Nouvelle Vague

BRISA ROCHÉ, le 26/11/16 à la MJC Picaud – Cannes (06)

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Briser la glace, tout de suite. Un impératif pour Brisa Roché qui défend son nouvel album « Invisible 1 » face à des rangs quelque peu clairsemés ce soir là. C’est que la belle s’est absentée quelques années. Il faut reconquérir les âmes et les oreilles. En guise d’introduction : l’immédiateté de sa voix projetée avec l’envoûtant « Echo of I Want ». Ce qu’elle semble vouloir, c’est nous ensorceler, avant de nous inviter à danser sur le très entraînant « Disco ». Ses désirs sont des sorts. Et sans se faire prier, le public se lève, naturellement réceptif au charisme de celle qu’on a si souvent comparée à Björk. Qu’elle nous mène en ballades folk hypnotiques ou qu’elle s’engage sur des chemins pop uptempo, Brisa mène la transe. La puissance et la justesse de sa voix font mouche dans tous les registres. Brisa Roché est libre, au point de déchirer assez rapidement sa setlist… avec les dents ! Celle qui s’est affranchie des genres et des manières dans son dernier opus, s’émancipe aussi du cadre, sur scène (son manager en est le premier étonné). Moins de repères pour plus de spontanéité. Ses quatre acolytes, dont on salue ici le talent, s’en amusent. Il faut dire que la complicité qui les lie ne semble pas veine. Et nous prenons autant de plaisir qu’eux à enchaîner les titres dans un élan quasi mystique ; essentiellement ceux d’ « Invisible 1 », et puis des reprise :« I’m On Fire » du Boss, Springsteen, ou encore « Heroes » de Bowie transformé en feel good song aux allures d’hymne néo-hippie pendant les rappels. Nous allons nous quitter en douceur, accompagnés par un titre guitare /voix, dernière offrande de la gracieuse prêtresse.  Si les anecdotes qui ont émaillé son concert et ses invitations à participer nous l’ont rendue proche, son aura la tient à distance. La marque des grandes, peut-être.

Anaïs Ledoux

Crédit photo : Ben’s photo

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