Nouvelle Vague

AVISHAI COHEN TRIO

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#NVmagLiveReport

Le 16/10/19 au Conservatoire – Nice (06)

L’auditorium du conservatoire de Nice, balcon compris, est complet quand Frederica Randrianome, petit livre vert en main, nous présente la soirée et les futures sessions d’automne et d’hiver.
En première partie le saxophoniste JB Moundele vient nous faire découvrir son tout nouvel album en quartet. Afrotrane, une balade musicale en Afrique inspirée des séjours du leader et de sa passion pour la musique de Coltrane. Ils jouent, presque dans l’ordre, les premiers titres de l’album. De Mopty Road à Mbote Ma Mbeauté. Sur les routes du Benin ou du Ghana avec les Impressions du grand John et sa Lonnie’s Lament. Comme à son habitude le piano d’Olivier Hutman est lyrique et rigoureux alors que Marc Peillon se permet quelques belles digressions sur sa contrebasse.
Un court entracte, le temps d’installer la scène pour le trio. Avishai Cohen devant son gros Ampeg et derrière sa contrebasse, serré de près à gauche par le Steinway de Elchin Shirinov et à droite par la batterie de Noam David (le vieux copain de lycée). Ils enchaînent les morceaux, essentiellement du nouveau CD Arvoles. Avishai n’est pas très disert, il ne prend le micro qu’une fois dans le set, pour présenter ses musiciens et pour dire combien il est heureux de finir sa tournée dans cette salle, dans cette ville. Mais nous sommes tous là pour la musique et là, nous sommes gâtés. Le contrebassiste a l’art de trouver des pianistes exceptionnels de feeling pour l’accompagner après Shai Maestro et Nitai Hershkovits, Elchin Shirinov, venu d’Azerbaijan rajoute, en plus, un jeu au swing intense qui entoure celui de son leader d’une aura éclatante. Après quelques expériences avec orchestre symphonique ou dans un jazz mâtiné de pop, Avishai Cohen revient à l’essence de son art, le trio acoustique. Ses compositions mêlent toujours le « pur » jazz aux sonorités orientales, traditionnelles ou caribéennes pour un cocktail dont on s’enivre sans vergogne. Au rappel, Avishai Cohen se place derrière un micro avec sa contrebasse et son archet puis entonne une sobre et émouvante version de Motherless Child (Sometimes I Fell Like…). Il chante ensuite, nous demandant la permission, une chanson en hébreu sur un de ses amours déçus. Ses deux acolytes reviennent pour un dernier titre, une ballade de 2005 qu’il joue souvent, Remembering. Générosité et partage. Après de longs applaudissements, la salle se vide doucement mais quelques volutes musicales flottent encore …

Jacques Lerognon

Frederica Randrianome
frederica

JB Moudele Quartet
jb Moundele 4et

hutman

marc peillon

Moundele

Avishai Cohen Trio

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Elchin Shirinov

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