Nouvelle Vague
ZOOM STRUCTURE-LE Rat's-Eric Ramfire

Ce bruit courait déjà depuis plusieurs mois, tout le monde dans le petit milieu de l’évènementiel en parlait… Le rêve d’un homme n’est plus chimère et le Rat’s est devenu une magnifique réalité ! C’est l’histoire d’un mec comme dirait Coluche mais un mec humain et passionné. Rencontre avec le gérant du Rat’s autour d’une bière (à consommer avec modération).

Bonjour Eric, qui es-tu ? D’où viens-tu ?

Je m’appelle Eric Devillers, j’ai une couleur musicale assez marqué rock et metal. Je suis tombé dans le hard rock, à l’âge de 14 ans, en découvrant les albums « Machine Head » et « Made In Japan » de Deep Purple. Cela a été une vraie rencontre avec ce style de musique. Après j’ai évolué en découvrant AC/DC, ensuite Iron Maiden, et Metallica. J’ai beaucoup bougé dans ma vie, mais la passion de la musique métal reste une constante. Côté artistique, j’ai monté une galerie d’art et j’ai dirigé un magazine d’histoire, j’ai également fait des émissions de radio.

Qu’est ce qui te fait vibrer dans la musique métal ?

Je suis avant tout un passionné de philosophie et d’histoire, et dans mon cas j’aime l’âme humaine ! Je me suis rendu compte, que ce qui fait vibrer dans la musique métal, est très proche de la musique classique. Les spécialistes reconnaissent aujourd’hui, que la structure d’un morceau de métal est très proche de celle d’un morceau de musique classique, et les plus grands virtuoses du métal viennent pour beaucoup du classique. Je peux me laisser emporter facilement par l’un et par l’autre. Le métal fait appel à des choses extrêmement primitives, presque animales.

Comment as-tu géré le projet de monter cette salle ?

L’idée de monter une salle de concert n’est pas récente. Il y a une dizaine d’années, j’avais dans l’idée de monter un complexe beaucoup plus grand que le Rat’s. Aux Arcs, j’avais trouvé une usine de traitement des gravats. Il y avait 5000 mètres carrés de bâtiment. Je voulais faire un restaurant avec une salle de concert, et un préparateur moto Harley Davidson. Cela ne s’est pas fait, car il fallait dépolluer le site et il y en avait pour plus de 300 000 €. Il y a deux ans je me suis dit, c’est le moment ou jamais, mais j’ai dû revoir mon projet pour revenir à des choses plus réalistes, donc je me suis mis en quête de trouver des locaux. La mairie a d’ailleurs très bien accueilli le projet. L’adjoint à l’urbanisme de Puget-sur-Argens est un rockeur, fan de Harley et d’AC/DC, donc je n’ai pas eu beaucoup d’hostilité. J’ai été aussi soutenu par le service culturel de la mairie et la communauté d’agglomération, également par Var initiative (antenne du Conseil Général 83) qui m’ont aidé au financement. Mon but c’était de réunir les amoureux du rock et du métal, autour d’un vrai lieu culturel dans le Var !

T’es-tu heurté à des obstacles dans ce projet ?

Je dirais que le côté le moins facile a été l’aspect administratif ! Surtout, pour la licence IV de débit de boissons.

Pourquoi le nom « Le Rat’s » ?

Ce n’est pas venu tout seul, nous avons réfléchi à un nom qui soit à connotation métal, qui nous identifie de suite et facile à retenir. Au départ, nous sommes partis dans des choses invraisemblables, nous avions pensé à « Darkside » ou encore « Black Sword ». Je roule dans une voiture américaine qui est customisée en mode « Rat’s » (effet vieilli par le temps), le nom est donc parti de là !

Tu t’ouvres au Rock au sens général, es-tu toi-même musicien ?

Non, bien que j’ai eu une petite expérience vers 17/18 ans. Avec des amis, nous avions monté un groupe et il a tenu le temps de 3 ou 4 répétitions dans un local. J’ai fait un peu de batterie et un peu de guitare mais ça fait bien 30 ans que je n’ai plus touché aucun instrument. L’idée ne me déplairait pas de m’amuser, hors des concerts, mais je suis avant tout mélomane. Pour moi, la musique est une forme d’expression et d’écriture, je m’y retrouve complètement.

As-tu d’autres projets à long terme autour de la musique ?

Je ne suis pas fermé à la production, prendre par exemple un groupe en émergence et les produire. Mais, je manque de temps… Après, il y aurait peut-être des projets de festivals, car la ville me propose d’utiliser la salle Victor Hugo pour organiser des évènements de 1000 personnes. Mais pour moi, c’est prématuré. Le but dans un premier temps, c’est que le Rat’s tourne.

Céline Dehédin & Jean-Pascal Roblin

www.le-rats.com

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