Nouvelle Vague

FATBABS

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Fatbabs, artiste de talent connu pour être le beatmaker de Naâman, se lance dans une carrière solo et a sorti récemment un nouveau single « 2Go ». A la croisée de plusieurs styles musicaux, Fatbabs impose son univers à l’hexagone, et il faut le dire, ça marche plutôt bien ! J’ai eu la chance de pouvoir en parler avec lui …

On te connaît avant tout comme le beatmaker de Naâman, peux-tu nous en dire un peu plus sur toi ?

J’ai commencé la musique il y a à peu près 10 ans. J’ai d’abord été Dj pour les soirées entre potes quand on était plus jeune, puis pour mes 20 ans mes amis m’ont offert une platine, ce qui m’a permit d’être Dj set dans des bars. Je me suis ensuite mis à la production en 2011 après un voyage en Espagne et la rencontre d’un gros rappeur. En Espagne à l’époque, ils cherchaient des beatmaker parce qu’ils n’avaient pas d’instru, et je me suis dis « aller, pourquoi pas », tout a commencé comme ça.

Tu t’es lancé récemment dans une carrière solo avec la sortie de « Daily Jam » en février 2017, et avec la sortie de « 2Go » (To Go) le 30 mars dernier. Quelles ont été tes motivations pour ces projets solo ?

En fait, j’ai toujours aimé proposer de la musique qui me représente, et j’adore la musique instrumentale. Grâce à la rencontre avec Naâman, j’ai rencontré beaucoup de musiciens qui m’ont énormément inspiré. « Daily Jam » représente cette rencontre avec tous ces musiciens sur la route, puisqu’il a été écrit sur la route. C’est un mix entre le beatmaking et la musique analogique, ce que j’adore.

Quelles ont été les étapes de l’élaboration de ces projets solo ? Et quelles ont été tes inspirations ?

Ca s’est fait au fur et à mesure. J’ai travaillé pendant un an et demi sur « Daily Jam », sur la route. J’ai décidé de l’appeler comme ça parce que pour moi, la vie est un jam et il faut tous les jours en profiter, du coup je me suis dis que tous les jours j’allais profiter un max, faire du son et enregistrer tout ça. Et pour « 2Go » ça a été le même processus, mais c’est un titre bonus, comme pour fêter l’anniversaire de « Daily Jam », c’est un titre à part, je voulais me faire plaisir et faire plaisir aux personnes qui m’écoutent. Concernant mes inspirations, j’écoute énormément de musique du monde : musique latine, hip hop, soul, jazz… J’écoute la musique du monde, et j’achète beaucoup de vinyles. Grâce à Naâman et les voyages qu’on a fait ensemble, je me suis enrichie de toutes ces cultures. J’associe la musique à la vie, quand je voyage je rencontre la musique et j’essaye de la retranscrire.

Tu as eu la chance de collaborer avec de nombreux artistes prestigieux, que t’ont apporté ces collaborations ?

Ca m’a permit de voir que la vérité était dans l’humilité. Chaque personne est différente et c’est une force ! Quand j’ai travaillé avec Marcus, il est à l’opposé de ce que je suis, c’est un vrai génie de la musique, moi je ne suis qu’un « bidouilleur », je travaille avec ma tête, mais ces différences ont créée une connexion entre nous, et je me suis rendu compte que tout est possible. La musique est libre et ne répond à aucun code, ce qui m’a donné confiance en moi et je me suis dis « ce n’est pas parce que je ne sais pas jouer du piano que je ne peux pas faire un morceau ». Tout est possible il faut y croire !

Qu’est ce que tu prévois pour la suite ? Un album, une tournée de Fatbabs en mode solo est envisageable ?

(rire) Je prévois un premier album début d’année 2019 !! Une tournée suivra évidemment. Tu es d’ailleurs la première personne à qui je le dis.

Tu véhicules une énergie incroyable, surtout sur scène, c’est important pour toi ?

Pour moi être connecté avec mon public c’est la sensation ultime de bien être. Les gens sont venus pour toi, te voir toi et écouter ta musique, il faut se donner à fond pour eux. Si t’as 10 000 personnes, ça fait 20 000 yeux rivés sur toi, il faut leur faire honneur ! Mon objectif est de partager ma musique, donc je regarde les gens du public, je leur souris, je rigole avec eux, parfois j’imite même les personnes du premier rang et c’est comme ça que les connexions se créent. C’est primordial pour moi. C’est comme si on était avec des potes, je pense que finalement il faut rester soi-même et simple c’est la que les sensations sont pures et intenses.

Que penses-tu de la scène hip hop française actuelle ?

Je pense que nous sommes super riches, vraiment riches. Evidemment on s’inspire des américains, avec plus de trap. Niveau instrumental, il y a moins de signature, les choses s’uniformisent. Mais au delà de ça, niveau lyrics et rappeurs, ils sont de plus en plus bons, comme Nekfeu par exemple, avec un rap et une technique à couper le souffle sur une production soignée. Et a contrario, on a beaucoup de choses qui se ressemble suivant les tendances. Suivre les tendances c’est pas forcément bon pour la création, il faut faire sa propre musique et s’approprier son univers.

Peux-tu me parler de Big Scoop Records, le label que tu as monté avec Naâman ?

C’est un label qu’on a monté avec Naâman et notre manager. Les deux projets sont « Daily Jam » et « Beyond » le dernier album de Naâman. Pour le moment, on s’occupe de nos affaires avec ce label, on se développera plus tard mais on préfère pour le moment faire peu, mais le faire bien.

Tu as un mot pour la fin ?

Oui, je remercie toutes les personnes qui m’écoutent, je vais arriver en 2019 avec une nouvelle musique et j’espère qu’elle vous plaira, en tout cas j’y crois fort ! Et merci à toi pour l’interview, ça fait toujours plaisir que les magazines s’intéressent aux artistes.

 

Aurore Viberti

Propos recueillis le 06/06/18.

www.facebook.com/fatbabsbigscooprecord/

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