Nouvelle Vague

LOUIS BERTIGNAC

ZOOM-LOUIS-BERTIGNAC

Parler de Louis Bertignac c’est un peu comme évoquer une sorte d’espèce en voie d’extinction. Une espèce aillant marqué son temps à grand coup de riffs de guitares et de solos ravageurs, une espèce intemporelle, à l’image d’un Keith Richard ou d’un Jimmy Page au look ravageur et au talent incontesté. Une espèce qui n’existe plus ou presque de nos jours, mais qui continue tout de même à faire parler d’elle après 40 ans de carrière. Rencontre avec une légende du rock hexagonale.

 

J’ai vu que vous étiez actuellement en studio pour votre nouvel album, est-ce que ce retour à la création vous fait du bien après 3 ans d’attente ?

Oui c’est très agréable, l’album à vraiment « la gueule » que je voulais, il est à la fois rock et mélodieux et je suis très content de la tournure que prend ce dernier en effet.

 

Comment se passe la création en studio ? Vous faites tout vous-même ou c’est un partage d’idées qui permet la construction de ce dernier ?

Je travaille tout seul, je fais les maquettes et quand tout me convient je propose à la troupe qui me suit. Du coup pour cet album je suis parti à Miami enregistrer avec le batteur et le bassiste de mes rêves. On a enregistré en 4 jours, c’était presque trop facile (rires) et une fois tout le travail accompli là-bas je suis retourné en France pour retravailler le tout.

 

Qui sont ces deux musiciens ?

Le bassiste s’appelle Leland Sklar, je le connais depuis tout petit, c’est un peu le bassiste de mon enfance et jouer avec lui était un peu comme un rêve. Le batteur quant à lui s’appelle Chad Cromwell, c’est sur internet que je l’ai entendu pour la première fois et j’ai trouvé son jeu extra. Je lui ai donc proposé de travailler sur mon nouvel album et il a accepté. On s’est éclaté pendant 4 jours à Miami, c’était une expérience géniale.

 

Qu’attendez-vous de ce nouvel album ? Et le public quant à lui doit-il s’attendre à quelques surprises ?

L’album n’est rien d’autre que du Bertignac, le public me connait et il ne sera donc pas énormément surpris, mais il y a quand même 19 nouveaux titres qui partent un peu dans tous les sens. Il me plait beaucoup en tout cas et c’est déjà une bonne chose en fait car je ne pense pas qu’il décevra mon public.

 

« Grizzly » votre dernier album est sorti depuis 3 ans maintenant et ce dernier a depuis été salué par la critique et par le public, quelle vision avez-vous sur cet album désormais ?

J’en suis très fier. Cet album a été fait très vite, c’est presque un album live en fait. Tout a été goupillé rapidement et j’avais besoin de sortir un album comme celui-ci, un peu brut et bestial, car d’habitude je suis quelqu’un de très appliqué sur mes travaux. Sur « Grizzly », je me suis lâché et il ressemble plus à ce que je fais sur scène. Le nouvel album, lui, est plus chiadé, c’est un véritable album studio.

 

Comment est votre rapport avec le public ? Car j’imagine que vous avez beaucoup de jeunes qui vous suivent, mais il doit aussi y avoir beaucoup de gens plus âgés qui sont avec vous depuis l’époque Téléphone ?

Il y a de tout. Parents, enfants, il y a même des gens qui sont plus vieux que moi (rires). Mais ça fait longtemps que j’imagine avoir une bande de potes en face de moi lors de mes concerts. Ils peuvent s’exprimer, me demander des chansons, c’est une sorte de grande famille. Je n’ai plus le stress de mes débuts. J’essaie de rester naturel sur scène, je fais comme si j’étais chez moi, sauf que la scène est plus excitante que ma vie de tous les jours (rires)

 

Y a-t-il des artistes d’aujourd’hui qui vous influence ?

Il n’y en a pas beaucoup à vrai dire. Je suis définitivement resté accro aux années soixante-dix, mais il y a tout de même des groupes que je trouve intéressant. Par exemple les Blackberry Smoke, un groupe de rock originaire d’Atlanta, m’ont beaucoup surpris avec leur premier album et je l’ai longtemps écouté en boucle.

 

Simon Vannereau

Le 10/05 à l’Espace Léo Ferré – Monaco (98), le 19/07 au Parc de Drouille – Manosque (04)

www.bertignac.com

Laisser un commentaire