Nouvelle Vague

FESTIVAL St PAUL de VENCE: YOUN SUN NAH

youn sun nah trio by frederic pasquini

#NVmagLiveReport
Le 24/07/19 place de la Courtine –St Paul de Vence (06)

La soirée commence déjà par l’arrivée dans ce lieu superbe qu’est la place de la Courtine à St Paul de Vence. Les remparts du village, les gradins qui offrent une vue magnifique sur les collines au soleil couchant. On est accompagné par les cigales qui cymbalisent en chœur en attendant le spectacle. Le trio prend place sur la petite scène. Youn Sun Nah est entourée par Tomek Miernowski, aux guitares et claviers et Rémi Vignolo pour la rythmique, basse, contrebasse et batterie. La setlist du concert est inspiré du dernier enregistrement de la chanteuse coréenne « Immersion ». Un répertoire intimiste qui cadre bien avec le lieu et le calme de cette place. Le troisième titre « Asturias » d’Albeniz est l’occasion d’un magnifique duo entre Youn Sun Nah et et Tomek. Solo guitare, parties vocales scattées, chantées se mêlent, s’entremêlent, se répondent, s’apostrophent. C’est la contrebasse qui par un long chorus prend le relais pour un thème du voyage. Ils ne sont que trois mais il y a au moins six formations différents si l’on compte les instruments que chacun des deux sidemen utilisent. Guitare acoustique, contrebasse, voix. Piano, batterie, voix. Guitare électrique, voix. Basse électrique, claviers, voix. Et tous, avec des arrangements d’une précision inouïe, même s’ils s’autorisent quelques parties improvisées. Du grand art. Et que dire de la performance vocale de Youn Sun Nah ? Elle peut susurrer de façon quasi imperceptible, imiter le cri des mouettes puis monter de 15db pour crier et, dans l’instant qui suit, reprendre sa voix plaintive. La partie finale du concert est somptueuse. « Hallelujah » de Leonard Cohen en duo avec Miernowsky, à la telecaster, enchaîné avec une très poignante version de « Sans toi » de Michel Legrand/Agnés Varda pour finir par un dynamique « God’s Gonna Cut You Down » de Johnny Cash. Les deux rappels sont tout aussi vibrants. Le mélancolique « It’s a Pity » de George Harrison et un de ses vieux titres très enjoué qu’elle chante souvent, « Pancake » (ice-cream, French fries, hamburger, Milk shake,,…) qui nous permet de redescendre dans la vallée, sourire aux lèvres !

Cette année encore, le jazz est très à l’aise dans ce festival de musique de chambre.

Jacques Lerognon

Crédit Photos Frédéric Pasquini

youn sun nah by frederic pasquini

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