Nouvelle Vague

DISIZ

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Dans la Galaxie du rap, il fait figure d’extraterrestre, Disiz chante, compose, écrit des romans et dénonce dans ses chansons ce qu’il n’aime pas dans notre société. Il y a quelques mois, il était « Lucide », depuis quelques semaines il est « extra-lucide », le rappeur français, Disiz annonce d’ores et déjà un prochain album qui s’appellera : « Translucide » !

 

Disiz, un nom qui sonne « phonétique » pourquoi ?

Disiz c’est effectivement la phonétique de « This is » en anglais, ça remonte aux années où je commençais à « rapper » et donc j’ai choisi ce nom de scène. Mais c’est une période où je me cherchais beaucoup et où les noms défilaient. Je pense qu’il devait y avoir une faille en moi, que j’ai toujours regardé « avec lucidité » !

Vous avez été propulsé très vite dans la galaxie « pro » ? N’avez-vous pas éprouvé un « léger vertige » ?

C’est Akhénaton de IAM qui m’a remarqué et m’a appelé pour faire un bout de chemin avec lui. Cela a été très gratifiant et je dois dire que je me suis senti très fier de rentrer dans le métier par la grande porte et pouvoir en même temps acquérir une expérience avec des pros du rap ! Tout s’est bien passé, j’ai passé une année complète à Marseille et comme je me suis marié la même année, ça été un peu compliqué au début. C’est là que j’ai réalisé dans quoi je m’étais embarqué et que la musique est chronophage !

En 2009 vous provoquez un léger séisme en annonçant la fin de votre carrière, que vous avez reprise par la suite… Que s’est-il passé ?

J’éprouvais un dégoût de ce milieu, en plus l’image que je renvoyais au public ne me convenait pas, elle était trop « marketing » et pas assez authentique ! Je me suis arrêté, j’ai pris un peu de recul et je suis reparti sur de bonnes bases. Mais comme rien n’avais changé autour de moi, j’ai auto-produit mon album « Lucidité », car ce que l’on voulait me faire dire n’était pas en accord avec mes principes, car le rap est une musique qui vient du cœur et avec laquelle on ne triche pas

Vos trois derniers albums ont pour thème la « lucidité », est-ce en rapport direct avec votre expérience du Show-business ?

Je dois dire que je l’avais quelque peu perdu et c’est comme un boxeur qui se prend un crochet, au début c’est dur à vivre et puis ça remet les choses en place. On se rend compte tout d’un coup que l’on s’était coupé de la « vraie vie » et que ce que l’on s’était laissé enfermer dans une tour d’ivoire.

 

Vous avez une démarche spirituelle et vos chansons en sont le reflet, est-ce qu’elles sont la conséquence de ces crises qui ont parcouru votre jeune carrière ?

J’ai toujours été habité par une spiritualité, pour moi être humain, c’est être ouvert au message divin.

 

Vous êtes un passionné de cinéma et de littérature au point d’avoir tourné dans des films et écrit des ouvrages, d’où vous vient cette passion ?

Je nourris une véritable passion pour l’écriture, le cinéma m’a permis de m’intéresser aux scenarii et à l’enchaînement des séquences, j’ai lu quelques livres sur le sujet qui m’ont permis ensuite de passer à l’écriture. Avec « René » que j’ai écrit pour mes enfants, l’histoire se situe en 2025, c’est bien sûr une fiction sur le devenir de notre société qui accumule les crises : économiques, mais aussi identitaires !

 

« René », faut-il voir dans le choix de ce roman un clin d’œil à Chateaubriand ?

Non c’est en référence à la francisation des prénoms. Le prénom c’est quelque chose qui m’intéresse et qui m’interpelle à la fois ! Au fait je ne vous l’ai pas dit, mais au début de ma carrière, j’avais même choisi pour nom : Peter Punk !

 

Propos recueillis par Lea Raso

www.disiz.fr

 

 

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