|
Watine
Revenue du trip hop, Watine chante désormais sur une musique délicate et enivrante qui ne semble pas avoir de limites. En effet, plutôt que de se laisser enfermée dans un style bien particulier, la native de Saint Cloud nous donne une véritable leçon d’éclectisme et vient nous prouver que les mariages de styles, même les plus improbables, peuvent déboucher sur quelque chose d’unique et enchanteur. En tournée dans le sud-est, Watine viendra donc partager sa mélancolie à travers ses expériences musicales fascinantes, qui oscillent entre Marianne Faithfull et l’univers tellement fragile d’un Tim Burton. Un concert pour celles et ceux qui aiment les ambiances feutrées, mais aussi pour ceux qui sont attirés par ce qui est étrange, cette musique qui ne peut être rangée dans un rayon bien défini. Jeremy Costa
En concert le 04/12 au Sézamo – Nice (06), le 05/12 au Lounge – Marseille (13) et les 09 et 10/12 à Montpellier (34).
Ibrahim Maalouf
Le trompettiste et pianiste franco-libanais Ibrahim Maalouf sera en concert dans la région. Ibrahim et son instrument feront voler dans les airs des notes venues de l’Orient. Né d’un père trompettiste, Nassim Maalouf et d’une mère pianiste, Nada Maalouf, Ibrahim fait partie d’une famille d’artistes et d’intellectuels libanais. Il est actuellement le seul trompettiste au monde à jouer de la musique arabe avec la trompette à quarts de tons que son père a inventée dans les années soixante. Il a lui aussi ajouté des modifications sur cette trompette. Ibrahim est également lauréat des plus grands concours de trompette classique au monde. Malgré son parcours classique, il acquière son expérience jazz en jouant dans des big band. En 2000, il rencontre le producteur Marc Antoine Moreau qui lui fait rencontrer Vincent Ségal. A partir de là, Ibrahim collabore avec une myriade d’artistes tels que Amadou et Mariam, Matthieu Chedid et Arthur H entre autres. En 2007, il accompagne son ami Vincent Delerm en tournée. La musique d’Ibrahim et sa façon de jouer la trompette est fortement inspirée de sa culture d’origine arabe, mais l’instrumentation autour de lui (basse, guitare électrique, batterie, percussions arabes et vibraphone), et les musiciens avec qui il se produit, lui permettent de donner une couleur un peu rock, un peu électro et un peu jazz-funk plus actuelle. Ses concerts sont généralement construits autour de musiques entraînantes, donnant envie de danser. Mais il y a toujours une petite partie plus méditative, plus mystique qu’il aime appeler « prière collective universelle ». Kadha Cissoko
En concert le 04/12 à Cavaillon (84), le 05/12 au Forum Prévert – Carros (06), le 23/02 à Draguignan (83), et le 11/05 à Alès (30).
Alain Souchon
Il a l’air de rien comme ça, Alain Souchon. Grand gaillard discret, cheveux bouclés en pagaille, une attitude timide… À dire vrai, beaucoup le raille à ses débuts. "J’suis bidon" clame-t-il. Personne, ou peu, pour relever l’ironie d’un type faussement nonchalant. Et pourtant, au fur et à mesure, il creuse son sillon Alain Souchon. En dehors et dedans. Hors des normes, en plein dans son époque. Après tout, "Chanter c’est lancer des balles" : chacun peut y trouver son compte. Lui met des mots sur les maux, et regarde le monde avec des chansons qui accompagnent notre quotidien de foule sentimentale. Trente-cinq ans déjà et un peu plus d’une douzaine d’albums. Trente-cinq ans que Souchon cultive une poésie directe, accessible à tous, avec une mélancolie urbaine douce-amère qui fait déjà école. Sans encore l’égaler, Benabar ou Vincent Delerm se réclament de cet artiste qui émerveille par sa simplicité. Souchon, c’est l’art d’être un chanteur populaire sans négliger les masses. C’est la beauté des femmes, celle d’Ava Gardner, la peur d’être aimé, de ne plus l’être. C’est le monde aseptisé, celui qui part en vrille. C’est le fait d’en être conscient, mais d’être heureux de vivre et d’aspirer, encore, au bonheur. « La vie Théodore » en quelque sorte. Alain Souchon fait partie des chanteurs avec lesquels on avance. C’est déjà ça. Jeoffroy Vincent
En concert le 08/12 au Dôme – Marseille (13), le 09/12 au Zénith Oméga – Toulon (83), le 10/12 au Palais Acropolis – Nice (06), et le 15/12 au Zénith Sud – Montpellier (34).
Slum Village
Encore une belle actualité culturelle dans la région avec la venue du mythique groupe hip-hop américain Slum Village, originaire de Détroit Michigan. Outre l’industrie automobile, cette ville fut le berceau de la soul et de la techno et le terreau fertile d’un hip hop décomplexé avec la naissance du groupe en 1988. Trois jeunes lycéens mélomanes décident de collaborer ensemble, le célèbre et regretté producteur/rappeur Jay Dee aka J Dilla (et ses beat novateurs) ainsi que les deux excellents MC’s Baatin et T3. Le mélange est détonnant : un hip hop new-soul motown à la « Quest Love » qui brise les barrières du genre, un style entre NWA et Talib Kweli !!! Difficile de se faire une place sachant que les maisons de disques jouent les formats habituels côte Est contre côte Ouest. C’est donc avec des mixtapes et autres bootleg pirates qu’ils créent le buzz international. Assurant les premières parties de Tribe Called Quest, De la Soul ou encore The Pharcyde, le groupe prend de l’amplitude et signe enfin « Fantastic Vol 2 », inclus le maxi « Climax », avec une pléiade d’artistes comme D’Angelo, DJ Jazzy Jeff, Pete Rock, Common, Kurupt, Q-Tip, Busta Rhymes, etc. Le groupe connaît un grand succès, mais Jay Dee se concentre sur une carrière solo. Baatin écarté pour des raisons de santé mentale, Slum Village recrute Elzhi, un jeune et talentueux MC de battle, et en 2002 sort le deuxième album « Trinity », sans le concours du maître certes, mais avec un véritable engouement à l’arrivée. Aujourd’hui deux (T3 et Elzhi), Slum Village nous revient avec «Villa manifesto», un album original teinté des productions de Jay Dee (R I P) et de Kanye West. Jérôme Gillet
En concert le 09/12 au Théâtre Lino Ventura – Nice (06), et le 10/12 au Poste à Galène – Marseille (13).
Trilok Gurtu
Depuis les années soixante, avec les premiers concerts en occident de Ravi Shankar et de son tablaiste Ustad Alla Rakha, les percussionnistes indiens captivent le monde du jazz et du rock. Des Beatles à John Mc Laughlin, la liste des musiciens fascinés par leur ahurissante maîtrise des rythmes complexes et leur fabuleuse technique est longue. Si Zakir Hussain (fils d’Alla Rakha) reste le plus connu, Trilok Gurtu se distingue de ses pairs en ajoutant au tabla les composants d’une batterie classique : toms, cymbales, grosse caisse, le tout joué avec les doigts... Mc Laughlin, Zawinul, Metheny, Angélique Kidjo, entre autres, en ont fait un de leurs accompagnateurs préférés. À la tête de son groupe, mariant comme personne des éléments indiens, africains et occidentaux, il propose une musique totalement envoûtante. Daniel Chauvet
En concert le 10/12 au Théâtre Lino Ventura – Nice (06).
Technicolor Hobo/Kid Francescoli/Anything Maria
Dans le cadre de son programme hivernal, l’Escale propose une soirée placée sous le signe du rock marseillais. Réputée pour son vivier d’artistes hip hop, la cité phocéenne recèle également de véritables talents rock influencés par le cosmopolitisme qui compose cette ville. Parmi eux, si le groupe pop/rock/folk Kid Francescoli, avec ses influences anglo-italiennes et son style hybride entre folk et electro n’est plus à présenter, le groupe Technicolor Hobo est lui une agréable surprise, un mélange surprenant entre lounge et folk. L’autre attraction de la soirée sera la présence de la jeune artiste Anything Maria. Fragile en apparence, la jeune femme semble complètement se métamorphoser lorsqu’elle entre sur scène afin de délivrer un rock agressif, influencée par ces artistes féminines qui ont réussi à faire leur place dans un univers qualifié de machiste à l’image de Patty Smith ou de PJ Harvey. La soirée s’annonce donc complètement psychédélique et offre un excellent aperçu de la créativité et de la qualité de cette nouvelle scène rock marseillaise. Jeremy Costa
En concert le 11/12 à la MJC L’Escale – Aubagne (13).
Le Père Noël Monte le Son
« 1 jouet offert = 1 place offerte = 1 enfant heureux » : voilà en substance le concept habituel du Père Noël Monte le Son, organisé par l’association La Baie des Arts. En effet, l’intégralité des jouets apportés seront remis aux enfants de l’hôpital Lenval à Nice. La soirée sera animée par deux groupes locaux avec chacun un style propre : glam avec Chevelure, qui à déjà acquis une certaine notoriété grâce à un style complètement loufoque et un univers très coloré, tandis que le groupe Mister Bidule propose lui, un style punk inspiré de Motorhead ou encore Metallica. Loin d’être une reconduction à l’identique, chaque édition cherche à surprendre. L’organisation à donc été confiée à une nouvelle équipe qui s’est efforcée de changer la forme, mais pas le fond, et parmi les nouveautés proposées on note un concours qui récompense le plus beau costume sur le thème de Noël parmi le public. En alliant programmation musicale de qualité et œuvre de charité, l’association La Baie des Arts nous rappelle des valeurs essentielles en ces fêtes de fin d’année : générosité et chaleur humaine. Jeremy Costa
Le 17/12 au Volume – Nice (06).
Les Zincs Chantent
Si les comptoirs en zinc ont disparu de la plupart des bars et cafés, ce terme reste encore employé dans de nombreuses régions. Lieux de convivialité et de vie par excellence, les bars permettent des rendez-vous privilégiés où artistes et public se croisent pour le plaisir de la rencontre et du spectacle. Après une troisième édition réussie rassemblant près de cinq cents spectateurs, le festival s’est enraciné peu à peu dans la ville d’Annonay pour devenir un rendez-vous attendu du public. En effet, pour la quatrième année consécutive, alors que l’hiver s’installe, le festival propose donc de se retrouver en chanson dans ces lieux si particuliers que sont les cafés. Durant trois jours, une douzaine d’artistes français émergents, originaires pour la plupart de la région Rhône-Alpes, investissent le bassin d’Annonay pour offrir un panel de chansons sur des tonalités très variées. Avec des artistes en devenir comme Alex Zeem, Pierre Mussi ou encore Didier Ottin la programmation met de nouveau à l’honneur la chanson alternative française pour le plus grand plaisir d’un public qui s’agrandit d’année en année. Le festival Les Zincs Chantent ! donne ainsi l’occasion d’explorer Annonay sous un angle singulier. Jeremy Costa
Du 17/12 au 19/12 à Annonay (07).
5 ans du Volume
En l’espace de 5 ans, Le Volume est devenu un endroit incontournable à Nice pour tous ces groupes locaux qui aspirent à faire partager leur talent auprès d’un public, qui, au fil du temps, a su se montrer fidèle. En effet, si le public répond présent chaque week-end, c’est avant tout grâce à une programmation musicale de qualité qui a eu le mérite de dénicher de réels talents. C’est donc tout naturellement que pour célébrer le 5ème anniversaire de cet établissement, Le Volume a fait appel aux cinq groupes qui ont le plus marqué ces 5 dernières années afin de proposer deux soirées qui s’annoncent mémorables. C’est Eon Megahertz qui ouvrira la soirée avec un son garage sorti tout droit des sixties. Ce sera ensuite au tour des Dentists de continuer les festivités, avec un son punk authentique, inspiré notamment des Stooges, qui en avait marqué plus d’un lors de leur concert de l’an dernier, suivis de Mambo Disease qui viendra clôturer la soirée du vendredi avec un son rock sorti tout droit du bayou. Puis ce sera au tour du duo electroclash/punk, Playmates on the Run, d’investir la salle du Volume dès le lendemain pour un concert qui s’annonce brûlant et qui devrait ravir les amateurs de beats survoltés et acides. La soirée continuera ensuite avec l’excellent groupe de trip hop Papaya Cake, et s’achèvera avec E.S.B. et ses sons électro/factory corrosifs. Deux soirées qui s’annoncent donc particulièrement chaudes et où la qualité et la quantité seront au rendez-vous pour immortaliser ces 5 ans d’existence. Jeremy Costa
Les 18 et 19/12 au Volume – Nice (06). Crédit photo (c) PP13
Festival de Jazz
En avance sur le père Noël, le Jazz Club de Draguignan a préparé trois soirées qui raviront un très large public. Trois valeurs sûres sont en effet attendues au Théâtres en Dracénie, à commencer par Eric Bibb (18/12) un des meilleurs spécialistes du bon vieux blues acoustique, virtuose du picking et généreux showman. C’est ensuite la séduisante Robin Mc Kelle (19/12) qui investira la scène. Elle revisite les « standards » des années 40 avec une fougue et un talent qui forcent le respect à chacun de ses concerts. Le quintet be bop de Jesse Davis (20/12), jeune saxophoniste de l’école Marsalis (père et fils), qui sait faire rimer modernité et respect des traditions, associé au trompettiste Wendell Brunious, un des jeunes piliers du « Preservation Hall », le club le plus célèbre de la Nouvelle Orléans, clôtureront le festival. Daniel Chauvet
Du 18 au 20/12 au Théâtres en Dracénie – Draguignan (83).
Sydney Bechet Memory All Stars
Sydney Bechet aura été l’un des plus grands jazzmen de tous les temps. Ce grand clarinettiste et saxophoniste hors pair est décédé il y a tout juste un demi-siècle. Tout le monde a encore en mémoire les standards incontournables que sont « Dans les rues d’Antibes » et « Petite fleur ». Dans la mémoire collective, l’artiste symbolise à lui seul le jazz de la Nouvelle-Orléans des années 20 à 50. Pour honorer la mémoire de cet immense musicien, le Sydney Bechet All Stars propose un spectacle unique et de plus, la formation comprend plusieurs musiciens qui composaient l’orchestre de Sydney Bechet de 1949 à 1959. Raymond Sérini
En concert le 19/12 au Palais des Festivals – Cannes (06).
20 ans de Flamenco
Depuis 20 ans, le festival de flamenco de Nîmes contribue à la diffusion de cet art issu du folklore des peuples gitans et andalous. De réputation internationale, le festival s’appuie sur la diversité de ses événements. En effet, en plus de proposer des concerts, chant, danse, ou même les deux, des conférences sont également au programme, suivies de débats, bien utiles afin de mieux saisir la richesse musicale et historique de cette culture. Mais pour l’heure, place à la fiesta, avec deux semaines et demie de flamenco authentique, diversifié, novateur. Une pléiade de grands noms sera invitée, l’occasion de retrouver des figures déjà bien connues et de côtoyer les nouveaux talents à la fois issus de la danse, mais aussi du chant. Artistes reconnus tels que le chanteur andalou El Cabrero ou encore le cantaor Rafael de Utrera, mais aussi artistes régionaux moins réputés (Melinda Sala, Paco Carmona, pour ne citer qu’eux), voilà la formule que le festival emploie depuis ses débuts pour diffuser au plus grand nombre cette musique tellement atypique. En cette saison hivernale, les festivals se font rares et on ne peut que saluer un tel événement, qui se propose d’apporter un peu de “ sueño “ dans les corps et les coeurs glacées. Jeremy Costa
Du 07/01 au 23/01 à Nîmes (30).
DMC
Darryl McDaniels, aka DMC, est une légende vivante, véritable pionnier du rap avec le trio qui porta la moitié de son nom : Run DMC. Originaire du quartier de Hollis, Queens, NYC, fer de lance du hip hop qu’on appelait « New School », il s’agit du premier groupe à mélanger le rap aux guitares rock (avec les productions visionnaires de Rick Rubin) et a être intronisé au Rock’n’Roll Hall Of Fame (après Grandmaster Flash). Les rappeurs aux Adidas, auteurs de classiques tels « Peter piper », « It’s Tricky », ou de la reprise de « Walk this way » avec Aerosmith furent aussi un temps paroliers des Beastie Boys, et continuent d’être cités en référence ou inclus dans les routines de tout DJ qui se respecte. A l’orée du 21ème siècle, après quinze années de carrière, DMC a bien failli se taire définitivement, ses cordes vocales abîmées par un style agressif déployé lors de longues tournées, elles-mêmes engendrant un alcoolisme notoire, enfin à cause de différences artistiques avec Run. L’assasinat en 2002 de Jam Master Jay, leur légendaire DJ, marquera la fin du groupe. Revenant donc de loin, DMC livre tout de même un album en 2006, « Check thugs & rock n’roll », aux influences toujours rock, mais plus folk que métal, qui ne restera malheureusement pas dans les annales. À quoi s’attendre pour ce concert en solo ? Certainement à une poignée de nouveautés et extraits de son album, mais surtout à de nombreux morceaux de Run DMC… Thomas Giguet
En concert le 08/01 à L’Usine – Istres (13).
Festival Rock Inter-Ecoles
Et c’est reparti ! Le Gibus, scène réputée des nuits parisiennes, s’associe aux écoles de toute la France dans le but de promouvoir de nouveaux talents rock. Connu pour avoir déniché des talents rock français, le festival fera escale dans toute la France à la recherche donc de la perle rare. Le concours est ouvert à tous, étudiants, collégiens, lycéens et impose comme seule obligation d’être accompagné de réels instruments. Le principe : 11 villes, 11 dates sur 4 mois, 12 groupes auditionnés par ville. Parmi ces nombreuses dates, c’est près de Marseille que se déroulera la sélection en région PACA . Pour l’occasion six groupes locaux ont été choisis, avec entre autres les Rockett Queens pour un set rock teinté de rhythm n’blues, ou encore Crazy Pantoufle et sa chanson française complètement loufoque. Le vainqueur du concours propre à chaque ville sera ainsi invité à participer à la grande finale, prévue durant le mois de septembre prochain à Paris. Un évènement à ne pas rater, pour tous les musiciens qui aspirent à sortir de l’ombre, quand on connaît la couverture médiatique, ainsi que les partenaires (Rolling Stone, Le Mouv’) du Festival Inter-Ecole. Jeremy Costa Crédit photo (c) Eric Sanchez
Le 09/01 au Jas’Rod - Les Pennes Mirabeau (13).
Corneille
Le vagabond, poète et romantique Corneille est de retour dans l’actualité avec un nouvel album intitulé « Sans titre ». En tout, 10 chansons écrites en collaboration avec sa femme, l’ancien mannequin et chanteuse québécoise Sofia de Medeiros. Un album placé sous le signe de l’amour donc, l’amour qui dure, puisque Corneille, devenu plus mature, plus sûr de son oeuvre, va jusqu’à oser composer le morceau « Vieillir avec toi » sur un air de funk. Intrigant. Un album tout en intimité, c’est ce que le chanteur d’origine rwandaise nous propose de venir partager avec lui, histoire de continuer l’histoire d’amour qui dure entre l’artiste et son public français depuis maintenant 5 ans et la sortie du titre « Parce qu’on vient de loin ». Trop souvent catalogué artiste r’n’b/soul, terme qui à vrai dire ne veut justement plus rien dire, Corneille s’évade sur cet album et montre, si besoin était, à quel point il se sent libre, sans qu’on puisse le mettre dans une case. Jeremy Costa Crédit photo (c) Yanick Dery
En concert le 16/01 à La Palestre – Le Cannet (06).
Autour du Piano
Lieu associatif connu notamment pour ses cours de flamenco, la Meson propose en ce mois de janvier, 3 soirées en l’honneur de cet instrument si noble qu’est le piano. Réunis en ouverture, autour du répertoire klezmer, le jeune et talentueux clarinettiste Yom et le pianiste chef d’orchestre Manuel Peskine proposeront une interprétation puisant dans le jazz, les musiques traditionnelles d’Europe de l’Est ou les formes classiques. Le lendemain, Benjamin Faugloire et Christophe Leloil entremêleront leurs arts respectifs (piano, trompette) pour offrir une soirée aux forts accents jazz traditionnels. Le Causmic Maurel Trio animera la dernière soirée et offrira un programme musical vers lequel convergent musiques du monde, plus particulièrement celles du Moyen Orient, inspirations jazzy et piano. En complément, Le Cri du Port proposera une soirée en compagnie de Henri Florens en solo, vu notamment aux coté de Chet Baker, et Enzo Carniel, jeune virtuose de 22 ans. Un programme alléchant, où le piano est mis en valeur dans différents registres, parfois surprenants mais délicieusement mélodiques. Jeremy Costa
Le 21/01 au Cri du Port – Marseille (13), et du 22 au 24/01 à la Meson – Marseille (13).
Midem 2010
Salon professionnel de réputation mondiale, le Midem rouvre ces portes aux professionnels en cette année 2010 ; l’occasion de mieux cerner les tendances musicales à venir ainsi que l’évolution dans son ensemble, des métiers liés au monde de la musique. En cette année de coupe du monde, la 44éme édition, met à l’honneur le pays hôte de cet événement mondial : l’Afrique du Sud. Le temps d’une soirée, le public pourra en effet apprécier de nombreux artistes originaires de ce pays gangréné par le racisme, et ainsi découvrir la richesse et l’histoire de la musique sud-africaine ; une musique qui se situe véritablement au carrefour des cultures occidentales et africaines. Mais le Midem c’est aussi la découverte de nouveaux talents, et cette édition ne semble pas déroger à la règle puisque sont au programme entre autres Hindy Zahra, future révélation folk à n’en pas douter, l’irlandaise Lisa Halligan, ou encore les britanniques de The Black Swan Effect pour ce qui s’annonce comme de chaudes soirées rock. Rendez-vous professionnel majeur de l’année, le Midem n’est pas pour autant réserver seulement aux professionnels du secteur puisque le grand public peut se procurer des invitations dans les Fnac de Cannes, Nice et Monaco, auprès des différentes associations étudiantes mais aussi à l’office de tourisme de la ville de Cannes. En marge de cette manifestation, le Midemnet sera pour la première fois gratuit, pour tous les participants, et proposera plusieurs conférences sur des thèmes aussi variés que « L’image et la marque » ou « Les labels internationaux indépendants ». Un évènement comme à l’accoutumée incontournable donc, que ce soit chez les professionnels ou le grand public, simplement à la recherche de nouveauté et d’éclectisme. Jeremy Costa
Du 24 au 27/01 à Cannes (06).
Para One
Né en 1979 à Orléans, Jean Baptiste de Laubier découvre Public Enemy à l’âge de 8 ans, et se passionne alors pour le hip hop. En 1993, il crée son premier groupe de hip hop La Horde des Assassins Solidaires contre la Haine où il se fait surnommer Paradoxal H. En 1997, il produit ses premières mix-tapes détonantes et cultes avec Quality Streetz et dirige parallèlement son premier court-métrage. En 2000 et 2001, il rencontre Tacteel et collabore avec TTC sur « Ceci n’est pas un disque », en 2002, il produit « Baise les gens » avec le Klub des Loosers et « Helium liquide » de L’Armée des 12. Il rejoint ensuite le projet l’Atelier avec entre autres Fuzati et Tekilatex pour réaliser « Le buffet des anciens élèves ». Para one enchaîne alors les collaborations avec Iris, Lyricson, Flynt, Tacteel, FuckALoop, TTC… grâce auxquelles on doit « Dans le club ». Sur « 3615 TTC », Para One devient cette fois-ci producteur à part entière du groupe aux côtés de Tacteel. En 2006, Para One se lance enfin et sort son premier album, « Epiphanie » sur le label Institubes. Ce titre en dit long, un virage musical tranché, une révélation pour les gros sons électro tournés vers le dancefloor. Son maxi « Dudun-dun » est effectivement remixé par l’allemand Boys Noize, MSTRKRFT, ou encore le groupe de rock bordelais Adam Kesher. Diplômé de la Femis, après avoir signé la BO du film « Naissance des pieuvres », il termine également son premier long métrage. Artiste à part entière, Para One connaît donc un parcours musical plutôt éclectique, il passe du hip hop à l’électro, mais toujours en gardant cette force spontanée et la fraîcheur qui le caractérise. Venez donc jumper au cabaret, c’est facile, funky et très efficace sur un dancefloor. Jérôme Gillet Crédit photo (c) Camille Vivier
En concert le 29/01 au Cabaret Aléatoire – Marseille (13).
The Puppini Sisters
Trio féminin jazz/pop, The Puppini Sisters est avant tout une formation vocale à l’inspiration étonnante. Composé de Marcella Puppini, italienne expatriée en Angleterre, Stephanie O’Brien et Kate Mullins, le groupe rend hommage aux mythiques Andrews Sisters en s’inspirant de ce qui fut leur nom de scène. Influencé par des artistes comme Marlène Dietrich, Fred Astair ou meme The Smith, leur style se veut un habile mélange de kitsch, de glamour et de burlesque. En 2006, parait « Betcha bottom dollar », un premier album entièrement composé de reprises jazz mais aussi pop et disco (« Heart of glass » de Blondie pour n’en citer qu’une). Après ce premier essai concluant, le groupe enregistre en 2007 un nouvel album. « The rise and fall of ruby woo » marque une rupture, en douceur certes, puisque ce nouvel opus ne contient plus désormais uniquement des reprises, mais bien des compositions originales signées par le trio. Toujours dans le même esprit décalé, les trois jeunes anglaises gagnent en maturité et le font ressentir sur cet album, tout en veillant à garder ce côté débridé et loufoque qui a fait le succès du premier opus. Le groupe sera de passage en France pendant le mois de janvier et devrait attirer dans ses filets aussi bien les amateurs d’ambiances complètement barrées que les nostalgiques des années 50. Jeremy Costa
En concert le 28/01 à L’Espace Julien – Marseille (13).
Eric Bibb
Chanteur et guitariste américain, Eric Bibb s’est au fil du temps imposé comme une figure majeur du blues ; un blues qu’il se plait d’ailleurs à mélanger savamment à de la country, du gospel et de la soul. La musique comme héritage de son père, qui fut dans les années 60 une des têtes d’affiches de la scène folk new-yorkaise, le jeune homme l’a assumée sans peine. Il quitte l’université à 19 ans pour Paris où, à un meeting avec le guitariste Mickey Baker il trouve sa voie : le blues guitare. Il part pour Stockholm peu de temps après à la recherche de quiétude et d’inspirations. Déjà bien rodé après plusieurs années passées à faire de la scène, le bluesman décide de poser sur support physique ses compositions en enregistrant l’album « Spirit and blues » sorti en 1994. Mais c’est avec son deuxième album « Good stuff », enregistré en live en Suède, que l’ artiste new-yorkais obtient à la fois un succès commercial et d’estime, non seulement en Europe, mais pour la première fois également aux Etats-Unis. Après 5 albums studio, le talentueux Eric Bibb revient en 2008 avec l’album « Get Onboard », et décide de reprendre les routes européennes et françaises, équipé de sa guitare et de ses textes « lacrymogènes ». En attendant de pouvoir apprécier une prochaine collaboration avec une autre légende de la chanson, Claude Nougaro, il est fortement conseillé d’aller écouter cet artiste au charisme impressionnant, qui ne se révèle vraiment qu’en live, dans la lignée des grands bluesmen disparus. Jérémy Costa Crédit photo (c) Jérémy Costa
En concert le 29/01 au Forum de Berre – Berre L’Etang (13).
The Dodoz
The Dodoz, c’est avant tout quatre jeunots au talent insolent. Quatre Toulousains, qui, à peine majeurs, ont été signés par Peter Murray pour un album éponyme. Fiers d’un nombre incalculable de concerts, de festivals et premières parties de prestigieux artistes (Siouxsie, Babyshambles), ils nous servent un rock décomplexé, classe et nerveux, emmené par leur charismatique et énergique chanteuse Géraldine. Leurs influences post punk et new wave leur ont forgé une réputation scénique digne de ce nom qui n’aurait rien à envier à The Gossip. Ils seront là pour défendre leur premier album éponyme sorti récemment, et asséner une leçon de rock que seuls quelques groupes français sont encore capables de donner. Laurent Ciarabelli
En concert le 30/01 au Cabaret Aléatoire – Marseille (13), et le 19/03 à La Presqu’île – Annonay (07).
Neneh Cherry & Ethnic Heritage Ensemble
Neneh Cherry est une chanteuse et musicienne anglo-suédoise qui a percé à la fin des années 80 avec des tubes mixant une énergie hip hop à d’autres univers musicaux. Depuis ses heures de gloire planétaires qu’elle semble avoir délaissé sans regrets, Neneh mène une carrière originale et courageuse en dehors de tous les poncifs. Son appartenance à une grande famille de musiciens européens met aujourd’hui en avant sa richesse culturelle et sa créativité. Elle a fréquenté les milieux post punks anglais avec The Slits, la fusion hip hop avec Tricky et les Gorillaz, la world music afro avec Youssou N’Dour. Elle se joint aujourd’hui à l’Ethnic Heritage Ensemble qui est une formation née en 1973, et qui se caractérise par une volonté de redécouverte du patrimoine musical mondial, avec la virtuosité et le parcours de grands jazzmen comme outil d’exploration culturelle. Composé d’un sax, d’une trompette et de percussions, le trio amène la possibilité à une chanteuse expérimentée du prendre pleinement sa place en tant que musicienne dans leur construction musicale, ceci avec une grande liberté d’arrangement. Cette alliance inattendue est réellement prometteuse quant aux bagages des membres qui la composent ; l’énergie de Neneh Cherry ne peut qu’exploser dans cet écrin de maîtrise et de culture musicale. Emmanuel Truchet
En concert le 30/01 à Châteauvallon - Ollioules (83).
500ème de l’Oreille qui Gratte
Avec pour objectif de donner de façon hebdomadaire un panorama clair de l’actualité musicale régionale, l’émission l’Oreille qui Gratte met à l’honneur des artistes locaux autoproduits et indépendants, sur Agora FM (94.10 FM). Pour célébrer la 500ème, l’émission est enregistrée exceptionnellement en direct et en public. En effet, la MJC Picaud les accueille afin de marquer l’événement d’une pierre blanche. Un tel succès se doit d’être fêté dignement ! Pour ce faire, 5 groupes sont conviés à l’événement et tous ont en commun d’avoir séduit à la fois, animateurs et public azuréen. Melchior Liboa tout comme « le grand bonhomme chauve » Chinaski, seront attendus par les amateurs de chanson rock ainsi que My Diet Pill, dans un style à la fois plus nuancé mais aussi plus rock, teinté de folk et de punk. Côté électro/rock, c’est l’incontournable Quadricolor, accompagné de sa pop acidulée qui sera au programme. Enfin, pour clôturer cette programmation, la présence d’Eon Megahertz, qu’on ne présente plus, ne peut évidemment qu’inciter à venir nombreux assister à l’émission. Les 5 groupes auront chacun 25 minutes pour marquer à jamais la célébration de cet événement, et ainsi continuer de participer à une aventure qui dure depuis maintenant 15 ans. Jeremy Costa
Le 30/01 à la MJC Picaud – Cannes (06).
Web :
Tom Frager
Né au Sénégal et ayant grandi en Guadeloupe, Tom est surfeur professionnel ! C’est durant ses voyages et accompagné de sa guitare qu’il écrit ses premières chansons. Cet auteur, compositeur et interprète du groupe Gwayav’ connaît aujourd’hui le succès avec son tube « lady mélodie », grâce auquel il nous fait découvrir un univers musical à mi-chemin entre le reggae de Bob, la Pop/Soul de Jason Mraz et le Rock. Tom Frager nous fait voyager avec un langage artistique universel, que ce soit l’anglais, le français ou le créole. En écoutant toute cette poésie et cet amour, on ne regrette pas une seconde que Tom se soit mis à la musique. Céline Dehédin
Le 04/02 à l’Espace Julien – Marseille (13) et le 5/02 au Théâtre Lino Ventura - Nice (06).
Ultravomit
Le nom du groupe annonce immédiatement la couleur. ULTRA VOMIT est un groupe de grindcore parodique formé en 1999 à Nantes. Leurs morceaux contiennent généralement des paroles humoristiques, influencées par le monde des dessins animés et de la publicité. Composé de trois membres, Fetus, Stickskiller, et Chris, le trio représente le métal français. Et comment ? Leur humour sans limite, leur maîtrise totale des instruments ainsi que leur imagination débordante, font que ces quatre jeunes se forgent une réputation de folie. Peut-être la doivent-ils également à leurs nombreux tubes tels que « Captain Igloo », « Poil Pubien » ou encore « Rouleau de P.Q ». Pour leur dernier album Objectif : Thunes, Ultra vomit a décidé de mélanger tous les styles de métal, Heavy, Death, HxC, Hard Rock, Black. Clémentine Poncin
Izia
A tout juste 19 ans, l’impressionnante Izia est un véritable phénomène sur scène. Sans doute a-t-elle été à bonne école puisque c’est la fille de Jacques Higelin, et la demi-sœur d’Arthur H. Ce petit bout de femme donne tout ce qu’elle a dans le ventre en concert, délivrant un rock-blues brut de décoffrage, entre Janis Joplin, MC5 et PJ Harvey. La chanteuse française de rock/punk est, malgré son jeune âge, une habituée des scènes, on peut déjà compter à son actif, la première partie d’Iggy Pop et celle de Motorhead, sans parler des nombreux festivals auxquels elle a participé cet été. Sur scène, elle transmet une énergie folle et nous offre un son dur, fort, émouvant et sans concession. Sorti au printemps 2009, son premier album éponyme a été enregistré dans les conditions du live au célèbre studio ICP de Bruxelles. Avec Izia, l’expression « Rock is not dead » prend tout son sens, et soyez-en sûrs, Izia déménage grave et ça fait du bien aux tympans. Clémentine Poncin
L’atelier « création musicale en Arc latin »
Le groupe niçois Nux Vomica souhaite à travers cet atelier consolider les liens avec différents créateurs musiciens européens rencontrés au cours de ses voyages, mais aussi encourager les pratiques instrumentales et redécouvrir le répertoire traditionnel vivant de l’arc latin. Mais l’arc latin c’est quoi ? Une musique qui célèbre, qui réunit, qui descend de la scène pour une plus grande proximité. Cet évènement va célébrer la rencontre entre les musiques traditionnelles et actuelles, permettant un mariage réussi entre fifres, tambourins, coucourdons et claviers, batteries et sonorités électro d’aujourd’hui... C’est donc une rencontre entre le passé, le présent et l’avenir qui s’effectuera les 11 et 12 février. Pour l’occasion, des groupes tels que Lou Dalfin et Nux Vomica se produiront lors de soirées-concerts. D’autre part, aura lieu un Atelier Musique Arc-Latin, où les artistes enseigneront leurs passions tant aux participants qu’au public. Clémentine Poncin
THE XX
Retenez bien ce nom : The XX. Tout droit venus de l’Eliott School à Londres, les chanteurs Romy et Oliver, inséparables depuis la maternelle, créent le groupe en 2005 avec Jamie Smith (boîte à rythmes). Très vite leur pop sombre et insolite conquiert le public londonien, qui ne peut qu’apprécier lorsque les deux voix s’échangent et se croisent sur des lignes mélodiques. Brillamment accompagnés par un arrangement plus que minimaliste, ils s’inspirent de groupes tels que The Kills, ou encore Hot Chip. Ils sortent en 2009 leur premier album éponyme, sous le label indépendant Beggars. Dès la sortie de l’album, et grâce à la blogosphère, cette cold wave s’impose très rapidement et avec brio aux quatre coins du globe. Ce groupe de pop atmosphérique séduira instantanément les mordus de pop minimaliste et rêveuse. Clémentine Poncin
Dominique A
Dominique A, aka « Le Dom », 10 mois déjà que La Musique, son dernier album, est sorti. Quelques semaines passées à nous apprivoiser et d’un coup, comme toujours avec lui, le déclic suivi d’un coup de foudre. C’est qu’il ne fait rien pour qu’on l’aime le bougre : une musique au rasoir, exigeante et sans ostentation et comme toujours dans ses paroles, l’intelligence de l’évidence, la beauté de la simplicité. Depuis longtemps déjà (depuis toujours me risquerais-je, exception faite du plus lyrique « tout sera comme avant »), il est l’architecte musical qui a osé dire : less is more. Et dans ce moins il réussit à faire tenir l’humanité dans son entier sans jamais être gonflant de suffisance ou de morale. Ces jours-ci il reprend la route : partout où il passera, les vieux amis, les faux frères le retrouveront pour le voir chanter et danser, comme il y a 10 ans, comme dans 20 ans. Avec toujours les mêmes questions : dans quelle formation ? Quelle sera sa « set-liste » ? Jouera-t-il telle ou telle ? Mais jamais : j’espère que ce sera bien, on connaît la réponse… Clémentine Poncin
KASABIAN
Pratiquement dix ans d’existence pour Kasabian, qui, au côté de Blur dans les années 2000, participa au renouveau du rock anglais et de la scène britpop. Petits protégés d’Oasis, ils se démarquent de leurs aînés en teintant une musique à l’accent électro/hip hop, le tout sur une base Rock puissante. A leurs actifs trois albums, dont le dernier et très brillant, The West Ryder Pauper Lunatic Asylum publié en juin 2009. Mené par le charismatique Tom Meighan, Kasabian nous livre un son de studio sophistiqué, monté en mille-feuilles, avec des couches de guitare superposées, des synthés vintages, des rythmiques souvent drum ’n’ bass, et un chant passionné. Kasabian, ils sont tendance et nous apportent une nouvelle preuve de la vitalité de la scène pop/rock britannique ! Clémentine Poncin
Ibrahim Maalouf
Ibrahim Maalouf est un musicien, compositeur, arrangeur et professeur de trompette franco-libanais. Ce jeune homme de 29 ans se fait remarquer à 17 ans en tant que nouveau petit génie de la trompette piccolo. Il entre alors, grâce à ce statut et à son incroyable talent, au Conservatoire Supérieur de Paris. Puis il tente d’aborder la musique sous d’autres aspects : l’improvisation et la composition à travers la musique arabe et à travers le jazz. Il joue ainsi assez souvent dans les clubs de jazz parisiens, à la recherche du son qui l’intéresse. A la suite de ça, Ibrahim Maalouf se lance dans la composition d’un album aux styles plus personnels, qualifiant aujourd’hui sa musique de Nu-Jazz / Electrique / Musique Roots. Fort de ses nombreuses expériences, il est lauréat des plus grands concours de trompette au monde. Il se produit entre 2000 et 2007 avec de nombreux chanteurs et musiciens mondialement connus et continue ainsi de découvrir le métier tout en recherchant sa propre sonorité, ce qu’il est parvenu à faire avec son album Diachronsisme. S’inspirant beaucoup de sa culture d’origine arabe, ses concerts sont généralement construits autour de musiques entraînantes, bien qu’il aime y ajouter des parties plus méditatives, comme mystiques, qu’il appelle « prière collective universelle ». Toutefois l’instrumentation autour de lui (basse, guitare électrique, batterie …) lui permet de donner une couleur Electro/Rock voire un peu Jazz-Funk, plus actuelle à sa musique. De passage dans la région, il attirera les amateurs d’ambiance dansante, mais aussi les sages qui aiment à écouter de plus douces mélodies. Clémentine Poncin
FéFé
C’est en écumant les salles pendant plus de dix ans avec le groupe Saïan Supa Crew, que Féfé s’est fait connaître. Fort de cette expérience et désireux de changer de style, le rappeur décide d’entamer une carrière solo en sortant son premier album Jeune à la retraite. Dans ce disque Féfé l’affirme, le temps n’est plus à la rigolade. En alliant désormais hip hop, blues et soul, il nous fait réfléchir sur les choses de la vie. Ce vaste programme porté par une belle énergie, des mots qui claquent, des notes brutes, ou encore un son égratigné, nous garantit une atmosphère réjouissante. C’est donc un Féfé « fou fou », explosif et décontracté, que vous retrouverez en tournée dans toute la France. Clémentine Poncin
CURL / LITTLE DRAGON
C’est à l’occasion de la sortie du nouvel album de Curl que se déroulera un double concert Trip Hop / Electro Rock. Parmi les invités, Curl, ce groupe niçois est fondé en 1996 par Frank A. Amendola. De confession rock/new wave, le guitariste se tourne rapidement vers une musique plus électro. Sa rencontre avec Hayley Alker (du groupe anglais Helsinki), confirme alors le choix d’influence plus électro/rock que trip hop. C’est d’ailleurs le charisme et la présence de la chanteuse, couplés à un son puissant et pointu qui nous font immédiatement entrer dans leur univers intrigant et surprenant. L’autre attraction de la soirée sera le groupe Little Dragon. Ces quatre musiciens nous viennent tout droit de Suède, avec à leur tête la chanteuse américano-japonaise Yukimi Nagano. Mêlant créativité et enthousiasme les Little Dragon nous proposent un son trip hop, du vrai, du pur, en n’oubliant pas cependant d’y ajouter quelques jolies mélodies plus pop que trip hop. Ces deux groupes nous promettent une soirée étonnante, et même détonante ! Clémentine Poncin
Maurane
Maurane a sorti en août dernier son nouveau disque intitulé Nougaro ou l’espérance en l’homme. Avec cet album, Maurane rendait hommage à Claude Nougaro, décédé en 2004, et qui aurait eu cette année 80 ans. La chanteuse belge qui était considérée par Claude Nougaro comme son héritière, nous a livré seize morceaux dont des grands classiques du répertoire du chanteur toulousain : « Armstrong », « Dansez sur moi », « Le jazz et la java », «Toulouse », « La pluie » ou encore « Bidonville ». Maurane a célébré avec ce disque un grand artiste, mais aussi un ami avant tout. Elle est aujourd’hui en tournée partout en France pour présenter avec la sensibilité et le talent qu’on lui connaît son interprétation de l’œuvre d’un des plus grands artistes français. Raymond Sérini
GianMaria Testa
On l’oublie trop souvent mais GianMaria Testa aurait pu, s’il n’avait pas décidé de tenir tête à son père, continuer à être chef de gare pour le restant de ses jours. Voyageur il l’est devenu par la musique : retranché derrière de fines lunettes rondes, le Piémontais s’est imposé en l’espace de quinze ans comme un chanteur d’amplitude. Six albums studio dessinent le tracé de variations acoustiques, sublimées par des ballades folk et des détours colorés vers la bossa et l’immensité du jazz. En caressant nos sens et émotions depuis la parution de son premier album, Montgolfières, sa voix chaude est une invitation perpétuelle à l’évasion où figurent des portraits de femmes ou des paysages oubliés. Testa est un mélancolique, qui se situe entre l’éternité et l’instant. Loin de la popularité, légitime, d’un Paolo Conte, GianMaria Testa demeure peut-être le dernier grand poète musical italien qu’il faut s’empresser de découvrir. Jeoffroy Vincent
Festival Winter
Winter, la version Hivernal du festival Marsatac. Si vous aimez la session d’automne, vous adorerez celle d’hiver. En effet pour la première édition, l’Espace Julien nous accueille deux nuits durant. Il nous propose un programme vivifiant de mélange de nouvelles tendances, de coups de cœurs, et de talents locaux. En cette année de grand froid, comme chacun sait, vous pourrez venir vous réchauffer aux sons de Zombie Nation, The Subs, Little Dragon, et bien d’autres encore. Venez donc découvrir une programmation électrisante, énergisante, dansante. Tout ce qu’il faut pour se dégourdir les jambes et le reste... Clémentine Poncin
Zaza Fournier
Zaza Fournier c’est un mélange de style qui fait tourner la tête et danser les gambettes. Influencée par toutes sortes d’artistes, d’Elvis à Brigitte Fontaine en passant par Edith Piaf, elle nous sort un son tant rétro qu’actuel. En effet cette jeune Parisienne amoureuse de l’accordéon, qu’elle qualifie de « fort, drôle et sexy », se fait accompagner d’un i-pod ! C’est il y a deux ans que Zaza décide d’aller chanter dans la rue. Ce parcours plutôt rude ne lui aura pas desservi puisque elle rencontre par la suite le producteur-arrangeur Jack Lahana et le musicien Rob, ce qui fait décoller sa carrière. Elle est actuellement en tournée dans toute la France pour interpréter un album qu’elle rêvait de publier depuis quelques années. Pleine d’énergie, elle nous propose un disque ébouriffant, lyrique, mais aussi doux, bercé par sa voix rauque et sensuelle à la fois. Soyez en sûrs, avec cette artiste plus qu’ambitieuse, vous en prendrez plein les yeux et les oreilles. Clémentine Poncin
|