Nouvelle Vague
ZOOM-Griefjoy
Savoir partir pour mieux revenir. Les ex-Quadricolor l’ont pris au mot ! Les quatre jeunes musiciens officient désormais sous le nom de Griefjoy, ainsi que sur un nouveau label, Arista, dont ils sont la première signature. Toujours aussi doués qu’avant, les princes azuréens de l’electro/pop/rock sont revenus en force avec un premier EP « Touch Ground », sorti le mois dernier. Guillaume, le chanteur et pianiste, nous en dit un peu plus.

 

Ancien Quadricolor, vous avez fait votre retour en tant que Griefjoy, pourquoi ce changement ? Est-ce synonyme d’une nouvelle direction musicale ?

Bien plus qu’une nouvelle direction musicale, c’est synonyme d’une nouvelle direction artistique. Avec Quadricolor nous étions arrivés à un stade où nous n’étions plus vraiment en phase avec notre musique. Nous n’avions pas réussi à faire ce que nous voulions artistiquement parlant et avons donc décidé de repartir à zéro pour bâtir quelque chose de plus solide, qui correspondait plus à ce que nous souhaitions.

 

Comment définiriez-vous votre musique désormais ?

Je pense qu’aujourd’hui notre musique est plus spontanée, plus efficace. Maintenant nous gardons toujours une part de nostalgie dans nos morceaux, ce que nous n’arrivions pas forcément à faire avant. Notre musique est aussi plus électro/pop et moins rock, nous avons un peu diminué la distorsion sur les guitares.

 

Quelles sont les artistes/groupes/œuvres qui vous ont inspiré ou influencé?

Dans la composition de nos nouveaux morceaux nous avons beaucoup été inspirés par des musiques de films, comme celles de Johnny Greenwood (Radiohead) par exemple. Nous écoutons beaucoup d’électro, notamment l’artiste allemand Siriusmo, mais aussi la nouvelle vague post-dubsteb qu’il y a eu en Angleterre avec des artistes comme James Blake dont la façon de penser la musique en groupe nous a beaucoup influencé.

 

Vous avez assez récemment signé chez Arista France, comment cela s’est-il passé ? Que cela vous a-t-il apporté ?

Nous avions créé notre propre label pour pouvoir enregistrer un album en indépendant. Arista nous a alors contactés et le directeur du label, Vincent Boivin, nous a rendu visite à la toute fin lorsque nous faisions les dernières écoutes en studio. Leur discours nous a plu, à savoir qu’ils cherchaient à se développer en tant que label indépendant au sein d’une major. Nous allions pouvoir garder une certaine liberté et choisir tous nos partenaires. Cette collaboration nous a professionnalisés, nous avons vraiment l’impression d’être une équipe, on nous conseille beaucoup et l’aide financière n’est pas négligeable.

 

Votre dernier clip sur « Touch Ground », mis en image par le collectif Le Garage est dans un registre assez différent du premier « Kids Turn Around », à la banlieusarde. Pourquoi ce choix ?

Nous avons voulu casser les codes de ce que nous aurions pu attendre d’un clip venant d’un groupe comme le nôtre. Les deux clips sont différents sans vraiment l’être finalement. Dans les deux cas nous nous sommes intéressés à une certaine forme de jeunesse en France, nous avons exploré différent milieux sans tricher. Nous avons en quelque sorte essayé d’en faire des témoignages sociétaux et je trouvais que ça accompagné bien nos morceaux. Le décalage est très intéressant sur « Touch Ground » avec ce clip banlieusard, assez étonnant à première vue, mais qui apporte une dimension supplémentaire très populaire, ce qui nous a vraiment séduits.

 

Avez-vous des projets de prévu après la sortie de « Touch Ground » ? Des collaborations ? Des concerts ? Un album ?

Les concerts pas encore. Des collaborations, pourquoi pas, après sur l’EP qui va sortir il y a déjà deux remixs d’artistes sur le morceau « Touch Ground », de Yuksek et The Shoes. Pour l’instant nous sommes plutôt concentrés sur la sortie et les concerts qui seront à venir. Nous avons déjà enregistré un album mais nous préférons attendre le bon moment avant de le sortir pour essayer de créer une certaine attente du public, de le séduire, surtout à une époque où il y a dix disques qui sortent par jour.

Antoine Gaudin

www.facebook.com/GRIEFJOY

Le 25/05 à Paloma – Nîmes (30).

 

 

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