Nouvelle Vague

JIM YOUNGER’S SPIRIT

zoom-sudest-jim-youngers-spirit-by-pirlouiiiit-1

Cela fait quelques années que le Pysché est revenu à la mode. Parmi les groupes qui peuvent se vanter d’avoir contribué à sa promotion dans le sud de la France on pourra citer Quetzal Snakes avec son psyché bruyant et le Jim Younger’s Spirit avec son psyché planant. Rencontre avec Diego Lopez et Polar Younger duo de départ du groupe, respectivement guitariste et chanteuse/saxophoniste.

 

Avec les Quetzal Snakes, vous faites un peu figure de précurseur du retour du psyché à Marseille ? Et comment cette musique est-elle arrivée jusqu’à vous ?

(Diego) Les Quetzal nous ont dit s’être rencontrés à un concert des Night Beats, il n’y avait pas grand monde ce soir-là, mais nous étions aussi présents. Le psyché n’est pas arrivé vers nous, nous n’avons pas attendu que ce soit la hype et que tout le monde devienne subitement psyché. Nous avons toujours baigné dans le psyché et la West Coast, c’est un univers naturel. Notre musique est planante mais chargée de tension, c’est ce que l’on essaye de faire passer. Mais il est sûr que le renouveau venu d’Austin impulsé entre autre par les Black Angels a été un déclencheur et une source de motivation.

(Polar) […] C’est vrai que le renouveau dit « néo psyché » avec sa pléthore de groupes dans des genres différents a été une délivrance pour pas mal de groupes qui en avaient un peu assez du garage-punk et souhaitaient faire une musique qui s’affranchisse plus des règles. Je pense que c’est aussi le cas pour les Quetzal, qu’on croise régulièrement à tous les bons concerts !

 

Je vous ai vu plusieurs fois et ce n’était pas toujours avec le même nombre de musiciens… alors le Jim Younger’s Spirit c’est qui au final ?

 (Diego) Au début en 2012 l’idée était de faire un duo, Polar au chant et saxo et moi à la guitare, une structure souple avec plein de trucs programmés sur un ordi. J’en avais un peu assez de la logistique classique avec en particulier la batterie. Très vite Kino est arrivé, un complément idéal qui pouvait programmer les séquences, jouer de la guitare et du clavier et faire des parties chant.

Nous avons assuré des concerts ainsi, partant en virée dans une simple voiture. En 2014 nous avons enregistré avec ce line-up l’album « Missouri Woods ». Puis Vincent, chanteur-guitariste, est venu nous rejoindre. Nous avons joué au Levitation d’Angers, version française du festival psyché d’Austin. Les retours étaient bons, mais on sentait bien une légère retenue par rapport à l’absence d’une rythmique basse-batterie. Depuis un an et notre deuxième LP « Watonwan River » nous sommes dans une formule standard à cinq avec chant, deux guitares, une basse, et un batteur. La famille s’est agrandie et tout le monde semble très satisfait ainsi.

 

Peux-tu nous (re)raconter comment un groupe marseillais relativement jeune se retrouve avec un titre avec Alex Maas sur son 2ème album ?

 (Diego) L’été 2009 une amie à Paris a donné notre contact à Alex qui était en vacances par chez nous avec un de ses amis qui venait de finir ses études. On a passé quelques jours ensemble. Il nous a parlé de son festival, nous on lui a fait découvrir le Casanis (rire). En 2015 pendant l’Austin Psych Fest, un soir autour d’un barbecue texan on lui a fait écouter une démo de notre deuxième album, il a flashé sur le titre « Bloody Deeds » qui figure sur « Watonwan River » et s’est investi au-delà de nos espérances. Aujourd’hui on peut dire que c’est un ami, et nous avons ensemble des projets à venir.

(Polar) Suite à cette première rencontre en 2009, nous sommes allés trois fois au Texas au moment de l’Austin Psych Fest, qui s’appelle désormais Levitation. Nous essayons de nous voir le plus souvent possible et sommes régulièrement en contact avec lui. C’est un homme de parole et quelqu’un de fidèle en amitié.

 

Portiez-vous des chemises à carreau avant de faire partie du Jim Younger’s Spirit ? Est-ce obligatoire pour jouer dans votre groupe ?

 (Diego) Oui c’est absolument obligatoire, à part pour le batteur qui gesticule plus. C’est notre dress code et ça habille plus qu’un t-shirt moisi de Black Sabbath. Je porte régulièrement des chemises à carreau dans la vie normale. Mais dans le monde de JYS ça prend une connotation particulière, les westerns évidemment, mais aussi la tradition folk-rock, et plus énervé, le grunge. C’est marrant de constater que souvent les gens font attention à ça, voire ça les surprend un peu, je n’aurais pas pensé, mais c’est bien si ça ne laisse pas indifférent.

(Polar) C’est notre côté Rio Bravo !

 

Pirlouiiiit

 

www.facebook.com/JimYoungersSpirit

www.jimyoungersspirit.bandcamp.com

 

Crédit photo : Pirlouiiiit

#NVmagZoom

 

Laisser un commentaire