Nouvelle Vague
ZOOM-Griefjoy-(c)-Jean-Baptiste-Millot

Anciennement Quadricolor, les quatre membres de Griefjoy ont depuis maintenant quelques mois frappé un grand coup dans la scène musicale française. Avec leur premier album « Gold » sotie le 23 septembre dernier et largement salué par la critique, les Griefjoy ont su s’imposer comme le groupe phare de la scène azuréenne. C’est avec Guillaume Ferran, chanteur du groupe, que j’ai rendez-vous aujourd’hui pour une interview exclusive.

 

Comment est né le groupe ? Et comment avez-vous réparti les rôles en ce qui concerne l’écriture et la création de ce premier album ?

C’est au collège que nous nous sommes connus et par la même occasion que nous avons commencé à jouer ensemble au conservatoire de Nice. A l’époque nous avions monté ce groupe pour parler de ce que nous ressentions et de ce qui nous déplaisait. Nous avons continué par la suite et nous avons évolué. Pour ce qui est de la création de l’album, tout le monde y a mis du sien. Personnellement je suis plus un compositeur, j’arrive en studio avec quelques mélodies et ensuite tout le monde s’y met pour les retravailler. Pour ce qui est des textes nous travaillons avec un ami, Sylvain Autran. Il est lui aussi un membre à part entière du groupe et est très important pour nous.

 

Pensiez-vous que ce premier album serait le carton qu’il est aujourd’hui ? Et est-ce par rapport à ce projet d’album que vous avez décidé de changer de nom de groupe ?

Non, nous n’aurions jamais imaginé que l’album puisse avoir un succès tel. A la base nous l’avons fait pour nous, nous avions même créé notre propre label pour le produire. C’est vraiment après avoir été repérés par notre label Arista que tout a vraiment commencé pour nous. C’est donc une grande surprise et aussi un grand plaisir de voir comment la critique et le public ont reçu notre album dès sa sortie. Si nous avons changé de nom, c’est parce qu’avec cet album, mais aussi depuis un bon bout de temps avant déjà, notre son et notre image étaient en changement. Nous sentions le besoin de changer de nom afin de se créer une identité nouvelle. Aussi je pense que notre nouveau nom est pour beaucoup dans l’évolution du groupe.

 

Vos influences au travers de l’album sont clairement électro/rock. Est-ce aussi vos principales influences au quotidien ou êtes-vous plutôt ouverts en ce qui concerne la musique en générale ?

Nous avons toujours été ouverts musicalement parlant. Depuis toujours nous écoutons de tout. En grandissant nous écoutons de plus en plus de musique électronique, mais nous restons attachés à la pop, aux mélodies, guitares, etc. qui font le son pop/rock depuis toujours. D’ailleurs c’est de ce mélange des genres et de ce que nous écoutons qu’est apparu le son Griefjoy .

 

On peut trouver dans votre « Gold Edition » certaines reprises de vos morceaux faites par d’autres artistes comme Breton ou The Shoes pour ne citer qu’eux. Que pensez-vous du résultat et êtes-vous contents de ce dernier ?

Le fait de voir ses propres compos remixées par d’autres artistes est très important pour nous, ça prouve que le disque plait et qu’il est capable d’être repris par d’autres, de s’ouvrir à d’autres horizons. Nous sommes très contents du résultat dans son ensemble, tout particulièrement du remix d’Agoria sur « Feel » qui a su apporter une véritable touche personnelle et transformer la chanson.

 

Que pensez-vous de la scène niçoise à l’heure actuelle ?

Pour nous, elle est en pleine expansion. Il y a de plus en plus de groupes qui commencent à faire parler d’eux. A Jam ou Hyphen Hyphen font par exemple partie de cette nouvelle scène niçoise qui commence à émerger. Et c’est plutôt bien parce qu’avec la tournée, nous nous sommes rendus compte que Nice à tout sauf une réputation musicale.

 

Où vous voyez vous dans 10 ans ?

Dans 10 ans ? Nous serons sûrement en train d’écrire notre 5eme album et nous aurons une date au stade de France (rire). Nous ne savons pas vraiment ce qui nous attend pour l’avenir mais nous préférons voir les choses en grand, rêver c’est ce qui permet d’avancer au quotidien.

 

Simon Vannereau

Le 01/03 à la Presqu’île – Annonay (07), le 17/05 au Theatre Lino Ventura – Nice(06).

www.griefjoy.com

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