Nouvelle Vague

FEU! CHATTERTON

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Actuellement en tournée, Feu! Chatterton connait une ascension fulgurante. Le groupe a sorti son premier album « Ici Le Jour (A Tout Enseveli) » en novembre dernier et revendique des influences allant de Gainsbourg à Led Zeppelin. Rencontre avec Clément Doumic, guitariste et claviériste du groupe.

 

Comment se passe votre tournée ?

C’est toujours un plaisir d’être en tournée, ça se passe extrêmement bien. A la base nous sommes un groupe plutôt de scène. Nous avons écumé tous les bars et scènes de Paris avant d’enregistrer le moindre EP. Nos titres sont enregistrés en condition live, ce qui nous permet de retranscrire cette énergie que nous adorons. C’est quelque chose qui s’apprend, il faut une certaine forme physique, une régularité, c’est un vrai travail et un grand plaisir.

 

Vous avez reçu beaucoup de succès en peu de temps, qu’est-ce que cela vous inspire ?

Pour moi le succès, c’est un mot très relatif. Je ne crois pas avoir un succès énorme, les gens ne s’arrêtent pas sur moi, ni sur Arthur dans la rue. Mais depuis un an nous vivons de notre musique, c’est important et à la fois très personnel. Comme nous vivons isolés dans notre bulle, nous ne ressentons pas vraiment le succès. Nous en prenons consciences grâce à nos connaissances qui elles, nous en parlent. Mais c’est quelque chose qui est allé crescendo, et qui à mes yeux est relatif.

 

Vous êtes partie enregistrer votre album « Ici Le Jour A Tout Enseveli », sorti en 2015, en Suède, pourquoi ?

Effectivement, l’album a été enregistré à 80% en Suède, dans la banlieue de Göteborg. C’est notre réalisateur, Samy Osta à qui nous faisons entièrement confiance qui a trouvé le studio. Nous voulions faire un album à la hauteur de nos espérances, ce qui impliquait d’avoir du bon matériel. Faire un album, c’est un long processus de remise en question, de réarrangement. Nous voulions nous éloigner de Paris. Nous avons trouvé ce studio qui réunissait tous ces critères, nous étions logés là-bas et isolé du monde extérieur, et c’était aussi un endroit vraiment magique, avec une collection d’instrument incroyable.

 

Vous avez également un style très visuel notamment dans vos clips pouvez-vous en dire plus à ce sujet ?

Nous n’avons pas vraiment la mainmise sur nos clips contrairement à d’autres groupes qui ficèlent leur image de A à Z. Nous savons où nous voulons aller en tant que musiciens, mais pour les clips, nous n’avions pas vraiment les clefs. A notre époque, il faut avoir un univers complet et maitrisé C’était un vrai défi de trouver les personnes avec qui travailler pour construire un univers graphique, nous n’avions pas vraiment les clefs pour ça. Chaque clip a été réalisé par quelqu’un de différent Celui de « A L’Aube » a quelque chose de très cinématographique, un grain particulier. « Fou A Lier » était très lié à la peinture. C’est un univers visuel assez éclaté, mais ça n’est pas pour nous déplaire. Sur l’album, il y a des chansons très différentes et je trouve bien que les clips viennent renforcer cet effet.

 

De quelle façon composez-vous ?

Pour composer, il n’y a pas de recette magique, tu peux être inspiré par n’importe quoi, c’est une question de sensation, et en tirant le fil au fur et à mesure, tu peux arriver à un résultat. Nous travaillons en groupe c’est un grand avantage, chacun améliore les morceaux. Il y a beaucoup d’aller retours entre les différents membres. Il y a des musiques qui vont inspirer des textes et vice versa. Nous sommes tous compositeurs et arrangeurs.

 

Comment voyez-vous votre futur ?

Nous sommes déjà en train de préparer le deuxième album, nous sommes en train d’en discuter. J’espère qu’il marchera aussi bien que le premier et que ça nous permettra de nous inscrire dans la durée, c’est important.

Hélène Salimbeni

Le 21/04 à l’Omega Live – Toulon (83), le 02/04 à L’Usine d’Istres – Istres (13)

Crédit photo : Fanny Latour Lambert

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