Nouvelle Vague

LOUISE ATTAQUE

ZOOM-Louise Attaque

Louise Attaque, l’incontournable groupe français aux nombreux succès comme « Léa », « Ton Invitation » ou encore « J’T’Emmène Au Vent » est de retour. Après dix années d’absence, ils sortent « Anomalie », album de retrouvaille qui leur permet de remonter sur scène. Le groupe a retrouvé son inspiration comme s’il ne l’avait jamais perdu. Echange avec Gaëtan Roussel. « Il faut vivre des choses pour avoir des choses à raconter, se retrouver. »

 

Vous avez décidé de reformer le groupe Louise Attaque, comment en êtes-vous venu à cette possibilité de revenir ensemble sur un album, après une aussi longue séparation ?
Il y a eu plusieurs étapes avec d’abord une longue période sans. Il y a cinq ans, pour un Best Of, nous avons fait un morceau pour donner quelques nouvelles de nous. Puis, il y a deux ans nous avons rejoué ensemble lors d’une émission télé que je faisais dans le cadre de ma « carrière solo ». C’est le temps qui a proposé que ça se passe maintenant. Nous avons beaucoup discuté ensemble, nous sommes passés derrière nos instruments. Nous avions besoin d’évoluer, de faire le point et de se ré-apprivoiser peut-être aussi. Des choses ont changé, comme le fait que nous sommes passés de quatre à trois, ainsi que notre entourage.

Vous êtes passés de quatre à trois, avez-vous dû réapprendre à travailler ensemble ? Ou vous avez gardé vos vieilles habitudes ?
Dès le départ, avant même que nous nous retrouvions, il y avait une intension quand nous étions autour d’une table pour discuter tous les quatre. Il y avait des petites portes d’entrées, des idées de comment avancer et peut-être essayer de retrouver la dynamique du premier album. Robin, le bassiste, et moi, nous échangions nos idées, puis nous les présentions, à l’époque à Alexandre, et à Arnaud le violoniste. Nous avons travaillé autrement. Nous avons repris un batteur tardivement et nous avons aussi un nouveau producteur, tout cela a bousculé nos habitudes. Mais nous avons retrouvé cette dynamique.

Comment se passe vos enregistrements et vos répétitions ?
Ça n’a jamais vraiment été pareil. Sur le premier album, nous avons commencé à jouer ensemble parce que nous avions envie de faire des concerts. Nous avons enregistré le premier album en jouant en studio ce que nous jouions sur scène. Pour le dernier, avec notre petit matériel, nous avons travaillé dans beaucoup d’endroits différents pas forcément destinés à l’enregistrement. Ça s’est construit un peu couche par couche. Nous avons réuni tout ça et nous l’avons confié à Oliver Som, le producteur. Puis nous avons mis le tout d’aplomb dans un studio à Paris.

Pourquoi ne pas avoir continué Louise Attaque en parallèle de vos projets personnels ?
Nous nous sommes séparés parce que nous n’étions plus inspirés ensemble. Ce n’était pas parce qu’un de nous avait envie, besoin ou décidé de faire une carrière solo. Avec Louise en pause chacun a fait autre chose. Si nous nous sommes arrêtés il y a 10 ans c’est parce que nous n’avions plus d’idées.

Vous n’étiez donc plus inspirés ensemble, comment cette inspiration est-t-elle revenue ?
Je pense que c’est le fait d’avoir rencontré d’autres personnes dans d’autres contextes. Il faut laisser passer du temps pour se retrouver, c’est le propre des relations humaines. Nous avons eu la chance que Louise soit en sommeil et que nous vivions d’autres choses. L’inspiration est revenue à travers ce que nous avons pu vivre. Il faut vivre des choses pour avoir des choses à raconter, se retrouver.

Votre nouvel album « Anomalie » est sorti le 12 février. Est-ce un simple album de retrouvailles, ou allez-vous encore continuer ensemble sur d’autres projets ?
Je ne saurai pas vous répondre, car nous ne fonctionnons pas comme ça. Nous avons retrouvé le studio parce que nous ne voulions pas remonter sur scène sans quelque chose de nouveau. Notre projet était de voir si nous arrivions encore à faire des chansons ensemble, de les enregistrer et d’aller sur scène. Nous avons sorti un disque avec une grosse tournée. Aucun de nous trois aujourd’hui n’a envie que les choses qu’il a vécu à coté ne s’arrêtent et personne ne pourrait être sur deux tournées en même temps. C’est une question de temps mais je n’ai pas la réponse.

Quel est votre meilleur souvenir jusqu’à présent ?
Il y en a plein mais par exemple il y a 20 ans au studio ICP à Bruxelles où de grands noms sont passés. Nous allions enregistrer avec notre idole, le chanteur du groupe Violent Femmes, c’était un grand moment. Puis dans un autre registre, quand Robin et moi nous nous sommes retrouvés sur le titre « Du Grand Banditisme » du dernier album. C’était très rassurant de voir que ça remarchait bien mais aussi effrayant parce que nous avions l’impression que les dix ans étaient la vieille.

 

Cindy Lombardo

Le 13/04 au W – Bourges (18), le 18/06 à la Sunelia Aluna Vacances – Ruoms (07), le 24/07 au Théâtre Antique – Arles (13) et le 26/07 sur la Place Masséna – Nice (06).

www.louiseattaque.com

 

 

 

 

 

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