Nouvelle Vague

#NVmagZoom #SudEst

Uni par une forte complicité, ce duo atypique accordéon/batterie a une envie de renouveau dans le monde de la musique. Le croisement de leurs influences très diverses a donné naissance au groupe Grayssoker. Clément Palomba et Pierre Corre, tous deux issus du conservatoire, ont eu la chance de voir leur projet se concrétiser très vite et de pouvoir partir en tournée en France mais aussi à l’étranger notamment en Europe.

Quelle est l’histoire de votre nom de scène, Grayssoker ?

Clément : Grayssoker, c’est un mélange de plusieurs mots en anglais. Tout d’abord crossover qui veut dire hybride, parce qu’on a une palette d’influences assez grande et assez large, et grasshopper qui veut dire sauterelle. Le mélange des deux a donné le mot inventé, Grayssoker.

 

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre premier album sorti tout récemment ?

Clément : Cet album s’est fait assez rapidement puisqu’on l’a enregistré 3 mois après avoir créé le groupe. Ça nous a permis de déboucher sur pas mal de choses puisqu’on a pu faire une première tournée en France puis le mois d’après une en Espagne et dernièrement une dans le sud-ouest et en Europe. On peut dire qu’au niveau des concerts ce disque a beaucoup apporté. Mais il a aussi été notre première vitrine et a servi de support pour présenter ce que l’on faisait. Etant donné que c’est un EP cela n’a pas le même impact qu’un album, il a plus une fin commerciale. Pour ce qui est de l’album on aimerait bien en sortir un l’année prochaine et pourquoi pas déboucher sur d’autres projets comme un album Live par exemple.

 

Vous avez bousculé les normes avec votre duo accordéon électrique et batterie, d’où vous est venue cette idée ?

Clément : En fait, on se connait depuis le lycée avec Pierre. A cette période j’ai commencé à trafiquer le son de mon accordéon de mon côté avec des pédales pour obtenir un son de guitare. Un an et demi après je voulais monter un groupe et ça s’est fait naturellement avec Pierre qui avait lui aussi envie d’en faire un. On a donc décidé de bosser sur ce projet en commençant doucement à jouer quelques trucs et comme on se connaissait déjà les compositions venaient très rapidement.

 

Comment définiriez-vous votre musique ?

Clément : Elle est indéfinissable. On peut dire que notre musique est un réel mélange d’influences. Certaines personnes la ressentent comme de l’électro/techno à la limite de la house et d’autres comme du métal et du rock. On fait donc un mix des deux et on la définit comme du métal/électro.

Pierre : Oui, généralement c’est ce qu’on dit parce qu’on nage surtout entre ces deux styles même si pour nous c’est un peu dur de mettre des mots et des styles prédéfinis sur notre musique. Selon la sensibilité de chacun elle sera ressentie différemment.

 

Vous composez vos musiques ensemble ?

Pierre : Oui on fait tout à deux. L’un de nous deux apporte une idée qu’elle soit mélodique ou rythmique et après on essaye de travailler là-dessus puis ça avance au fur et à mesure que l’on joue ensemble, chacun apporte ses idées petit à petit.

Clément : Plus on pratique ensemble plus il y a des idées qui viennent et plus ça avance. C’est vraiment la pratique qui fait le tout pour nous. On ne pense rien à l’avance, c’est sur l’instant que l’on crée.

Si vous aviez un message à faire passer à travers ce que vous faites et ce que vous représentez qu’elle serait ce message ?

Clément : Ne vous rangez pas dans des cases déjà toutes faites. Selon moi il ne faut pas se soumettre aux choses qui existent déjà et depuis longtemps, aux normes… Il faut passer à autre chose.

Pierre : Il faut faire de ce qu’on connaît quelque chose de nouveau et de moderne. Même si certains styles musicaux nous ont inspirés et nous inspirent encore, il ne faut pas s’enfermer dedans.

Quels sont vos espoirs pour votre groupe dans l’avenir ?

Pierre : On aimerait vraiment faire des grosses tournées de partout dans le monde, que les gens écoutent notre musique et accroche à plus grande échelle, que ça les touche et qu’ils l’aiment pour ce qu’elle est.

Clément : Cela nous permettrait de voyager encore plus et c’est l’un des avantages de la musique. On peut voyager facilement et même si ça peut être fatiguant on ne va pas s’en plaindre. Ça nous nourrit et c’est une super expérience.

 

Kenza Sammari

 

www.grayssoker.com

 

Extrait : « Ne vous rangez pas dans des cases déjà toutes faites. Il ne faut pas se soumettre aux choses qui existent déjà et depuis longtemps, aux normes… Il faut passer à autre chose. »

Laisser un commentaire