Nouvelle Vague

CHARLIE WINSTON

Charlie Winston

Découvert par Peter Gabriel, il lance sa carrière solo en 2008 avant de rencontrer le succès. Connu avec son premier album « Hobo» et le tube « Like A Hobo », ce dandy vagabond et fameux musicien britannique revient avec un troisième album, surprenant. «Curio City» révèle un profil plus urbain et une personnalité détachée de son image initiale. La curiosité, la découverte de soi et de l’extérieur se fondent dans un mélange électro-acoustique qui intègre une volonté d’approfondissement et de consécration musicale. Rencontre inédite !

 

Que s’est-il passé entre « Running Still », ton deuxième album et «Curio City»? Quelle voie as-tu voulu explorer?
Je suis rentré à Londres, j’ai acheté une maison et construit un studio dans le sous-sol. Je me suis mis à composer et j’ai enregistré une fois satisfait. J’ai travaillé pendant un an et demi sur cet album et j’ai continué ma vie normalement. Pendant ce temps où je composais j’ai cherché à faire de la musique différemment.

 

Avec «Curio City», un changement de perspective se fait ressentir dans ta musique et ta personnalité, tu as une autre manière de composer et d’écrire tes textes, qu’as-tu appris de tes expériences?
J’ai donné énormément d’énergie dans les deux premiers albums et pendant les concerts, une énergie que je voulais exprimer et partager avec le public. Par la suite j’ai voulu écarter le côté théâtral et me défaire de l’image du « Hobo » vagabond pour me concentrer plus sur la musique et faire des compositions plus modernes et plus proche de ce que je suis vraiment. Faire ressortir ce que je ressens et ce que je vis.

 

Tu as joué de plusieurs instruments sur ton dernier album, pourquoi ce choix ?
Je n’avais pas besoin de chercher ou d’appeler des personnes pour venir jouer ! C’est super d’avoir son propre studio pour y passer des heures à créer et expérimenter des sons nouveaux.

 

Dans “Lately” tu parles des individus et de la société, du rôle qu’ils ont à jouer et cela semble lié à un désir, une volonté de tout contrôler sur sa propre vie. Est-ce que tu penses qu’un autre mode de vie, peut-être moins déterminé est possible ?
C’est un peu complexe et complètement lié à l’égo. L’égo est quelque chose de très puissant dans l’humanité et ça peut être quelque chose de très positif en même temps. Il faut surtout faire attention de ne pas laisser l’égo prendre le pouvoir et être sûr qu’il ne produise pas de mauvaises choses. Le plus important c’est de pouvoir s’y fier et de ne pas se laisser dépasser par son image. Je ne dirais pas un autre mode de vie mais encore une fois, c’est lié à ce que l’on fait de son égo, il faut pouvoir en être sûr pour ne pas se laisser aller dans une mauvaise direction.

 

L’exploration de la ville c’est comme une forme d’errance et de recherche intérieure pour toi?
En fait ce n’est pas errer mais plutôt découvrir et voir comment je me suis moi-même construit et comment j’ai évolué. J’ai grandi à la campagne et adulte je squattais les villes, j’observais et ça m’a inspiré. C’est pour ça que mon nouvel album se situe entre la musique acoustique et électronique, il reflète ma vie et ce désir de découverte.

 

Comment ressens-tu cette nouvelle aventure avec des concerts et des festivals en vue ?
C’est fantastique! Un nouveau groupe et des nouvelles chansons, nous avons hâte de jouer en live et de présenter cette nouveauté dans ma musique. Je suis très heureux d’aller jouer à Vence aux Nuits du Sud, je pense que ce sera un super concert dans un cadre idéal. Par la suite, je vais continuer à garder et préserver cette essence qui me construit pour pouvoir me concentrer davantage sur la musique et continuer à composer.

Laetitia Bastari
Le 19/06 à l’Aluna Festival – Ruoms (07), le 16/07 aux Nuits du Sud à Vence (06) , le 15/07 au Mas des Escaravatiers – Var (83) et le 22/07 au jardin du Palais Longchamp – Maseille (13).
www.charliewinston.com

Laisser un commentaire