Nouvelle Vague

BIGA RANX

ZOOM-Biga Ranx

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Grâce à son frère DJ et sa sœur fan des UB40, Biga Ranx est tombé très tôt dans la marmite de la musique et du reggae. Il débute réellement à l’âge de 13 ans avant de rencontrer la légende Joseph Cottons. Ils postent ensemble un freestyle face caméra sur internet. Il obtient alors la reconnaissance de ses pairs et du public. Ayant déjà trois albums studio à son actif, il évolue en créant son propre style musical, le « Rub-A-Lounge ».

 

De ton vrai nom Gabriel Piotrowsky, tu performes sous divers projets Biga Ranx et Telly, quelles sont leurs significations et leurs différences ?

En fait le projet Biga, c’est mon projet vocal. Les gens me connaissent avec mes freestyles, le fait de prendre le micro et de toaster. Mon projet Telly, c’est un projet parallèle, de beatmaker. Je réalise le son dans son ensemble. Je fais des instrus et je fais chanter des gens dessus. C’est un projet musical expérimental.

 

Quelle est la touche Biga Ranx, ce qui te différencie des autres ?

J’ai peut-être quelque chose d’un peu plus hip-hop, plus urbain. Malgré que je chante en jamaïcain, la plupart de temps en anglais, c’est moins teinté caribéen et plus européen.

 

Résume-nous en quelques mots ton style musical le « rub-a-lounge »

C’est un mélange de Kingston, de Chicago, de Berlin, de Paris. Ce sont toutes ses influences musicales qui se regroupent dans un même projet. Il y a un côté très smooth, très loungy avec une touche de reggae. Il y a un gros clin d’oeil à la touche jamaïcaine mais beaucoup plus électronique avec des riddims plus sensuels.

 

Depuis tes débuts, à l’âge de 13 ans, tu partages une connexion avec la culture jamaïcaine. Qu’est ce qu’elle t’apporte ?

Cela m’a apporté plein de bonheur et pleins de bons moments dans ma vie, avant de faire des sons et d’autant plus après.

 

Comment sont perçues les performances d’un jeune français reggaeman là-bas ?

Ils sont vraiment axés sur le divertissement et l’entertainement. Après mon but, ce n’est pas de faire plaisir aux jamaïcains à tout prix, je fais mon truc. Mais il y a réellement un bon accueil.

 

Lorsque tu composes, lorsque tu te mets à écrire, quelles sont tes influences ? Tu as des thèmes de prédilection ?

Je fais du abstract, je fais ce qui me passe par la tête. Je raconte beaucoup de choses sur les ressentis du moment. Des fois je fais des chansons conscientes, s’il y a un sujet qui me plait. Ça dépend, je laisse parler la musique avant les textes. Je trouve mes mélodies et je mets des mots dessus.

 

Chez Nouvelle Vague, nous traitons de l’actualité musicale. Quels sont tes coups de coeurs musicaux en ce moment ?

J’en ai pleins, j’aime Yung Hurn, des mecs comme King Krule. En ce moment, j’écoute Onoe Capanoe que je kiffe beaucoup. J’ai pleins d’influences différentes et des coups de cœur au quotidien.

 

La sortie de votre nouvel album est annoncé pour début 2017. Un premier nom est sorti, il devrait s’appelait « Sniff ». Peux-tu nous en parler ?

Il paraît qu’il s’appelle “Sniff”. Je sais pas encore. C’est un album que j’ai fini mille fois. J’ai fait 5 ou 6 versions différentes. Je le rouvre à chaque fois. Je suis une girouette, j’ai envie de faire ça, le lendemain j’ai envie de faire autre chose… C’est super compliqué…

 

Une date de sortie ?

Normalement, le prochain album sort le 28 avril prochain.

 

Ta tournée s’est terminée à Nice. Quel a été ton plus beau souvenir ?

Il y a en a trop. On a fait pleins de belles rencontres, dont celle que j’ai eu avec Manu Chao. La tournée a été monstrueuse.

 

En 2015, vous avez créée votre label « Brigante Records ». Quel artiste pouvez-vous nous faire découvrir ?

Il y a mon frère qui est dessus. Il s’appelle Atili Bandalero et il déchire. Après il y a Green Kross, Supa Mana… Prendy aussi qui fait des tunes avec mon frère. C’est du dub champagne, du rub-a-lounge à fond. Ils ont tous leurs petites teintes qu’il faut découvrir. Tout le crew est plus un collectif qu’un label. On évolue ensemble.

 

Michael Beaume

bigaranxofficial.com

Crédits photos : Charlélie Marangé

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