Nouvelle Vague

LO PAILHES

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A l’écoute de Lo Pailhes, on se laisse de suite happer dans un univers rock, où les mots d’une sincérité déconcertante, se mêlent à des mélodies harmonieuses, accompagnées par la voix délicieusement suave et envoûtante, de cet artiste Marseillais pas ordinaire. Rencontre avec le plus authentique des musiciens, qui est un vrai show man à lui tout seul !

 

Comment as-tu choisi ton nom d’artiste ?

Pailhes c’est mon nom, et Lo vient du fait que j’ai fait des dessins pendant pas mal de temps, j’ai exposé, j’ai même mêlé dessins et concerts, et je signais mes œuvres Lo. Le lien entre les dessins et la musique n’est pas si évident. J’ai donc dans la continuité de mes créations, repris ce surnom diminutif de Laurent, mon prénom.

As-tu composé tout seul ton disque ?

Oui, toutes les compos musique et textes, sont composés par moi-même sauf un titre « Soleil de Plomb » que j’ai co-écrit avec un ami. Lorsque je compose, au départ, il s’agit de la captation de moments de grâce. Des moments où l’inspiration et les mots me viennent, ou une suite d’accords que j’enregistre sur un dictaphone. Et, après il y a tout un travail de recherche autour de ces fragments. J’enregistre mes séquences sur Cubase, j’expérimente puis j’emmène ma maquette au studio « Médusa Prod ». Enfin, commence le travail d’enregistrement pur et dur. Il m’arrive de rajouter parfois en studio de nouveaux arrangements ou un autre morceau.

Comment en es-tu venu à te retrouver seul sur scène avec des samples ?

Techniquement c’est une discipline ! Parfois j’aimerais bien reformer une section rythmique, et jouer en trio. Je ne suis pas fermé à cette configuration scénique. J’en suis arrivé à me retrouver seul sur scène par nécessité. J’ai toujours joué en groupe et finalement j’ai démarré en solo un peu tard mais j’y trouve beaucoup plus de liberté. Car, je sais précisément ce que je veux. Une fois que j’ai trouvé ce son en studio, je ne pouvais pas monter sur scène juste avec une guitare folk, j’ai donc utilisé cette technique des samples que je déclenche via une pédale au pied. Ce qui m’a inspiré c’est le duo The Kills.

Pourquoi avoir choisi de jouer sur une Gibson ES 335 ?

Je n’ai toujours joué qu’avec des Gibsons, j’ai aussi une Lespaul. Ça fait maintenant 4 ans, que je joue avec l’ES 335, parce qu’elle est plus adaptée à un jeu proche de l’électro acoustique qu’une Lespaul qui a un son plus bluesy. J’aime bien me laisser surprendre par l’instrument, j’ai également une ovation électro acoustique.

Quels sont tes influences musicales ?

Ça a beaucoup évolué au fil des années… J’aime beaucoup Lou Reed que j’ai découvert assez tardivement, en 1997, bien après l’époque du velvet. J’ai bien aimé son style, un peu décalé, humoristique, parlé/chanté. J’aime aussi beaucoup Radiohead, U2 et dernièrement j’aime bien la production de Feu Chatterton.

Comment travailles-tu avec Luigi Rome sur tes visuels (clips, pochettes) ?

Luigi est un photographe professionnel spécialisé dans les portraits. La vidéo n’est pas son cœur de métier mais il s’y est essayé avec grand plaisir avec moi. Il y a un nouveau clip en préparation sur le titre « Corner ».

Explique-nous la pochette de « Surprise » comment a-t-elle été réalisée par Ralph Wendel, s’agit-il d’une vraie peinture ?

Ralph est un designer et un créatif, je pense qu’il a dû s’amuser avec des pinceaux et l’ordinateur pour refaire mon portrait d’après une photo de Luigi Rome. Il a fait plusieurs versions et c’est celle de la pochette de «  Surprise » qui a été retenue.

Comment en es-tu venu à travailler avec Kebra’s Records ?

J’ai fait deux show case chez des disquaires à Marseille dont le Lollipop, pour présenter l’album. Et, c’est le gérant du Lollipop qui m’a conseillé d’appeler Pat Kebra. Il m’a alors demandé tous les matériaux pour la promo et voilà c’était parti !

Tes projets pour 2017 ?

J’ai un troisième EP en cours, j’espère pouvoir aboutir en juin à une dizaine de chansons. Pour le moment, j’en suis à la moitié en pré maquette. Je suis également en recherche de participation à des festivals pour l’été prochain et en quête d’un distributeur physique.

Céline Dehédin

www.pailhes.com

 

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