Nouvelle Vague

CHRISTIAN OLIVIER

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Christian Olivier est fort d’une carrière d’une trentaine d’années au sein des Têtes Raides, dont il est le créateur. Artiste aux multiples talents amoureux des rimes et la langue française aux influences diverses et qui a touché à tous les genres, il délaisse les Têtes Raides le temps d’un album solo intitulé « On / Off », l’occasion pour lui de faire un projet un peu plus personnel.

 

Pourquoi avoir sorti un album solo ?

J’ai pensé qu’il était temps de sortir un album un peu plus intimiste. J’ai travaillé avec Edith Fambuena, qui a notamment collaboré, avec Etienne Daho, Baschung. C’est une super guitariste et une grande musicienne. Nous avons travaillé en ping-pong, je lui envoyais des maquettes, elle me renvoyait des essais avec des matières, des sons et ça a vraiment bien fonctionné. J’ai vu où je voulais aller, sortir un peu des Têtes Raides et partir vers des endroits que je n’avais pas encore explorés.

 

Pouvez-vous nous en dire plus sur l’album ?

Concernant, l’album, je l’ai appelé  « On/Off » car c’est un des derniers titres que j’ai mis sur l’album, et j’ai tout de suite su que ça allait en être le titre. Cela signifie beaucoup de choses, et cela résume aussi parfaitement ce qui doit être On, ce qui doit être Off. Les choses biens, celles mauvaises, le fait que je fasse une pause avec Tête Raides, des questions sociétales aussi, des choses qu’il faudrait éteindre, et d’autres, moins visibles qu’il faudrait mettre en avant. De manière générale « On » c’est la vie, et « Off » le silence. Ce silence, cela peut être quelque chose de très beau aussi. Cela transcrit un peu l’état dans lequel je suis aujourd’hui. Il est vrai que l’album est long, mais quand on écoute un album, on ne se demande pas si il dure 10 ou 50 minutes, l’histoire tient dans cette durée là. Il n’y a pas de stratégie ou de concept là-dessus, je trouve que l’album est bien comme cela.

Certaines de vos chansons ont un côté très engagé.

Il y a toujours un peu de social, c’est un des sujets qui fait partie de mon écriture : le coté un peu citoyen, surtout humain. Pour moi c’est plus de l’humanisme traitant de la place de l’homme, de la femme dans la société. Certaines choses censées être acquises peuvent régresser très vite, il faut rester aux aguets. Il y a un morceau, que j’ai composé en mars dernier, où nous étions encore sous le coup de Charlie Hebdo, mais il parle également de la démocratie en général, de l’urgence de changer certaines choses.

 

Comment écrivez-vous ?

Ça me vient en m’installant à ma table, face à une feuille. C’est un endroit que j’aime bien, et là je commence à écrire. Il est assez rare que je me dise que je vais écrire sur tel sujet ; je commence à griffonner des choses, et le sujet vient sur ce thème. Je peux parler de relations amoureuses, amicales, des coups de gueule bien sûr, mais aussi des choses plus générales.

 

Vous allez également débuter une tournée, est-ce que cela vous plait ?

J’aime beaucoup faire des concerts, aller à la rencontre du public. A l’écoute d’un album, les gens vont écouter un instantanée de la chanson, une de ses interprétations figée comme une photo, la deuxièmes étape c’est de la partager les chansons avec le public, c’est une autre dimension, et ça me plait. Un concert sera radicalement différent d’une ville à l’autre, c’est un moment singulier, où les chansons sont réinventées à chaque fois.

 

Que faites-vous pour vous ressourcer ?

Je vis, comme tout le monde, je fais autre chose, je sors… je fais aussi partie du collectif du Chat Pelé, qui a démarré presque en même temps que les Têtes Raides. Nous avons une expo qui est sur le point de se terminer, et une autre qui va bientôt débuter à la Rochelle.

 

Un dernier mot pour la fin ?

J’attends les concerts avec impatience.

 

Hélène Salimbeni

 

Le 16/04 au Victoire 2 – St Jean De Védas – (34)

www.corpsdemots.net

Crédit photo : Marikel Lahana

 

 

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