Nouvelle Vague

CHINESE MAN RECORDS

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Chinese Man Records fête ses 15 ans ! Pour célébrer cet anniversaire, la fine équipe nous offre un album collectif intitulé « The Groove Sessions vol. 5 », accompagné d’une tournée internationale commune. Le label indépendant, créé à l’initiative du groupe Chinese Man, compte aujourd’hui de nombreux talents : Taiwan MC, Youthstar, ASM, Deluxe, Scratch Bandits Crew… Nous retrouvons l’un d’eux, Goodjiu, membre du duo Baja Frequencia, afin d’en apprendre un peu plus sur le label, mais aussi sur le fruit de leurs inspirations mutuelles. 

 

D’où est venue cette initiative de création de label ?

Dans les débuts, les membres de Chinese Man ont réalisé la structure du label dans l’idée de porter leurs projets musicaux de manière indépendante, un peu à l’image des grands labels anglais et américains, montés dans les années 90 et 2000. 

 

Comment percevez-vous l’avenir du label ? 

Plutôt bien dans l’absolu, en sachant qu’il y a plein de nouveaux projets qui sont régulièrement signés sur le label. En plus de cela, il y a des projets communs, comme « The Groove Sessions vol. 5 », qui rassemblent plusieurs artistes du label et vont de pair avec les tournées communes. Je pense que c’est une force d’arriver à mutualiser tous les esprits créatifs et tous les moyens que chaque projet artistique détient. Nous avons pour objectif commun de continuer à faire notre musique et ainsi faire vivre le label. 

 

Comment est né l’album « The Groove Sessions vol. 5 » ? 

L’album, c’est la mise en application de notre esprit de groupe, porté par le label. C’est à dire, il s’agissait d’arriver à réaliser une création originale sous forme de projet commun. Il rassemble les groupes Baja Frequencia, Chinese Man et Scratch Bandits Crew, et comprend également des featurings avec d’autres MCs du label. Nous sommes partis 10 jours à la montagne pour nous enfermer dans un environnement créatif, coupé du monde, afin de restituer une création spontanée et qui reflète le travail de groupe. Nous sommes montés avec pas mal de matériel de composition, beaucoup de samples et surtout énormément d’idées de préambule de morceaux. On s’est posé à 6 sur plusieurs espaces de travail. En bossant comme ça, sur trois postes différents, en mélangeant un peu les membres des groupes respectifs, nous avons réussi à monter 18 morceaux en 10 jours. C’est plutôt conséquent par rapport au temps imparti. Nous étions tous très heureux de travailler sur cette partie de création.

 

Comment avez-vous décidé du choix des 15 morceaux qui figurent sur l’album ? 

Il s’agissait d’un choix esthétique. Souvent, nous essayons de limiter les répétitions de morceaux. L’univers doit être assez large et représentatif des trois groupes. Nous avons mis trois morceaux de côté en se disant que c’était pas forcément nécessaire à l’album, pour ne pas le rendre trop indigeste. Plutôt, il était préférable d’obtenir quelque chose de concentré et frappant, pour rendre compte de l’état d’esprit dans lequel on était lorsqu’on a crée l’album… c’est à dire assez chauds, motivés et pleins d’espoirs. 

 

Quant est-il du show « The Groove Sessions Live » ? 

Le live, c’est la continuité de ce travail. Mais là, c’est un boulot beaucoup plus technique, dans le sens où l’on doit se répartir un peu chacun des parties distinctes à jouer, tout en calant cela dans un show live et vidéo, et ce, en gardant une bonne interaction. Nous serons donc 6 producteurs de musique sur scène, ce qui revient à un format relativement important. De plus, nous serons accompagnés de certains MCs qui scanderont quelques textes à certains moments précis du flow. C’est tout une mécanique que l’on met en préparation depuis quelques mois. Cela aboutira très rapidement sur le show que l’on présentera à partir du 12 mars.

 

Selon vous, qu’est-ce qui fait que la musique créée au sein du label rencontre un succès international ? 

Cela vient de la richesse de tous les artistes qui composent le label. Chinese Man et son label étaient très accès trip-hop expérimental dans ses débuts. Depuis 15 ans, ils s’ouvrent de plus en plus, de part les collaborations et les artistes qui s’intègrent dans le label, à pleins d’horizons qui ne se restreignent plus au trip-hop. C’est cette résonance qui fait que cela plaît en France, en Europe et ailleurs. Cela entre aussi dans la logique d’internet, de la globalisation, de l’information, de la musique et de toute la culture en général. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus simple d’écouter de la musique du monde entier, de « digger » des morceaux au travers de plateformes de streaming, ce qui n’était pas forcément le cas avant. 

 

Comment les talents sont choisis pour intégrer le label ? 

C’est un processus interne au label. Disons que Chinese Man Records a un fonctionnement très familial. Pour le cas de notre groupe Baja Frequencia, intégré en 2017, on les avait rencontré à Marseille en travaillant sur plein de petits de points, notamment des remixes pour quelques uns de leurs artistes, et des collaborations dans ce sens. Il faut qu’il y ait un bon feeling, un truc qui passe humainement. Les talents s’intègrent naturellement. 

 

Vous avez réalisé des tournées tout autour du globe. Y a-t-il des souvenirs particuliers qui vous ont marqué ? 

Personnellement, la tournée en Amérique Latine m’a marqué. nous avons fait énormément de dates plutôt intenses. Cela m’a laissé un souvenir mémorable, notamment parce que nous avons fait énormément de rencontres et on a pu bosser en studio avec pas mal de groupes comme La Perla Bogota, groupe traditionnel de gaita et de chant colombien. Cela fait vraiment partie des dernières expériences très enrichissantes. 

 

Un mot de fin ? 

Nous vous invitons à venir nombreux au show « The Groove Sessions » Live le 12 mars au Moulin, qui sera la première d’une grande série !

Linda Gachar

Le 12/03/20 au Moulin – Marseille (13), le 14/03/20 à la Salle de l’Etoile – Chateaurenard (13) et le 21/03/20 au Théâtre Jean-Claude Carrière – Montpellier (34).

www.chinesemanrecords.com

 

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