Nouvelle Vague

GUILLAUME PERRET

perret

#NVmagLiveReport
Le 30/11/17 au Théâtre Lino Ventura – Nice (06)

Une première partie surprenante, rare et pour tout dire spéciale. Pas de musique live, une bande enregistrée et cinq danseurs. Annoncé comme de la dance Hip-Hop, de fait cela y ressemble beaucoup mais la performance des cinq jeunes hommes de Des-Unis va bien au-delà. Déjà la musique qui rythme leurs déplacements n’est pas Hip-hop, de la musique répétitive à la Michael Nyman, de la musique tribale avec des tambours et même dans une des séquences, la plus impressionnante, le silence, seule des claquements de mains ponctuent les glissés, les sauts. Une chorégraphie dynamique, audacieuse qui est, somme toute, une très belle entrée en matière pour le set qui va suivre.
On a le temps d’admirer le copieux pedalboard et le décor comme un bouquet saxophones déstructurés, le temps que les techniciens peaufinent l’installation. Puis le noir est fait et Guillaume Perret entre en scène, ténor en bouche, une lumière blanche fuyant du pavillon du sax. D’emblée on est dans l’ambiance. Gros son, superbes lumières. Il appuie du pied sur un looper et c’est parti. Les instruments s’ajoutent les uns aux autres. Il est toujours tout seul mais guitares, percussions, basses, cuivres et même saxophones semblent sortir de son instrument. On savait à l’écoute de son dernier opus « Free » ce dont il était capable, mais de le voir, de le sentir en live, est très impressionnant. Il enchaîne les titres, le très jazzy « She’s Got Rythm« , suivi de « Naissance d’Aphrodite » plus expérimental, en passant par du néo métal avec « Heavy Dance« . Avant de reprendre une de ses compositions du quartet Electric Epic, « Kakoum » réarrangée à la mode solo live. Un spectacle complet avec même la petite intervention du technicien pour changer les piles de l’un de ses boitiers alors qu’il continue de jouer avec simplement le bec du sax et un micro trafiqué. Du grand art. Et pour finir en rappel, l’hymne national…ougandais, adapté façon Perret pendant une tournée africaine.
Un voyage (musical) au bout de la nuit.

Jacques Lerognon

Des-Unis

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