Nouvelle Vague

LES BARS EN TRANS

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Du 06 au 09/12/2018 – Rennes (35)

Marchant avec assurance dans les pas de son internationalement reconnu grand frère Les Trans Musicales de Rennes, se tenait, cette année encore, droit sur ses deux jambes, l’évènement musical Les Bars en Trans. Quatre jours durant lesquels 129 groupes, répartis sur 14 bars du centre ville rennais, assuraient le show en parallèle des Trans. Sous la baguette du chef d’orchestre directeur artistique Philippe Le Breton, Les Bars en Trans célébraient, cette année, leur vingtième anniversaire. Comme son nom l’indique, le principe de ce festival bis est simple, déambuler dans la ville de Rennes de bars en bars à la découverte de nouveaux talents, sous un climat exceptionnellement tempéré cette année. Là où les Trans Musicales de Rennes s’articulent autour d’un rassemblement de groupes sur une plateforme centrale, les Bars en Trans proposent une approche différente, c’est au cours d’une promenade et guidé par son oreille que le festivalier découvre les talents de demain. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, l’année suivant un passage aux Bars en Trans, un ou une artiste se retrouve programmé à l’affiche des Trans Musicales (NDLR : ce fut le cas cette année, entre autre, pour Aloïse Sauvage). En parlant d’affiche, celle proposée cette année était, une fois de plus, riche en découvertes. Pop, rock, psyché, électro, rap, hip hop, afro, punk, transe, r’n’b, chanson française, swing, folk, trip hop, garage, difficile de ne pas trouver chaussure à son pied. Si admirer l’intégralité des groupes reste impossible, tant la liste est longue, il demeurait toutefois très agréable de parvenir à se dessiner sa propre carte de concerts. Démarrant à 13h, ceux-ci s’étalaient sans interruption jusqu’au bout de la nuit. Ainsi, Le 1988 Live Club vit sa scène occupée par des formations telles que : Ok Monday et leur power pop, Tilak pour sa participation au BPM Contest, Hyacinthe et Eden Dillinger représentants parisiens du mouvement rap. A noter, également, une excellente performance du groupe post punk Structures. Au Bar’Hic, la présence de Noir Boy George et sa chanson brute primitive, d’ Oktober Lieber et sa cold synth, des punks de Truckks, de Potochkine et son electronic body music. Au café des Champs Libres, concerts d’Amor Blitz et leur reptilian pop, de Colorado et leur son electronic. La Chapelle du Conservatoire recevait les groupes Thousand, Nebraska, Laake, The Married Monk, Redeye et la chanteuse Emilie Kahn. Au sein de La Contrescarpe, vint mettre le feu le DJ Quiet Dawn délivrant son set profond et organique. Agape et Oh Mu firent leur passage au Dejazey. Mise à contribution également, la Maison des Associations accueillait, parmi d’autres excellents concert, la performance rock’n’roll d’Electric Bazar Cie. Il fallait se rendre au Mondo Bizarro pour applaudir Wolfoni et The Very Small Orchestra. Lombre donna une représentation d’une intense poésie au Papier Timbré. Bakel et Muddy Monk se trouvaient à La Place, Lena Deluxe au Quai 13 et l’extra terrestre SHTSRZYHZYHZYHZYZYHZYHZYHZYHZYHZYHTJ au Théâtre de la Parcheminerie. Ambiance de fou assurée par la formation Braziliers, danse assurée. Enfin le Ty Anna Tavarn servit de repère à des groupes d’une qualité inouïe tels que Deaf Leaf, Baja Frequencia et Glass. Une fois de plus, il était utopique de s’imaginer pouvoir profiter de toutes les formations présentes aux Bars en Trans, la plupart jouant à guichet fermé. Une organisation sans faille, un accueil chaleureux dans les bars et les ruelles de Rennes, une envie de prolonger indéfiniment la nuit, il y a fort à parier que le festival les Bars en Trans continuera son irrésistible ascension au fil des prochaines années. Un rendez-vous qui se veut, aujourd’hui plus que jamais, immanquable.

Aurélie Kula

www.barsentrans.com

 

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