Nouvelle Vague
ZOOM-Alpes

Après un premier EP très réussi et une tournée qui s’annonce déjà pleine de promesse, les quatre garçons d’Alpes m’ont convié à les rencontrer. Rendez-vous est donc pris le 27 février dans une brasserie niçoise, où les quatre acolytes m’ont accueilli après une matinée de répétition. Et au menu de cette interview de la découverte donc, mais aussi une petite dégustation de bruschetta (en ce qui les concerne) que je n’avais pas prévu.

 

D’où vient le nom Alpes ? Et pourquoi avoir changé de nom ?

Le nom Alpes vient d’une expérience que nous avons vécu tout les quatre il y a un an maintenant. A l’époque nous avions pris la route ensemble pour suivre un stage musical situé dans les Alpes et malheureusement le col que nous avions choisi de prendre était fermé. Nous nous sommes donc perdus à travers les routes de montagne mais en avons a profité pour découvrir ce qu’il y avait autour de nous, la nature, la solitude aussi. Cette expérience nous a rapproché et nous a donné l’idée de nous ouvrir à d’autres horizons. Nous voulions changer d’univers et vivre de nouvelles choses et Alpes nous est donc venu naturellement à l’idée.

 

Votre musique est particulière, à la fois sombre et pleine d’espoir. Qu’elles sont donc vos influences pour obtenir un son tel que celui-ci ?

Ces derniers temps nous avons beaucoup écouté des artistes tels que King Krule, James Blake, Tame Impala, qui ont tous un univers bien marqué, une façon de s’exprimer et de jouer qui est particulière. Il y a beaucoup de nostalgie chez eux, on perçoit très vite cette liaison entre le bonheur et la tristesse dans leurs textes et c’est vrai que l’on retrouve cela aussi dans notre EP.

 

Qui a eu l’idée de votre clip interactif ?

L’idée vient de notre label Deaf Rock Records qui y pensait depuis un moment mais ne l’avait encore jamais réalisé. Du coup quand ces derniers nous l’ont proposé, nous avons dit oui tout de suite. C’est une super expérience et un gros pari que de demander au public de réaliser notre clip. Mais le résultat nous a totalement satisfaits. La plateforme était super fluide et efficace, le public a accroché rapidement au concept, nous avons été relayés par les médias comme Konbini ou Asos.

 

Dans une autre interview, Guillaume Ferran, le chanteur de Griefjoy, me disait que la scène niçoise est actuellement en plein développement et que cela était une très bonne chose, qu’en pensez-vous ?

La scène niçoise commence à attirer l’attention, il y a une réelle envie de produire de nouvelles choses, de jouer et c’est d’autant plus agréable que l’on y participe activement nous aussi. On se connait tous car nous avons tous fait les mêmes tremplins et les mêmes scènes. Du coup ça crée une dynamique qui motive les troupes. Nous contribuons à motiver les plus jeunes grâce à notre musique et en même temps ces derniers nous motivent aussi car nous les voyons évoluer.

 

Pourquoi avoir choisi de chanter anglais plutôt que français ?

Nous avons choisi l’anglais car nous avons beaucoup de culture musicale anglaise. Nous écoutons beaucoup cette musique et du coup cela nous est venu naturellement. Après nous ne rejetons pas la chanson française pour autant. Mais le fait est que la chanson française est une réelle mise à nue de l’artiste et il faut une grande maturité pour pouvoir chanter en français. Du coup, nous y pensons de plus en plus mais ce n’est pas encore pour tout de suite.

 

Votre musique a une particularité, celle-ci ne contient aucun son électro, ce qui se fait rare ces temps-ci. Pourquoi ne pas avoir succombé à la tentation ?

C’est totalement volontaire, il y a une vague de sons électro actuellement qui fait qu’on entend plus que ça partout où l’on va. Du coup, nous avons voulu sortir du lot et nous donner une petite spécificité qui nous différencie un peu des autres. Après, nous ne crachons pas sur l’électro. Nous en écoutons beaucoup et on ne s’interdit pas d’en utiliser un jour ou l’autre dans nos morceaux.

 

Simon Vannereau

Le 12/04 au Café Provisoire – Manosque (04), le 06/06 au château de Lourmarin – Lourmarin (84) et le 08/06 au Festival Crossover – Nice (06)

www.facebook.com/alpes.band

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