Nouvelle Vague

FAUVE

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Avec une bonne poignée de morceaux instinctifs et des prestations live remarquables, le collectif Fauve, fondé en 2010 est le groupe à retenir en 2014. Simples réunions d’amis cherchant à évacuer la pression par le biais de l’écriture, le groupe a rapidement fait le buzz grâce aux réseaux sociaux. Après la sortie de leur album « Vieux Frères Partie 1 », Fauve entame une grande tournée dans toute la France.

 

Peut-on dire de vous que vous êtes un collectif artistique ?

Fauve c’est en tout une vingtaine de personnes. D’ailleurs si ça ne te dérange pas, c’est ce que nous faisons à chaque fois, nous ne donnons jamais nos prénoms. Moi je m’appelle Fauve, je ne réponds pas par mon prénom, c’est important pour nous parce que nous sommes nombreux dans ce projet. Quand on voit parfois qu’il y a des gens qui ramène Fauve à cinq personnes, cela nous fait carrément mal au cœur. C’est hyper négligeant pour les personnes qui sont dans l’ombre, qui ne sont pas sur scène et qui font que ce truc existe. Il y a de la vidéo, du graphisme, de la photo, etc. C’est vraiment quelque chose de pluridisciplinaire, parce que nous l’avons voulu. Ca nous paraissait important que toutes les personnes qui prêtent main forte au projet fassent parti du projet et du coup ce n’est plus un groupe de musique mais un collectif.

 

Vous avez commencé votre tournée récemment et avez enchaîné avec la sortie de « Vieux Frères Partie 1 ». Dans quel état d’esprit êtes-vous en ce moment ?

Je suis malade alors du coup je suis un peu fatigué mais on encaisse. Nous sommes fatigués, trop stressés pour être vraiment en bonne santé. Mais nous sommes soulagés que l’album soit sorti. Puis nous sommes surtout impatients de faire tous les concerts. On redoute un peu la fatigue parce qu’il y a quand même beaucoup de concerts qui arrivent et ça fait quasiment un an que nous n’arrêtons pas. Les concerts ont vraiment commencé au printemps dernier mais cela faisait déjà super longtemps que nous étions dans le projet. Mais nous donnions tout le temps de nos personnes, nuit et jour. La journée tu vas au boulot ou en stage puis le soir tu travailles sur Fauve. Que ce soit écrire ou enregistrer, écrire les mails, construire le projet. Si tu regardes vraiment, cela fait maintenant 3 ans que nous sommes à fond dans le projet.

 

On ressent beaucoup d’émotions dans vos textes, l’écriture est donc pour vous une forme d’exutoire ?

Oui, bien sur. C’est une thérapie, une façon d’évacuer les mauvaises choses, de les comprendre et aussi une façon de figer les belles choses pour ne pas qu’elles disparaissent. Au début quand nous écrivions, c’était des choses noires. Puis assez rapidement ça s’est teinté d’optimisme car nous nous sommes rendu compte que nous ne voulions pas être des gens défaitistes. Même si nous étions fragiles et que nous encaissions certains trucs, il y avait quand même plein de raisons de se botter le cul et de se lever le matin. Nous avons commencé à mettre plus d’espoir dans les textes et il y a même des chansons qui sont vraiment positives.

 

Vous bossez indépendamment, sans maison de disque, pourquoi avoir refusé les offres de celles-ci ?

Nous avons fait l’EP « Blizzard » tout seuls, car nous n’avions pas le temps de trouver une maison de disque. A la base nous n’étions pas du tout contre en fait car quand on est artiste musical, avoir une maison de disque c’est très bien. Quand nous avions l’EP « Blizzard » l’année dernière, nous étions déjà en discussion avec des labels et nous n’avions pas eu le temps. Nous nous sommes rendus compte finalement que c’était cool de mener un projet de A à Z. Et du coup nous avons décidé de faire pareil sur l’album, même si nous savions que c’est énormément de travail. Peut-être mal et de façon bricolée mais au moins tout seuls. C’est notre projet et même si c’est pas du tout fait de façon pro, au moins nous sommes allés au bout de notre démarche.

 

Julie Fiol

Le 16/06 au Théâtre de Verdure – Nice (06) et le 02/07 aux Arènes – Nîmes (30). 

www.fauvecorps.com

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