l’intention de le réutiliser, de continuer ?

A : Je ne sais pas. Nous avons un disque Black-Eyed Snakes [projet rock de Alan Sparhawk, Bobby Olson & Brad Nelson] qui est terminé et Mimi va bien trouver un moyen de le sortir… ou peut-être que je vais devoir le faire moi-même, une fois de plus.

M : Haha, ouais, peut-être.

Avec chaque nouvel album, vous parvenez toujours à offrir un nouveau côté inattendu, comme «Drums And Guns» [2007] incorporant plus d’électronique ou «The Invisible Way» [2013] qui revient à des instruments exclusivement acoustiques et électriques. Est-ce que vous essayez consciemment de faire en sorte que les gens ne sachent pas ce que vous allez faire ou tentez-vous même de les dérouter, les surprendre ?

M : Honnêtement, nous le devinons. Tout le temps.

A : Je pense que nous essayons toujours d’aller de l’avant, en essayant toujours de voir ce qu’il y a d’autre, soit en élargissant ce que nous venons de faire, soit, si nous avons l’impression d’avoir atteint un point avec une certaine approche, on change, tu vois… Il n’y a rien de plus revigorant, que de changer et s’obliger à penser différemment. Après « The Great Destroyer » [leur album de 2004], j’avais l’impression que nous avions atteint atteint un sommet avec une certaine approche, et oui, je me souviens finir ce disque. Quand nous le terminions, je me disais « Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire après ça ? Il va obligatoirement y avoir un changement », et pareil avec « Ones And Sixes » [2015]. Avec « The Invisible Way » [2013], on suivait un certain instinct, et c’est vraiment arrivé comme une évidence que c’était l’étape suivante. Je pense que très tôt, on se demande « Hmm, je me demande ce que les gens penseront de ça », et on a appris très tôt que les fans répondaient plutôt bien au fait qu’on essaie des trucs. On expérimentait et on essayait différents éléments, et tout le monde semblait être assez ouvert à cela, alors je pense que ce n’a jamais vraiment été une question. Nous essayons juste de toujours aller de l’avant et essayer de faire quelque chose. Je pense que si j’étais un fan du groupe, je trouverais ça plus attachant que d’avoir constamment quelque chose que tu vas toujours aimer. Je préfèrerais les voir se démener pour sortir quelque chose de nouveau, et puis, parfois, ça fonctionne, tu sais. (rires)

On vous a commandé un concert entier à l’orgue d’église aujourd’hui, ce qui est assez surprenant. Comment est-ce arrivé ?

A : Ouais ! Nous avons fait un spectacle de Noël ici [Union Chapel] en Décembre dernier et l’organisatrice, la personne qui supervise l’orgue ici [l’organiste Claire M Singer] était en train de préparer ce festival, et elle nous a approchés pour voir si nous voulions participer. C’était tout de suite une très bonne idée. Bien sûr, ça s’est changé en « Oh non ! Qu’allons nous faire ?! »

Eh oui ! Du coup, techniquement, combien de temps cela vous a-t-il pris pour le préparer ?

A : Nous avons écrit des trucs de façon irrégulière depuis que nous enregistrons [le nouvel album] de toute façon, nous avions donc du contenu en développement, des idées arrivaient, et puis, je dirais peut-être que les deux derniers mois ont été plus du genre « Bien, concentrons-nous et assemblons tout ça ». Steve [Garrington, leur bassiste depuis 2011] a vraiment travaillé dur. C’est un bassiste et il joue aussi des claviers, mais apprendre à opérer un orgue d’église a vraiment été un gros truc, il a sauté à pieds joints dedans, il s’y est vraiment immergé. Ça a été assez intense comme préparation. C’est étrange parce que c’est une palette et un arrangement tellement différents pour tout que c’en est déroutant. Parce que tout ce tu as comme petits repères auxquels tu es habitué, du genre « Oh ouais, cette guitare sonne bien ! OK, la basse sonne bien ! OK, les tambours sonnent bien ! » Toutes ces choses ont disparu. Alors tu te retrouves à faire « Ah ». C’est difficile à dire. « On sonne bien là ?  » (rires), genre « C’est quoi ça ? » et « Est-ce une bonne version du morceau ? », tu vois.

Est-ce un concert unique, du coup ? Vous allez l’enregistrer ?

A : On le joue deux fois. Nous allons tenter de l’enregistrer.

M : Oui, nous verrons.

A : Nous enregistrons les concerts et voyons comment ça se passe et peut-être que nous l’enregistrerons plus en détail.

M : Nous avons un autre concert d’orgue lundi [16 octobre 2017] à Amsterdam, puis nous verrons.

Quels sont vos projets d’avenir ? Avez-vous un nouvel album en cours ?

M : Oui ! On va finir ça plus tard.

A : On espère finir…

M : Dans les 2 prochains mois [d’ici décembre 2017]

A : Encore une ou deux séances d’enregistrement pour le finir et ensuite…

M : Ensuite nous verrons.

A : Au mieux, il sortira d’ici le printemps [2018]. Espérons avant l’été.

Est-ce qu’il va encore dans une autre direction ?

A : Eh bien, nous travaillons avec la même personne qui a fait « Ones And Sixes », mais clairement, c’est encore confus…

M : On plonge dans l’inconnu…

A : C’est même plus profondément dans l’inconnu que nous n’avons jamais été avec celui-ci…

M : Oui.

A : Espérons qu’il va retomber sur ses pieds !

M : Oui.

Dernière question un peu technique, concernant les albums que vous avez sortis sur Vernon Yard à l’époque qui ont été réédité en vinyle. De nombreuses personnes se plaignent qu’il s’agit juste de transferts CD. Comptez-vous les ressortir « correctement » depuis les masters originaux ?

M : On aurait besoin des masters pour faire ça ? Je ne pense pas que nous les ayons.

A : Le label pourrait bien les avoir. Tu vois, Vernon Yard était une filiale de Virgin qui a ensuite rejoint Universal. Et donc, ces bandes sont quelque part au fond de la boîte sale en carton de quelqu’un au fond d’un placard quelque part, donc, les rééditions … ouais, nous n’avons aucun contrôle sur elles. Je veux dire, ils les possèdent…

Mais c’est quelque chose que vous souhaiteriez faire, les rééditer ?

A : Oh oui. J’adorerais pouvoir les remasteriser correctement et faire une sortie vinyle. Je veux dire… ceux qui ont été faits…

Ceux sur Kranky ?…

A : Ceux sur Kranky sont super !

M : Les Kranky, ouais.

A : Joel [Leoschke, co-manager de Kranky] fera toujours un très bon boulot en s’assurant que tout soit de bonne qualité à la masterisation, en particulier du vinyle, mais ouais, les rééditions qui sont sorties récemment [des albums à l’origine sur Vernon Yard] étaient vraiment hors de notre contrôle et c’était juste « Tiens ! Quelqu’un a payé la license pour le faire… d’accord… » Peut-être qu’ils nous enverront quelques exemplaires alors. Enfin, ça va. Peut-être qu’un jour, nous aurons le contrôle sur tout ça, mais bon, ça pourrait être pire.

Christopher Mathieu

www.chairkickers.com

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