Nouvelle Vague

ELECTRO DELUXE

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Juste après leur concert au Poste A Galène, à Marseille, j’accapare quelques musiciens du groupe électro jazz pour répondre à mes questions concernant (pas seulement) leur dernier album « Home ». Eux qui commencent maintenant à avoir pas mal d’expérience dans le domaine, 5 albums au compteur, deux tournées avec Hocus Pocus, que veulent-ils maintenant ? Réponses pas plus tard que tout de suite !

 

En quoi votre nouvel album « Home » est représentatif de votre état d’esprit actuel ?

Thomas Faure : Il est simplement représentatif de toutes les années d’expérience que l’on a acquises. Il est le fruit de 12 ans de vie commune. Peu de groupes indépendants connaissent une telle longévité. Et notre groupe s’est étoffé avec l’arrivée de James Copley au chant depuis maintenant 8 ans.

Comment un groupe instrumental travaille avec un chanteur régulier ?

JC : Il faut prendre le problème à l’envers. C’est-à-dire comment, pour un chanteur, intégrer un groupe qui tourne depuis 8 ans avec ses repères ? C’est quand même une de mes premières expériences professionnelles. On me laisse carte blanche mais je ne me considère pas du tout comme un leader, loin de là, plutôt comme un relai entre le groupe et le public.

TF : Même si il y avait des morceaux instrumentaux sur nos précédents albums, nous avons toujours aimé les chansons, faire des featurings avec un rappeur ou une chanteuse. Maintenant cette démarche se trouve simplifiée en travaillant avec James. C’est très dur de faire une bonne chanson, parce qu’elle touche le public ou pas du tout. Ceci dit nous gardons des morceaux instrumentaux sur scène parce qu’ils font partie intégrante de notre identité.

Il faut arriver à doser les interventions de chacun tout en laissant suffisamment de place à James.

JC : Oui, nous recherchons plus le groove général, l’efficacité d’une set list.

Jérémy Coke : Avant nos concerts comportaient beaucoup de solos à rallonge, ce n’est plus ce genre de concert que nous voulons faire à présent.

TF : Dans la musique que nous écoutons, nous allons plus être attirés par une mélodie, une voix ou un arrangement, plus que par un solo, même de très bonne qualité.

Comment arrangez-vous les morceaux studio pour le live ?

TF : Pour préparer le live, la seule limite que nous nous fixons est la durée totale du concert. Ensuite nous allons trouver des arrangements différents, des parties qui peuvent être rallongées, ainsi de suite. Ce n’est pas l’étape qui nous prend le plus de temps. Nous allons plus en passer sur la set list en elle-même, travailler à bien doser l’énergie dans les moments clés.

J. Coke : Dans ce cas-là nous nous mettons à la place du public : qu’est-ce que nous aimons entendre ?

TF : En tant que spectateur j’aime écouter de bonnes chansons. Avec la section cuivre, il faut trouver le bon équilibre entre chansons et morceaux instrumentaux. Après chaque concert nous faisons un bilan de la soirée, chacun donne son avis et nous affinons au fur et à mesure.

J. Coke : Parfois il peut s’écouler plusieurs mois avant qu’une chanson trouve sa place au sein d’un set !

TF : Tant qu’il n’y a pas de public pour juger, nous ne figeons rien.

J. Copley : Cela fait un an que nous modifions sans cesse la set list pour arriver au concert de ce soir.

TF : Chaque concert est une énigme parce que chaque public est différent, va accueillir les morceaux différemment.

Sur cet album, vous vous autorisez des morceaux funk ! Est-ce que faire une B.O type « « Blaxploitation » vous brancherait ?

TF : C’est sûr que le clin d’œil à la musique de film est assumé et largement volontaire !

J. Coke : Dans la composition et dans l’interprétation, nous voyons vraiment l’ambiance musique de film.

TF : Nous avons commencé à aborder cette couleur dans « Play », l’album précédent, mais c’était très léger. Nous goûts évoluant nous cherchons l’efficacité en premier lieu. Aujourd’hui nous prenons le risque de faire simple !

 

Rémi Cavaillès

www.electrodeluxe.com

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