Nouvelle Vague

ALEXIS (GÉRANT BUCEPHALE)

#NVmagZoom #SudEst

S’il est bien une salle de concert incontournable à Draguignan, c’est au Bucéphale ! Une équipe de passionnés sans lesquels la salle n’aurait jamais vu le jour, a permis la création de ce lieu emblématique de la scène dracénoise et varoise. Rencontre avec le gérant et créateur de ce lieu culturel, magique et convivial : Alexis !

De quand date la création du Bucéphale et pourquoi ce nom ?

Le projet en lui-même dans les locaux à commencer en 2010 et l’ouverture s’est faite, le 21 septembre 2012. Ca fait donc un peu plus de 6 ans, car nous sommes dans la 7ème année de programmation. L’envie de base, était d’être patron de son propre lieu de diffusion, depuis 2002, je cherchais des opportunités en réunissant le meilleur de ce que j’avais vu dans les endroits où j’ai travaillé. Et, à Draguignan, parce que j’ai vécu ici toute mon enfance. Nous souhaitions ce bâtiment spécifiquement, vu la conception architecturale du lieu (ce sont des anciennes écuries du relais de poste) et son positionnement géographique en centre-ville, c’était idéal. L’emblème donc est un cheval, et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit du cheval d’Alexandre le grand.

Racontes-nous ton parcours dans l’évènementiel ?

J’ai commencé comme beaucoup, à travailler le soir dans des bars et pubs à ambiance, comme on disait à l’époque. A force de côtoyer un réseau de musiciens de plus en plus important, ces-derniers m’ont sollicité pour trouver des dates. L’aventure a commencé comme ça par rapport au milieu musical. J’ai programmé dans les salles underground de Nice, comme le Tapas, le Sezamo et un peu le Volume.

Es-tu toi-même musicien ?

Je l’ai été, j’ai touché quelques instruments de musique et après j’ai rencontré des musiciens. Je me suis essayé à monter sur scène mais je me sens bien plus à l’aise dans mon autre rôle.

Comment choisis-tu les artistes qui s’y produisent ?

Déjà la première chose, c’est de nous écrire via la boite mail « bucephale-pro@live.fr » et de joindre des liens audio et vidéo, le but du jeu est aussi de faire une programmation la plus éclectique possible. Nous y avons eu de l’opéra, du rap, du métal, de la chanson, du flamenco ou encore du théâtre de façon régulière. Le Bucéphale est orienté musique mais c’est un café culturel, ce qui donne un public très large. Nous avons aussi des expositions, des conférences, des soirées jeux en partenariat avec la ludothèque de Draguignan ou encore de la danse.

Quels sont tes propres goûts musicaux ?

C’est un peu à l’image du lieu, je touche aussi bien au rock (The Clash, Noir Désir), au reggae (Alpha Blondy) qu’à la chanson (France Gall, Renaud), le métal par exemple, je suis un petit peu moins connaisseur. C’est aussi mon parcours de découverte musical, qui m’a amené à cet éventail large. Pour moi, il y a quelques mythes de la scène internationale mais je suis très accès sur une programmation Française. Jean-Louis Chinaski, fait partie des artistes que j’apprécie beaucoup par exemple.

As-tu des artistes émergents que tu plébiscites en ce moment ?

Côté scène locale, il y a le groupe Alambic. C’est de la chanson festive, c’est une excroissance du groupe de reggae « Higher » et ce sont des Brignolais

En tant qu’entrepreneur de spectacle, comment définirais-tu le futur du spectacle vivant ?

Je ne pense pas que les gens s’arrêteront d’aller voir des concerts, car rien ne vaut l’authentique. Après, les artistes ont un rapport à l’argent qui n’est pas forcément direct. Ça passe beaucoup par les boîtes de production. Il reste néanmoins des artistes engagés et farouchement indépendants, qui ne rentrent pas dans le système du « gagner sur tous les plans » ! J’ai remarqué aussi, que le Bucéphale, ne touche pas la nouvelle génération des 18/23 ans. Je pense que cette génération de jeunes adultes, va en festival mais pas forcément en salle de concert. Néanmoins, les parents continuent à faire découvrir ce genre de lieu à leurs enfants. Nous commençons à avoir des habitués assez mélomanes, ceux-là n’achètent pas le support cd mais préfèrent les vinyles. Ils achètent ce support pour le côté objet/souvenir du concert, avec signature de l’artiste.

Céline Dehédin

www.bucephale-cafe-cultures.fr

Laisser un commentaire