Nouvelle Vague
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Chaque année, le festival des Nuits Carrées enflamme l’amphithéâtre du Fort Carré d’Antibes, avec une programmation riche en découvertes, à un prix très accessible, destiné à tous les publics. Il revient cet été pour la 8ème édition les 27 et 28 juin, avec notamment Balthazar, le groupe de rock alternatif belge. Nous avons pu interviewer Sébastien Hamard, le programmateur des Nuits Carrées.

 

D’où est venue l’idée de la création du festival Les Nuits Carrées ?

Sébastien Hamard : Le Festival les Nuits Carrées a été créé sur un pari fou : investir l’amphithéâtre du Fort Carré d’Antibes, un lieu historique et difficile à aménager, mais aussi sur la volonté de créer un événement populaire, peu cher, basé sur la découverte, qui valorise la pratique des musiques actuelles. Le Fort Carré devient un véritable lieu de vie, de rencontre et qui rassemble toutes les générations.

 

Quand le festival a-t-il été créé ?

La première édition a eu lieu en 2007, avec comme temps fort la venue de Nosfell. Jusqu’à la troisième édition, le festival était pluridisciplinaire, il proposait aussi du théâtre et de la danse, mais nous nous sommes plus tard concentrés uniquement sur la musique, la danse et le théâtre étant plus difficiles à organiser.

 

Comment se déroule l’organisation du festival ?

Le festival les Nuits Carrées est organisé par Label Note, où 5 personnes y travaillent sur toute l’année. La réalisation du festival fait appel à des intermittents, des employés et des bénévoles. En tout, cela représente 120 personnes. C’est un lieu difficile à investir : il faut y emmener l’eau et l’électricité, ce qui rend le montage difficile : les Nuits Carrées représentent une semaine de montage.

 

Quels ont été les temps forts au cours des différentes éditions ?

Chaque édition a ses propres temps forts, car le festival à la faculté de présenter des artistes avant leur explosion. Nous avons accueilli Electro Deluxe en 2008, Chinese Man en 2009, DJ Krush en 2011 et Asaf Avidan, Tha Trickaz et Deluxe en 2012.

 

Comment choisissez vous les artistes qui seront présents sur le festival ?

La programmation est difficile à monter, car elle est différente du grand panier de la programmation française. Nous allons chercher les artistes avant qu’ils ne soient réellement connus. Cela représente trois mois de travail de fond sur ce qui est possible sur le territoire. Mais nous avons la chance, ce qui est assez rare sur un festival, d’avoir une très grande confiance du public : il ne vient pas en fonction de la programmation, il vient pour l’événement.

 

Quelles sont les spécificités des Nuits Carrées 2014 ?

Cette année encore, les deux soirs ont des esthétiques différentes. Nous accueillons le premier soir notamment le groupe de rock belge Balthazar, qui n’est encore jamais passé dans la région. Le lendemain, l’amphithéâtre du Fort Carré reçoit un groupe directement venu des Etats-Unis : les Lords of the Underground, un trio de rap originaire du New Jersey, qui ont connu un grand succès dans les années 90. Le Royaume-Uni est lui aussi représenté avec le groupe Submotion Orchestra, qui font un gros carton Outre-manche. Ce groupe sera probablement un des grands moments du festival.

De plus, nous avons pour habitude de laisser carte blanche à un artiste musical tout le long du festival. Cette année, la carte blanche est laissée non pas à un artiste sur scène mais au designer marseillais Cédric Malo alias Tabas, qui travaille sur les visuels du festival depuis de nombreuses années. Il réalisera une oeuvre plastique dans le décor de l’amphithéâtre.

 

Combien de personnes sont attendues pour cette année ?

Nous attendons environ 3 000 personnes par soir. Nous avons la volonté de créer un festival qui réunit tout le monde. C’est ce qui fait la force des Nuits Carrées : chaque année, le public nous dit qu’il vient sans connaître la programmation, mais chaque année, il adore. Et il revient.

 

Elise Damême

Les 27 et 28/06 à l’Amphithéâtre du Fort Carré – Antibes (06)

www.nuitscarrees.com

 

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